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vendredi 3 juillet 2026

Interpol traque une Ukrainienne pour la tentative d'assassinat à Monaco

 

Anastasiia Berezovska

L’enquête sur l’explosion de Monaco révèle une piste inattendue : la suspecte serait une femme déguisée en homme. Identifiée et localisée en Europe, elle aurait fui vers l’Italie après l’attaque ciblée.

L'enquête progresse après l'explosion survenue à Monaco, ce lundi 29 juin. Le principal suspect a été identifié par la police monégasque et, d'après nos confrères du Figaro, il s'agirait d'une femme de nationalité ukrainienne, actuellement localisée dans un autre pays européen. Cette piste s’appuie notamment sur le témoignage d’un témoin entendu par les enquêteurs.

Lundi 29 juin 2026, en début de soirée, une puissante explosion provoquée par un colis piégé a retenti à l’entrée d’un immeuble situé à proximité immédiate de la frontière franco-monégasque, dans le secteur de la place des Moulins. Le bilan fait état de trois blessés, dont deux grièvement, appartenant à une même famille, ainsi qu’un adolescent rapidement pris en charge par les secours à Monaco.

Selon plusieurs médias européens, l’une des victimes serait Vadym Yermolaev, homme d’affaires ukrainien installé de longue date dans la principauté. Originaire de Dnipro, il est le fondateur du groupe Alef. Il a construit sa fortune dans le négoce d’alcool, notamment en Crimée, ainsi que dans l’immobilier. Il figure régulièrement parmi les cent plus grandes fortunes d’Ukraine selon Forbes Ukraine. Des éléments qui nourrissent la thèse d’une attaque ciblée, possiblement liée à des intérêts économiques ou à des rivalités d’affaires.

Une suspecte déguisée en homme


Les images de vidéosurveillance ont permis aux enquêteurs de retracer une partie du parcours du suspect. Quelques minutes avant l’explosion, une personne vêtue d’un épais chapeau noir a été filmée sur une petite place en amont de la résidence visée.

Mais un élément intrigue particulièrement les policiers : cette personne pourrait être une femme déguisée pour paraître un homme. "Cette personne est susceptible de se déguiser de manière à paraître un homme", indique une note interne de la police monégasque consultée par BFMTV.

Les investigations révèlent également que l’individu aurait procédé à plusieurs repérages le jour même. Peu avant 21 heures, il (ou elle) aurait identifié la famille dans le quartier avant de la suivre jusqu’au moment de l’attaque. Ces éléments nourrissent la thèse d’une attaque ciblée, possiblement liée à des intérêts économiques ou à des rivalités d’affaires.

Un tatouage avec un serpent

La suspecte, une femme brune aux cheveux mi-longs, apparaît sur deux photos diffusées avec la note, où elle porte une marinière à manches courtes, laissant apparaître sur le haut de son bras droit un tatouage, «possiblement un serpent», selon l'avis de recherche.

Sa «langue parlée» est l'allemand, selon l'avis de recherche. Selon le Figaro, qui avait révélé jeudi soir qu'une femme était recherchée dans cette affaire, cette Ukrainienne résiderait en Allemagne. Le parquet général de Monaco, qui doit tenir vendredi en fin de matinée une conférence de presse, avait annoncé jeudi soir l'identification d'un suspect, sans plus de précisions.

Lundi soir, une personne a déposé un colis à l'entrée d'un petit immeuble de la principauté de Monaco, dans un quartier directement frontalier du territoire français. Peu après, un engin explosif s'est déclenché au moment où rentraient trois habitants de l'immeuble, un couple et un adolescent de 13 ans, qui ont été grièvement blessés.

Une fuite vers l'Italie

Après le dépôt du sac piégé, déclenché au passage d’Anna Nasobina, compagne de l’homme d’affaires, la suspecte aurait rapidement pris la fuite en direction de l’Italie. Selon une source citée par Franceinfo, elle pourrait avoir bénéficié de complicités.

Parmi les hypothèses étudiées figure celle d’une opération liée au Service de sécurité ukrainien (SBU). L’attaque serait alors interprétée comme un "avertissement" plutôt qu’une tentative d’assassinat. À ce stade, aucune confirmation officielle ne vient étayer cette piste, qui reste examinée avec prudence par les enquêteurs.

lindependant.fr