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vendredi 17 juillet 2026

L’Iran aurait tenté de traquer des militaires américains via leurs téléphones

 

L’Iran a manifestement tenté de localiser des membres du personnel américain au Moyen-Orient grâce à leur téléphone portable, a rapporté mardi le New York Times, citant des chercheurs ayant noté une recrudescence de l’activité de pistage lors de la récente guerre.

Selon Mobile Surveillance Monitor (MSM), un groupe qui effectue des recherches sur l’espionnage mobile, dès le début de la campagne aérienne américano-israélienne contre l’Iran de fin février, les signaux demandant des informations sur la localisation d’appareils dans la région ont considérablement augmenté. Il s’agit de signaux envoyés via les protocoles SS7, lesquels exploitent une faille de cette technologie de télécommunication à faible sécurité datant des années 1970.

Selon Gary Miller, le fondateur de l’observatoire, les signaux ont semblé prendre pour cibles des réseaux locaux, parfois utilisés par les personnels militaires américains.

Les informations et conclusions de MSM ont été rapportées pour la première fois par le journal britannique Financial Times.

Nikita Shah, chercheuse en cybersécurité au Center for Strategic and International Studies, a déclaré au New York Times que c’était le « signal d’une montée en gamme » de l’Iran, « devenu plus créatif ces deux dernières années ».

Interrogé sur le sujet, le porte-parole du Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a refusé de donner plus de détails sur les mesures visant à protéger les militaires contre les activités iraniennes de pistage téléphonique.

Le CENTCOM a expliqué au Financial Times avoir pris des « mesures protectrices des forces sans précédent… de façon à s’assurer que nos forces restent en sécurité ».

Un responsable américain anonyme a déclaré au Financial Times que les rumeurs selon lesquelles les données de pistage auraient joué un rôle important dans le ciblage du personnel militaire américain par l’Iran « étaient éloignées de la réalité ».

L’Iran a affirmé à plusieurs reprises avoir mené des frappes de missiles et de drones contre des emprises militaires américaines lors des combats.

En avril, le CENTCOM a déclaré au Congrès avoir reçu « de multiples rapports de menaces concernant l’exploitation par l’adversaire de données de localisation commerciales dans le but de cibler ou surveiller les personnels américains », lit-on dans le FT.

Le mois suivant, une dizaine de membres du Congrès avaient envoyé une lettre au ministère de la Défense pour faite part de leur inquiétude quant au fait que l’armée américaine n’en faisait pas assez pour protéger ses membres contre les cyber-menaces lors de cette guerre, ajoute le Times.

Autre signe des prouesses de l’Iran en matière de cyber-guerre, l’Agence américaine de cyber-sécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) a annoncé en avril dernier que des cyberattaques iraniennes contre des services gouvernementaux et des réseaux d’eau et d’énergie avaient occasionné des « perturbations opérationnelles et des pertes financières », toujours selon le Times.

En mars dernier, des pirates informatiques liés à l’Iran avaient officiellement revendiqué le piratage de la boîte e-mail personnelle du directeur de l’FBI, Kash Patel et publié sur internet des photos et documents lui appartenant.

En juin, le même groupe, qui se fait appeler Handala, a revendiqué le piratage de drones du FBI et menacé de s’attaquer à la Coupe du monde de football.

Le Département d’État américain a offert une récompense allant jusqu’à 10 millions de dollars pour toute information permettant d’identifier les membres de ce groupe.

fr.timesofisrael.com