Si les Français de l’étranger sont à juste titre considérés comme des atouts pour la France, ces atouts ne sont toutefois pas valorisés du fait d’un vide stratégique qui entoure cette population forte de 3,5 millions d’âmes. Pourtant, la diaspora française pourrait être un support essentiel pour relever les défis que connait la France, à condition de savoir la reconnaitre, l’organiser et la mobiliser.
Quatre-vingt-six pourcents des Français de l’étranger s’estiment oubliés des politiciens, du fait qu’on ne leur parle pas, qu’on ne les sollicite pas, mais aussi du fait d’un certain manque de moyens mis à leur disposition, comme l’illustre le ratio de fonctionnaires par habitant les administrant, beaucoup moins nombreux que dans l’Hexagone (1). Toutefois, on ne peut pas parler d’oubli total. Les 11 députés des Français de l’étranger font par exemple régulièrement rédiger des rapports sur leurs administrés. Cependant, l’objet de ces textes se limite aux questions d’ordre administratif telles que l’activité consulaire, l’organisation du vote des Français de l’étranger, leurs différentes assurances, leur sécurité dans leur pays de résidence, ou encore l’enseignement de leurs enfants. Laurent Saint-Martin, ministre délégué au Commerce extérieur et aux Français de l’étranger, a réaffirmé en début d’année ces considérations comme les priorités de son cabinet (2).
Une invisibilité en termes stratégiques
En revanche, rares sont les écrits qui envisagent une approche stratégique globale de cette population au service d’une ambition nationale. Seuls quelques rapports, notamment parlementaires, parus en ce premier quart de siècle, se sont posé des questions sur l’origine de la plus grande population française hors du territoire national de toute l’histoire de France et de ce qu’elle représente en termes de menaces, mais aussi d’opportunités, pour la puissance de la nation. C’est donc en termes stratégiques que les Français de l’étranger sont totalement oubliés. Au-delà d’un oubli, c’est un véritable vide stratégique que l’on observe, et qui se traduit par une absence criante des Français établis à l’étranger dans les sujets qui leur paraissent pourtant des plus naturels. Les rapports sur la politique d’influence de la France à l’étranger, ou encore sur les ébauches de stratégies nationales d’intelligence économique, illustrent ce vide en ne mentionnant à aucun moment nos compatriotes vivant à l’étranger.
L’administration n’est pas la seule à ne pas envisager stratégiquement les Français de l’étranger. Les auteurs et penseurs français de l’intelligence économique donnent de nombreux exemples de nations qui mobilisent ou ont su mobiliser leur population à l’étranger dans des stratégies réussies de renseignement, d’influence ou encore de rattrapage technologique, mais ne considèrent pas les Français de l’étranger comme une composante de stratégies similaires au service de la France, malgré les atouts indéniables qu’ils représentent. Cette observation commence dès la lecture du rapport Martre (3), texte fondateur de l’intelligence économique en France, qui mentionne le rôle des Allemands vivant au-delà des frontières de leur premier empire dans le renseignement pour assurer les chaines logistiques alimentant leur industrie, ainsi que celui des étudiants japonais envoyés aux États-Unis dans les années 1970-1980 avec la mission de ramener des informations du marché automobile local, informations qui ont servi à l’hégémonie du Japon dans cette industrie dans les années 1990. Au-delà de ces deux cas phares, de nombreux exemples apparaissent çà et là, tels que celui de Taïwan et de sa diaspora, qui ramena des États-Unis la technologie des microprocesseurs dans les années 1990 (4), celui de l’Inde, dont les ressortissants de retour en ont fait un géant du développement informatique dans les années 2010 (5), ou encore celui de la Roumanie, dont les réformes institutionnelles des années 2000 ont été insufflées, entre autres, par les Roumains de l’étranger (6).
