L’image est saisissante. Le 2 mars 2026, devant le sous-marin Le Téméraire, la tribune présidentielle semble presque écrasée par l’immensité du bassin de radoub des sous-marins lanceurs d’engins. Dans ce décor silencieux, chargé de plus d’un demi-siècle de patrouilles nucléaires, Emmanuel Macron replace la dissuasion au cœur de la stratégie de défense française. La mise en scène est maîtrisée. Il est alors possible de se demander si le discours de l’île Longue marque l’entrée de la France dans le troisième âge nucléaire.
Scinder l’histoire de la dissuasion nucléaire en plusieurs périodes permet de distinguer des tendances et de rendre intelligible le rôle des armes nucléaires dans les relations internationales. Les programmes d’armement évoluent lentement. Les tendances internationales aussi. Cette inertie autorise des découpages chronologiques assez vastes. Le premier âge débute avec les explosions d’Hiroshima et de Nagasaki ; l’arme s’introduit alors brutalement sur la scène mondiale. Il est caractérisé par une rivalité entre Est et Ouest, contrainte par la présence d’armes nucléaires. Cet âge est celui de l’apprentissage de la dialectique nucléaire, de l’installation de la dissuasion et de la course aux armements. Sa fin est traditionnellement fixée à l’éclatement du bloc soviétique et à la disparition de l’URSS.
Le concept d’âge nucléaire
Lui succède un deuxième âge, rapidement identifié comme un âge de transition par les réalistes néoclassiques. Ainsi, Colin S. Gray le désigne comme un « interrègne entre les poussées cycliques de la rivalité entre grandes puissances (1) » ou même comme une « zone entre deux guerres (2) ». Le troisième âge est donc pour lui inévitable. Les armes nucléaires, malgré la réduction des arsenaux observée pendant cette période, ne disparaissent pas et pourraient de nouveau se retrouver au cœur d’une opposition, notamment entre les États-Unis et la Chine. Le deuxième âge est aussi marqué par plusieurs traités limitant les arsenaux ou interdisant les essais, ainsi que par une triple prolifération horizontale : Inde, Pakistan et Corée du Nord. Pour les États dotés avec des arsenaux moins massifs, comme le Royaume – Uni ou la France, la question même de la conservation de l’arme se pose alors puisque, selon le général Poirier, la « stratégie de dissuasion effective (3) » ne trouve sa raison d’exister que dans « les incertitudes de l’avenir de l’Univers politico – stratégique ».
Le deuxième âge nucléaire est aujourd’hui une période révolue. L’arme bascule dans son troisième âge en acquérant une « centralité […] dans l’affirmation des puissances (4) », selon l’expression de la Revue nationale stratégique de 2025. En France, le concept est formulé par Christian Malis en 2014. Dans Guerre et Stratégie au XXIe siècle, après s’être rallié à l’idée que le deuxième âge était un âge de transition, il s’attache à imaginer, pour les années 2030-2040, quatre scénarios pour le décrire (5). En 2017, il précise son propos, inclut la crise ukrainienne et le chantage nucléaire, la reprise d’importance « des armes ultimes dans la dialectique de puissance (6) » et le retour du nucléaire tactique. À sa suite, plusieurs auteurs précisent les caractéristiques de ce nouvel âge. L’amiral Pierre Vandier (ancien chef d’état – major de la Marine) le décrit, en 2017, comme l’âge « de la poursuite ou de la reprise de la diffusion du fait nucléaire (7) ». Un an plus tard, Thomas Gomart réutilise le concept et invite à un renouveau de la pensée stratégique française, indiquant que le concept de dissuasion nucléaire française « peut conduire à une grave faute d’analyse : croire que les autres pensent le fait nucléaire comme nous le faisons […], comme une arme de non – emploi (8) ». Emmanuelle Maitre, dans une note d’octobre 2023 (9), le dépeint comme un retour de l’affrontement entre grandes puissances, doublé d’un réinvestissement dans les capacités stratégiques, de l’émergence de nouvelles technologies des missiles et des antimissiles et de l’imbrication des domaines d’affrontement. Plus récemment, Louis Gautier affirme que c’est la combinaison « d’une course aux armements effrénée, la compétition stratégique entre blocs de puissances et un relâchement des disciplines de prudence jusque-là fortement intériorisées par les États nucléaires (10) » qui caractérise le troisième âge nucléaire.