La difficile reconnaissance d’un phénomène migratoire nouveau
Ce vide peut s’expliquer par le fait que la France ne sait pas voir sa population à l’étranger, ou du moins pas comme elle le devrait. Considérée comme terre d’immigration, la France rencontre des difficultés à se concevoir dorénavant comme terre d’émigration (7). En augmentation de 2 à 3 % par an depuis trente ans (+2,9 % en 2025), les Français de l’étranger sont aujourd’hui estimés à 3,5 millions, un chiffre peu concevable pour un peuple longtemps jugé casanier et qui n’a jamais vraiment connu de vagues d’émigration ; les deux seuls cas qui s’en rapprocheraient remontent à la révocation de l’édit de Nantes (1685) et à la Révolution française. Pressenti dès les années 1980, et pourtant clairement identifié en l’an 2000, la France n’a pas su percevoir le phénomène nouveau du départ des Français vers l’étranger — et notamment des talents —, non seulement pour l’enrichissement personnel et professionnel, mais aussi pour la quête d’un terrain économique, fiscal et même socioculturel plus favorable, ce qui questionne l’attractivité du pays (8). Globalement, on assiste à des migrations qui sont passées des anciens corridors coloniaux (migration Sud-Nord) à un nombre restreint de destinations, mais qui sont perçues comme les meilleures possibles, telles que les pays anglo-saxons, qui attirent non seulement les candidats au départ des pays en développement, mais aussi ceux des pays industrialisés (émigration Nord-Nord). La France n’a pas échappé à ce phénomène, qui est resté cependant longtemps occulté, du fait d’une compensation des départs des talents nationaux par l’arrivée de talents étrangers et par l’entretien de la conviction d’un retour des expatriés, associé à la promesse d’un meilleur avenir pour le pays, alors que les Français partis réduisent leur retour et s’intègrent particulièrement bien dans leur société d’accueil.
Loin de s’être résorbé, l’appel vers ces mêmes destinations est toujours entendu fin 2024, à en croire le nombre de commentaires sur la situation socioéconomique de la France, jugée en déclin, et de déclarations d’intentions au départ qui se sont intensifiées depuis la crise politique amorcée le 9 juin 2024. Corrélation directe ou non, la première circonscription, qui regroupe les États-Unis et le Canada, est celle qui enregistre la plus forte augmentation de la population des Français de l’étranger en 2025 (+7,2 %). Il sera cependant intéressant d’observer l’évolution de l’attractivité de ces destinations, suite aux nombreux remous causés par les changements stratégiques de l’administration Trump depuis son investiture.
Longtemps associée à une conséquence naturelle et souhaitable de la mondialisation, l’augmentation continue de la population des Français de l’étranger fut également perçue comme un rattrapage souhaité du taux d’expatriés de nos voisins européens, sans se poser la question des raisons du départ et des perspectives de retour. C’est ainsi que l’on s’enorgueillit d’avoir rattrapé, par exemple, le taux des Allemands de l’étranger par rapport à la population d’outre-Rhin, alors que ceux-ci partent pour soutenir la machine exportatrice de leur pays (en tous cas jusqu’à la guerre en Ukraine) et préparent leur départ avec une date de retour connue, pendant que les Français partent chercher de meilleures opportunités professionnelles et ne laissent entrevoir qu’un retour hypothétique. Alors que l’Allemagne parle de brain circulation dans l’observation de ses expatriés, la France constitue de facto un stock de talents à l’étranger, qui performent dans et pour les entreprises locales au sein desquelles ils trouvent de meilleures conditions, qu’elle ne sait pas faire revenir. Une querelle idéologique sur le bien-fondé de ces départs vient brouiller les réflexions stratégiques sur les Français établis à l’étranger et alimente le caractère émotionnel de cette question.
Du fait de l’invisibilité et de l’absence de pensées stratégiques sur nos compatriotes de l’étranger, les ambassades et consulats n’ont pas été conçus ni adaptés, en taille comme en compétences, pour animer une politique nationale les concernant. La croissance constante (hors période Covid-19) de cette population vient même mettre au défi les effectifs de ces institutions qui stagnent du fait de contraintes budgétaires. Les réseaux diplomatiques et culturels français, pourtant très larges, n’intègrent pas les Français de l’étranger, n’entretiennent que peu de relations avec les différents ministères, et ne prolongent pas les politiques d’influence au sein des communautés françaises de leur zone, ce qui constitue de fait un « déficit d’intelligence organisationnelle majeur » (9).
La question des talents est intimement liée aux Français de l’étranger
Dans un monde ouvert en compétition permanente, la question des Français de l’étranger devient celle des talents, devenus une ressource critique, actuellement en pénurie, qu’il faut savoir former, attirer et garder pour augmenter son potentiel d’innovation, principal moteur de la croissance des économies modernes et surtout composante indispensable de la puissance des nations. Dans ces conditions, la compensation des départs par l’arrivée de talents étrangers ne peut servir d’excuse pour laisser partir les talents nationaux sans réagir, et encore moins sans mettre en place une stratégie pour faire profiter la nation de la nouvelle caractéristique de ces Français : leur extériorité.