En définitive, le troisième âge nucléaire correspond au retour des logiques de puissance. Dans ce contexte, l’arme nucléaire redevient un facteur structurant des relations internationales. Ce basculement s’analyse en trois dimensions. Il se traduit d’abord par un durcissement des postures nucléaires : place renouvelée dans les doctrines, banalisation de la menace, logiques de coercition et érosion des régimes de contrôle (FNI, New START). Il se manifeste ensuite sur le plan capacitaire, avec le développement de vecteurs hypersoniques manœuvrants et la généralisation des défenses antimissiles multicouches. Enfin, il s’observe au niveau opérationnel, notamment à travers les démonstrations de force et l’emploi de systèmes à capacité duale.
Les âges différenciés
Arrêter des périodes à des dates précises est une méthode arbitraire qui simplifie l’histoire et n’intègre pas forcément tous les États dotés, notamment ceux qui n’ont pas les mêmes dynamiques (comme l’Inde, Israël, la Corée du Nord ou le Pakistan). Elle accrédite donc aisément l’idée selon laquelle les pays entrent dans les âges à des dates différentes, selon le moment où ils conscientisent le changement du climat international et qu’ils le traduisent en politiques, doctrines et capacités. L’âge ne sert alors plus seulement à identifier des tendances internationales, mais aussi à rendre compte de leur articulation avec les dynamiques nationales. Ainsi, Colin S. Gray hésite, pour les dates du premier âge nucléaire, entre 1945-1989 et 1947-1991 (11). 1986 peut aussi être une date satisfaisante puisque, s’il est vrai que le nombre global de têtes nucléaires chute après 1991, François Géré note que « l’érosion du concept de dissuasion entre les deux Grands avait commencé à se manifester dès 1986, à l’occasion des négociations relatives au retrait des SS‑20 (12) ». Dans la même perspective, il est possible de considérer que la France perçoit et acte le changement à cinq ans de différence : lorsqu’à Madrid, le 5 octobre 1991, le président Mitterrand avoue que « la grande difficulté, c’est qu’il n’y a plus d’ennemi même s’il y a encore des armes (13) » et lorsque, en 1996, le président Chirac annonce la fin des composantes sol-sol du plateau d’Albion et de la force Hadès et la signature du Traité d’interdiction complète des essais (TICE).
Le premier État à entrer dans le troisième âge est peut-être la Russie. Depuis le discours de Vladimir Poutine à Munich en 2007 (14), elle manie une rhétorique agressive envers l’Occident et justifie le développement de nouveaux vecteurs par l’implantation en Europe de systèmes antibalistiques (15) qui protègent de frappes limitées. L’annexion et la sanctuarisation agressive de la Crimée, la modification doctrinale de 2024, le prépositionnement d’armes nucléaires en Biélorussie ou encore le tir de missiles duaux, dont deux IRBM Oreshnik (Intermediate – range ballistic missile –de 3 000 à 5 500 km de portée) sont autant d’évènements qui permettent de dire que la Russie a quitté l’âge transitionnel au cours duquel l’arme nucléaire n’avait pas de rôle de premier plan. Après elle, d’autres États ont modifié leur posture. On observe un saut quantitatif et qualitatif de l’arsenal nucléaire chinois (HGV, HCM et FOBS (16)) qui fait s’interroger sur la place et le rôle que désire obtenir le pays avec ces modifications (17).
Depuis la NPR (Nuclear Posture Review – le document de la doctrine de dissuasion étasunienne) de 2018, les États-Unis ont mis en service une ogive nucléaire de faible puissance (6 kT), la W76‑2, qui pose la question d’un abaissement potentiel du seuil nucléaire. Pour des puissances comparables, ils disposaient pourtant déjà de la bombe à gravité B61 Mod.12. Les missiles Trident ne sont donc plus uniquement des missiles de seconde frappe, mais pourrait autoriser désormais un emploi flexible des Sous – marins lanceurs d’engins (SNLE). Il est aussi possible de relever les progrès antimissiles de la Missile Defense Agency et l’annonce d’investissements à venir dans le cadre du récent projet multicouche Golden Dome de l’administration Trump. Le changement d’âge pour le Royaume – Uni s’observe dès 2021 avec le rehaussement de l’arsenal à 260 têtes au lieu de le baisser à 180 et la fin de la publication d’informations sur le stock de têtes (18). En 2025, le retour de bombes étasuniennes B61 au Royaume – Uni (retirées depuis 2008) (19) et l’achat par Londres de F‑35 DCA (Dual capable aircraft) pour porter les armes nucléaires mises à la disposition de certains États de l’OTAN par les États-Unis (20) sont autant d’évènements qui viennent confirmer ce changement de posture. L’affrontement indo – pakistanais de mai 2025 a eu, du fait même qu’il concernait des États dotés et développant leur triade (21), une dimension éminemment nucléaire. Les opérations cinétiques successives d’Israël et des États-Unis contre l’Iran, régulièrement justifiées par le programme nucléaire iranien, les échanges de missiles qui se sont ensuivis et les utilisations massives de Défenses antimissiles balistiques (DAMB) sont aussi caractéristiques de ce troisième âge nucléaire.