La France a « une génération technologique de retard » (10), qui suscite d’un point de vue stratégique un double défi de sécurité économique par l’inaccessibilité de la valeur ajoutée générée par l’innovation et par la dépendance aux technologies étrangères avec toutes les conséquences en termes de souveraineté qui en résultent. Confirmée par le dernier rapport de Mario Draghi sur la compétitivité européenne (2024), la fuite des cerveaux a contribué à la situation économico-industrielle en berne du pays. La bonne nouvelle est que le rattrapage technologique est une des spécialités de la diaspora. Les talents que sont les Français de l’étranger, principalement constitués de cadres, d’ingénieurs et de scientifiques, cumulent ainsi la connaissance des écosystèmes éducatifs et économiques français avec ce qu’il se fait de mieux à l’étranger en termes technologiques et managériaux, le tout dans un contexte linguistico-culturel favorisant l’intelligence des relations interculturelles et une compréhension profonde des visions et des enjeux de ces connaissances au sein des cultures d’accueil.
Les Français de l’étranger sont concentrés à hauteur de 60 % dans le monde occidental, mais la France dispose d’une présence d’au moins 1 000 ressortissants connus (donc inscrits aux registres consulaires) dans 93 pays en 2021, de sorte que le cabinet PwC qualifiait dès 2015 nos expatriés de « diaspora la plus dispersée du monde ». La France est ainsi présente sur tous les continents, dans toutes les civilisations, au sein de toutes les zones économiques et au cœur de toutes les régions stratégiques de la planète, offrant une vision large aux « veilleurs en lignes avancées » — dénomination que l’Algérie a utilisée pour qualifier sa diaspora dans son Livre blanc pour l’intelligence économique au service du tissu industriel algérien de 2023 — que pourraient être les Français de l’étranger, si ce rôle stratégique, en soutien du rattrapage technologique, leur était attribué.
Les salariés ne sont pas les seuls à pouvoir faire bénéficier de leurs compétences acquises à l’étranger. Tout comme les Français de l’étranger, les entreprises de Français à l’étranger (EFE), c’est-à-dire des entreprises de droit non français, mais fondées et dirigées à l’étranger par des personnes de nationalité française, ont opéré un changement dans les années 1990, en passant des secteurs traditionnels de la restauration et la croissanterie aux secteurs des innovations nouvelles qu’étaient à l’époque Internet et les nouvelles technologies de la communication et de l’information, ainsi que dans le secteur des biotechnologies (11). Estimées à 130 000 dans le monde, les EFE sont représentées dans tous les secteurs, en passant par l’intelligence artificielle, le marketing digital ou encore la construction navale. Elles sont presque aussi nombreuses que les entreprises exportatrices de métropole et représentent non seulement un formidable vivier de compétences — dont la cartographie serait un outil de grande valeur —, mais aussi un levier d’influence diplomatique et économique, ainsi qu’un vecteur d’emploi pour les jeunes en quête d’international et pour le rapatriement de connaissances via le Volontariat à l’international (VIE), auquel elles ont dorénavant accès grâce à l’initiative d’EFE International. Un projet de recensement des EFE, mené par le Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France et la Chambre de commerce et d’industrie France international, est en cours. Ce projet verrait sa portée élevée s’il intégrait l’évaluation du caractère stratégique de ces entreprises afin de les intégrer dans des politiques nationales.
La diaspora est une arme d’intelligence économique
Institutionnellement, le dossier des Français de l’étranger est rattaché à un ministre ou à un secrétaire d’État délégué auprès du ministère des Affaires étrangères, un poste très récent, aux missions peu définies et dont le portefeuille principal se voit généralement dissous dans d’autres, tels que le commerce extérieur, le tourisme, l’attractivité et la francophonie. Ce lien établi avec les affaires étrangères est vraisemblablement à expliquer par la vision régalienne de l’État envers ses ressortissants, en voulant assurer leur sécurité et la continuité de ses services au-delà de ses frontières. Or la valorisation des Français de l’étranger implique intrinsèquement l’élargissement des compétences de l’institution qui les gère. La recherche, l’enseignement supérieur, l’industrie, le travail, la défense, la transition écologique, l’économie, les finances, le numérique, la culture, les sports, la jeunesse et la vie associative sont autant de domaines pouvant bénéficier de l’apport des Français de l’étranger. Seule une institution référente et dédiée, aux compétences transversales, non limitées et intégrées dans toutes les stratégies nationales, pourrait coordonner les efforts de nos concitoyens de l’extérieur avec les ambitions du pays, comme le souhaitait l’Union des Français de l’étranger (UFE) dès 1930, en appelant à la création d’un ministère dédié « au million de Français de l’étranger », destiné à « coordonner leur activité pour le plus grand profit de l’expansion nationale ».
La diaspora est une arme d’intelligence économique dans le sens où les effets positifs attendus des ressortissants et leur mobilisation ne sont rendus possibles que par la création et l’organisation de celle-ci. La diaspora ne se définit stratégiquement non pas simplement comme un peuple dispersé, mais par son organisation, émanant d’une volonté commune créatrice de forces centripètes, qui réorientent les éléments mobiles éloignés du foyer d’origine par le fait de forces centrifuges non désirées, à des fins de puissance. Si peu de pays ont réussi à faire revenir en masse leurs talents, la diaspora est reconnue comme l’« arme ultime contre la fuite des cerveaux » (12), devenue convoitise des nations. La diaspora est ainsi l’assurance d’un retour, non pas géographique — qui serait contre-productif —, mais dans le giron stratégique du pays d’origine. On recense environ 450 organisations diasporiques dans 55 pays, dont leur raison d’être tient moins de la taille de la diaspora que de la volonté du pays d’origine à la valoriser.
La diaspora ne se décrète pas mais se construit. Cette construction peut certes être favorisée par des initiatives personnelles, ponctuelles ou sectorielles, mais l’impulsion et l’implication continue de l’État, qui cherche à la valoriser, est une condition préalable et nécessaire pour donner corps, vitalité et objectifs à ses ressortissants sédentarisés et les (ré)intégrer activement dans le destin national. Dans le cas de la France, des blocages persistent, ne serait-ce qu’avec le terme lui-même, qui renferme historiquement des notions ethnoreligieuses que notre pays laïc, aux valeurs universelles, devra surmonter, ou avec son émergence, généralement issue de pays pauvres ou en développement, que nous devons accepter. Reconnaitre la diaspora est une blessure narcissique que nous devons soigner, mais c’est aussi une nécessité stratégique, si nous souhaitons enfin valoriser l’extériorité de ces Français, souvent décrits comme des atouts et une richesse pour la France, sans en expliquer ni la nature ni les modalités de valorisation. Il s’agit désormais de transformer les Français de l’étranger en une véritable diaspora au sens de Jonathan Friedman : « Un ensemble de pratiques dans lesquelles l’identification avec la mère-patrie est à la base de l’organisation des activités culturelles, économiques, sociales qui traversent les frontières nationales. » Le but est que ces diasporas puissent servir les intérêts du pays d’origine. L’utilisation anglo-saxonne du terme « diaspora », qui tend à effacer les notions ethnoculturelles pour ne rendre compte que d’une population dispersée dans le monde, est ainsi à privilégier et constitue surtout un marqueur d’une volonté politique de la mobiliser.
La mue des Français de l’étranger en diaspora mobilisée pour l’avenir du pays ne passera pas sans parler aux premières personnes concernées ni sans s’interroger sur l’identité de celle-ci, aussi bien en son sein qu’avec les Français de l’intérieur. Le cordon de rappel retenant les Français de l’étranger à la nation n’a jamais été entretenu et s’effiloche. Force est de constater qu’une moitié des Français de l’étranger seulement se manifeste aux yeux de la France par l’inscription aux registres consulaires, et que leur taux de participation aux élections est de très loin le plus faible de France, malgré la possibilité du vote électronique. La cohésion et l’identification des Français de l’étranger entre eux est également à interroger, ne serait-ce que par le choix du pays d’accueil : l’ingénieure partie dans la Silicon Valley pour y monter sa start-up s’identifie-t-elle au cadre parti en Allemagne pour un meilleur salaire ? S’identifie-t-il lui-même au couple de retraités parti au Maroc pour un meilleur pouvoir d’achat ?
Ce besoin d’identification se poursuit avec les Français de l’Hexagone eux-mêmes, car les départs de certains interrogent ceux qui restent, ces derniers percevant souvent les premiers comme des exilés fiscaux voire des sécessionnistes. L’acculturation engendrée par les années d’absence est également un frein important au retour des talents qui repartent une fois sur deux au bout de deux ans. Le retour est souvent contraint et source d’inquiétude. Pourtant, l’enjeu des Français de l’étranger tient moins dans la diminution des départs des talents que dans l’assurance de leur retour.