Évolutions du positionnement français
En France, le basculement dans le troisième âge nucléaire n’est pas perceptible dans les discours nucléaires des présidents de 2015 et 2020. Le retour du nucléaire dans l’expression des rapports de force ne semble pas, à ces dates, justifier une modification capacitaire ou doctrinale pour maintenir la crédibilité des forces nucléaires. En 2015, le président Hollande acte le maintien des Composantes nucléaires aéroportée (CNA) et océanique (CNO) parce que le temps de la « dissuasion nucléaire n’est pas dépassé (22) ». Il affirme que la France « ne se sent pas directement agressée » et qu’elle « n’a pas d’ennemi déclaré ». L’insécurité orientale n’est pas encore à l’ordre du jour et l’annexion de la Crimée ainsi que les affrontements militaires au Donbass sont désignés sous l’expression de « crise ukrainienne ». Le chef des armées fait alors le choix de la transparence, détaillant l’arsenal national, le nombre de têtes (effecteurs) et de missiles (vecteurs) disponibles.
En 2020, le président Macron détaille, à son tour, l’environnement stratégique de la France et ses conséquences pour la doctrine de dissuasion nucléaire. Trois ruptures sont signalées : stratégique, politico – juridique et technologique. Pour la première fois, il pose le constat d’un dérèglement brutal de l’ordre international, marqué notamment par une « compétition stratégique globale, désinhibée, porteuse pour l’avenir de risques et d’incidents et d’escalade militaire non maîtrisée (23) ». À l’instar de plusieurs présidents avant lui, il se fait particulièrement insistant sur la dimension européenne des intérêts vitaux. Enfin, comme son prédécesseur, il consacre une part importante de son discours au désarmement et à la réduction des arsenaux. Si la perception stratégique se transforme, la doctrine n’évolue pas substantiellement et les arsenaux restent les mêmes en 2015 et en 2020. L’accent est mis sur leur renouvellement pour conserver leur crédibilité et sur une modernisation classique des capacités pour les adapter aux évolutions des défenses des compétiteurs. Ces constats sont ensuite repris et développés dans les documents officiels comme dans les versions successives de la Revue nationale stratégique.
Le discours de l’île Longue apparaît comme l’aboutissement de réflexions et de concertations. Il consacre une inflexion de la posture qui s’est accélérée depuis 2022. En quatre ans, le président s’est exprimé une vingtaine de fois sur le nucléaire, démontrant une volonté de faire évoluer la posture nationale, notamment sur la dimension européenne des intérêts vitaux. Il les a précisés en en excluant l’Ukraine et sa région (24) et a cherché à renforcer à l’échelle européenne la logique d’épaulement avec les initiatives pour l’alerte avancée (initiative JEWEL) ou pour la frappe dans la très grande profondeur (initiative ELSA). Capacités au rang desquelles il souhaite placer la dissuasion française indépendante puisqu’elle est « un élément incontournable de la défense du continent européen (25) ». Cette évolution s’accompagne d’un rapprochement stratégique avec le Royaume – Uni, marqué par une relance de la coopération nucléaire bilatérale en juillet 2025. Deux déclarations sont alors publiées :
• celle de Northwood, dans la même ligne que celle de Chequers (1995), qui crée un groupe de pilotage nucléaire franco – britannique. Contrairement à celui de 1995, il semble tourné vers la coordination des capacités et des opérations (26) ;
• celle de Lancaster House 2.0, dont le premier point est consacré au renforcement de la coopération des dissuasions nucléaires, notamment dans le domaine de la recherche (27).