La mobilisation de la diaspora française suppose la mise en place de politiques incitatives, de dispositifs d’inclusion symbolique et matérielle, et d’une nouvelle narration nationale intégrant pleinement cette composante transnationale de la population française. Ainsi, des signaux forts, une communication adaptée et une implication organisationnelle continue de la part de l’État sont des conditions préalables à la création de la diaspora française et à sa valorisation stratégique. Nous nous tenons devant un arbre des possibles qui prend racine dans l’observation des organisations et stratégies diasporiques d’hier et d’aujourd’hui pour en tirer l’expérience, et dont les plus hautes branches s’étirent vers la prospective et le design fiction pour stimuler la réflexion sur l’implication de cette diaspora dans les défis actuels et ceux de demain (13). La première pierre de cette stratégie diasporique pourrait bien être le changement d’appellation des Français de l’étranger en « Français de l’extérieur », qualificatif déjà employé dans le passé et préféré par de nombreuses diasporas, qui supprime l’opposition entre les nationaux et ceux de l’étranger (14) en faisant d’eux des Français avant d’être à l’étranger, afin de marquer un destin commun et une simple différence géographique qui rassemble les Français du monde, constituant la dix-septième région de France « dont le centre est partout et la circonférence nulle part » (15).
Notes
(1) Anne Genetet, La mobilité internationale des Français, 18 janvier 2018 (https://rebrand.ly/2394o77).
(2) Lesfrancais.press, « Laurent Saint-Martin : «Ma première priorité, c’est d’être aux côtés des Français établis hors de France» », 12 janvier 2025 (https://rebrand.ly/32e76d).
(3) Henri Martre (dir.), Commissariat général du Plan, Intelligence économique et stratégie des entreprises, La documentation française, 1994.
(4) Ridha Ennafaa, Saeed Paivandi, « Le non-retour des étudiants étrangers : au-delà de la “fuite des cerveaux” », Formation Emploi, n°103, juillet-septembre 2008 (https://rebrand.ly/7f42f0).
(5) Yingqi Wei, V. N. Balasubramanyam, Diaspora and Development, Lancaster University, The World Economy, vol. 29, n°11, novembre 2006, p. 1599-1609.
(6) Mihaela Nedelcu, « Du brain drain à l’e-diaspora : vers une nouvelle culture du lien à l’ère du numérique », tic&société, vol. 3, n°1-2, 2009 (https://journals.openedition.org/ticetsociete/675?lang=es).
(7) Gérard-François Dumont, « La France, pays d’immigration et… d’émigration », Population & Avenir, n°730, 2016 (https://rebrand.ly/1c0c6f).
(8) Jean François-Poncet, Rapport d’information fait au nom de la commission des Affaires économiques et du Plan sur l’expatriation des jeunes Français, Sénat, Session ordinaire de 1999-2000, n°388, 2000 (https://rebrand.ly/546b3b).
(9) Philippe Clerc, « La France : une nation toujours influente », Les Grands Dossiers de Diplomatie, n°59, décembre 2020-janvier 2021, mis en ligne le 24 décembre 2020 (https://rebrand.ly/176caf).
(10) Phrase prononcée par Olivier Lluansi, enseignant à l’École des mines de Paris, lors de son audition par la Commission des Affaires économiques du Sénat sur la réindustrialisation de la France à Horizon 2035, 15 janvier 2025.
(11) Jean François-Poncet, op. cit.
(12) Ridha Ennafaa, Saeed Paivandi, op. cit.
(13) À l’image du réseau fictif RESINT (https://deftech.ch/resint/), exercice de design fiction d’armasuisse définissant des rôles aux Suisses de l’étranger dans la résilience de la Suisse. Voir l’interview de Quentin Ladetto, responsable d’un groupe de prospective technologique d’armassuisse, février 2025 (https://youtu.be/4YFCI7tdFtU).
(14) Chantal Bordes-Benayoun, « La diaspora ou l’ethnique en mouvement », Revue européenne des migrations internationales, vol. 28, n°1, 2012 (https://rebrand.ly/a0vwihe).
(15) Ibid., citation de Richard Marienstras, Être un peuple en diaspora, éditions François Maspero, 1975.
Maxime Beutin