Une nouvelle doctrine
À l’île Longue, le président dresse le bilan de la dégradation sécuritaire du monde et des menaces qui pèsent sur l’Europe. Il acte le changement d’ère ou d’âge nucléaire en affirmant : « Le demi – siècle qui vient sera un âge ’’armes nucléaires”. (28) » L’Europe et la France sont directement exposées par le délitement des normes internationales, la montée d’impérialismes et le réagencement des priorités américaines. Tempori servire (29) : « Cette période justifie un durcissement de notre modèle. » La dissuasion française ne vise plus seulement tout adversaire, mais « toute combinaison d’adversaires ». La France introduit une posture de dissuasion avancée. Elle permettrait potentiellement à la CNA de se desserrer sur des bases alliées avec leur armement nucléaire. Elle ouvre à ses partenaires la possibilité de participer aux exercices de la dissuasion, au signalement stratégique et même aux activités nucléaires, mais seulement de manière conventionnelle. Le Groupe de Northwood a assisté mi – décembre à un exercice « Poker » de la CNA. Cet ajustement doctrinal était attendu depuis 2020 puisqu’il est la conjonction de la dimension européenne des intérêts vitaux et de la volonté de créer une autonomie stratégique européenne. Enfin, le nombre de têtes est de nouveau augmenté et désormais tenu secret.
Trois arguments ont peut-être poussé le chef de l’État à augmenter le nombre d’effecteurs nucléaires. Le premier est celui des progrès antimissiles, et notamment de l’interception hypersonique et exoatmosphérique nécessitant possiblement une forme de saturation. Le deuxième est peut-être l’élargissement de la définition des intérêts vitaux et de leur dimension européenne ; élargissement que la France n’avait pas pris en compte du fait de l’absence de menace directe sur le sol européen. L’augmentation du nombre de têtes serait donc un signal symbolique adressé aux compétiteurs et aux alliés pour signifier la modification de la définition. Enfin, le dernier argument est celui de la menace des combinaisons d’acteurs. L’augmentation du nombre de têtes et la fin de la transparence sur les stocks renforcent l’ambiguïté. D’un point de vue capacitaire, les effecteurs supplémentaires, qui seront vraisemblablement des TNO‑2 (30) ou des TNA‑2, posent la question de leur distribution sur les vecteurs. Le mirvage des trois jeux de 16 missiles peut être maximisé jusqu’à 10 TNO‑2 par missile. Ajouter davantage de missiles n’est pas utile puisque seuls trois SNLE sur quatre sont disponibles en permanence, à moins que leur nombre ou leur capacité d’emport augmente pour la troisième génération. L’autre possibilité est l’augmentation des vecteurs aéroportés, soit sur la génération ASMPA‑R, soit sur la prochaine : l’ASN‑4G. Cette supposition pourrait être corrélée à la renucléarisation de la base 116 de Luxeuil – Saint – Sauveur – « face à l’Est » – annoncée en mars 2025.
La question opérationnelle est aussi importante. Travailler avec les alliés relève d’une double logique : politique, puisqu’elle appuie la dimension européenne des intérêts vitaux, et opérationnelle, parce qu’elle pourrait vraisemblablement faciliter le raid nucléaire en coordonnant les systèmes antimissiles alliés à la CNA. L’idée pourrait être de lui garantir l’ouverture de l’espace aérien de certains pays, notamment ceux qui vont s’équiper d’une défense antiaérienne intégrée comme l’European sky shield initiative, par exemple. En effet, il semble que de tels systèmes pourraient « gêner » ou potentiellement freiner un raid vers l’Est et que ce type de coordination permettrait aux alliés de mieux comprendre la doctrine française et d’en faciliter l’exécution. La dimension européenne faciliterait donc le volet opérationnel, et ce d’autant plus si les chasseurs sont positionnés aux approches immédiates du territoire de l’adversaire et obtiennent ainsi une plus grande agilité opérationnelle.
Ruptures et continuité
En modifiant discours, doctrine et capacités, la France est donc le dernier des EDAN (31) – comme en 1996 – à entrer dans cette nouvelle ère en modifiant sa posture. Quels ont été les facteurs freinant ou accélérant ce changement ? Le désengagement étasunien et les menaces sur ses intérêts européens ? L’espérance d’un retour à l’ordre ? La certitude de la crédibilité de la dissuasion française jusqu’à début 2026 ? La réponse se trouve vraisemblablement à la croisée de ces questions. Tout en refusant la bataille nucléaire ou le partage nucléaire à tous les niveaux (de la décision au tir), ce discours signe la prise en considération matérielle des nouvelles conditions de l’ordre international. Les évolutions technologiques attendues pour l’ASN‑4G ou le M51 relèvent de la modernisation et de la mise à niveau des vecteurs face aux défenses antimissiles. Mais l’augmentation du nombre de têtes et la dissuasion avancée apparaissent comme des ruptures capacitaires et opérationnelles, notamment par rapport à la politique de réduction des armements déployée depuis 30 années (1996-2026). Néanmoins, sur le plan doctrinal, le discours de l’île Longue s’inscrit davantage dans la continuité : l’adaptation réaliste de la dissuasion à l’environnement stratégique.
Notes
(1) Colin S. Gray, The Second Nuclear Age, Lynne Rienner, Londres, 1999, p. 33.
(2) Ibid., p. 133.
(3) Lucien Poirier, « Sur l’attente stratégique », in Lucien Poirier et François Géré, La réserve et l’attente, Economica, Paris, 2001, p. 136.
(4) Revue nationale stratégique, 2025, p. 14.
(5) Christian Malis, Guerre et Stratégie au XXIe siècle, Fayard, Paris, 2014, p. 94.
(6) Christian Malis, « L’Église catholique face aux armes nucléaires », in Jean Baechler et Frédéric Ramel, L’Arrière, Hermann, Paris, 2017, p. 240.
(7) Pierre Vandier, La dissuasion au troisième âge nucléaire, Éditions du Rocher, Paris, 2018, p. 58.
(8) Thomas Gomart, « Nous sommes entrés dans le troisième âge nucléaire », Études, no 4250, juin 2018, p. 27-28.
(9) Emmanuelle Maitre, « La dissuasion française au troisième âge nucléaire », Recherches & Documents, no 14/2023, Fondation pour la recherche stratégique (FRS), octobre 2023.
(10) Louis Gautier, « Après la dissuasion, le nouvel âge nucléaire », Le Grand Continent, 15 décembre 2025 (https://legrandcontinent.eu/fr/2025/12/15/le-nouvel-age-nucleaire).
(11) Colin S. Gray, The Second Nuclear Age, ouvr. cité, p. 5.
(12) Marcel Duval et Dominique Mongin, Histoire des forces nucléaires françaises depuis 1945, PUF, Paris, 1993, p. 98.
(13) Marc Theleri, Initiation à la force de frappe française 1945-2010, Stock, Paris, 1997, p. 246.
(14) Voire depuis le retrait américain du traité ABM (Anti-ballistic missile) en 2002.
(15) Vladimir Poutine, « Discours du président russe Vladimir Poutine devant l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie », ambassade de la Fédération de Russie en France, 21 février 2023.
(16) Hypersonic glider Vehicle, Hypersonic cruise missile, Fractional orbital bombardment system.
(17) Emmanuelle Maitre, « La dissuasion française au troisième âge nucléaire », art. cité, p. 7.
(18) Gouvernement britannique, Global Britain in a Competitive Age: the Integrated Review of Security, Defence, Development and Foreign Policy, mars 2021, p. 76-77.
(19) Thomas Newdick, « Major Indications Nuclear Bombs Are Back At USAF Air Base In England », The War Zone, 21 juillet 2025.
(20) Gouvernement britannique, « UK to purchase F-35As and join NATO nuclear mission as Government steps up national security and delivers defence dividend », 24 juin 2025.
(21) Un pays possède une triade lorsqu’il dispose de vecteurs lançant les effecteurs depuis le sol, les airs ou les mers. Si elle permet de démontrer une maîtrise technique, elle n’est cependant pas nécessaire pour assurer la crédibilité opérationnelle d’une frappe de représailles par exemple.
(22) François Hollande, « Déclaration du Président de la République sur la dissuasion nucléaire à Istres », 19 février 2015.
(23) Emmanuel Macron, « Discours sur la stratégie de défense et de dissuasion devant les stagiaires de la 27e promotion de l’École de Guerre », Élysée, 7 février 2020.
(24) « Vidéo – Soutien à Ukraine ‘‘Notre capacité nucléaire nous donne une responsabilité” », affirme Emmanuel Macron au 20 h de TF1 », TF1 Info, 14 mars 2024.
(25) Emmanuel Macron, « Discours sur l’Europe à la Sorbonne », Élysée, 25 mars 2024.
(26) Élysée, « Déclaration de la République française et du Royaume-Uni sur la politique et la coopération nucléaire », 10 juillet 2025.
(27) Gouvernement britannique, « Northwood Declaration: UK-France joint statement on nuclear Policy and Cooperation », 10 juillet 2025.
(28) Emmanuel Macron, « Discours sur la dissuasion nucléaire de la France, à l’île Longue », Élysée, 2 mars 2026.
(29) « S’adapter aux circonstances ».
(30) Tête nucléaire océanique/aéroportée, de deuxième génération.
(31) État doté de l’arme nucléaire : au sens du Traité de non-prolifération (1968), l’un des cinq États dotés avant le 1er janvier 1967.
Michel Camelot