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jeudi 1 janvier 2026

La Grande Guerre du Nord (1700-1721)

 

La Grande Guerre du Nord, qui opposa la Suède aux autres puissances riveraines de la Baltique entre 1700 et 1721, est particulièrement méconnue en France. Contemporaine du dernier grand conflit du règne de Louis XIV pour la succession à la couronne d’Espagne (1702-1713/1714), elle est souvent traitée comme un affrontement périphérique. Or, la guerre septentrionale est d’une importance majeure pour l’histoire de l’Europe du Nord et pour l’ensemble du continent.

La Grande Guerre du Nord scella le déclin de la puissance suédoise, qui dominait le monde baltique au XVIIe siècle, et révéla la puissance russe à l’Europe. L’appellation vient du suédois Stora nordiska kriget, pour la distinguer d’autres conflits de grande ampleur qui s’étaient précédemment déroulés dans la même région, comme la guerre nordique de Sept Ans (1563-1570) ou la première guerre du Nord (1655-1660). En effet, à bien des égards, la Grande Guerre du Nord s’inscrit dans la lignée d’affrontements antérieurs qui avaient déjà vu la Suède combattre un, deux, voire trois ennemis simultanément. À chaque fois, plus ou moins aisément, les Suédois étaient sortis vainqueurs de la guerre ou, du moins, ils n’avaient pas eu à céder de territoires. Mais en 1700, lorsque les premiers coups de canon tonnèrent aux alentours de Riga, les choses se déroulèrent différemment.

La formation de la coalition anti-suédoise

Dans l’historiographie suédoise, la période 1560-1718 est connue sous le nom d’époque de la Grandeur (Stormaktstiden). La Suède possédait alors des territoires répartis sur la majeure partie des littoraux de la mer Baltique, ce qui en faisait la première puissance du Nord. À l’Est, outre le grand-duché de Finlande intégré au royaume depuis le Moyen Âge, Stockholm étendit son autorité sur les territoires baltes (Ingrie, Estonie, Livonie) à partir des dernières décennies du XVIe siècle. À l’issue de leur participation à la guerre de Trente Ans, entre 1629 et 1648, les Suédois acquirent plusieurs territoires dans le Nord de l’Allemagne : la Poméranie occidentale ainsi que les duchés de Brême et de Verden. Pour la première fois dans son histoire, la Suède était considérée comme une grande puissance européenne. Son roi était garant des traités de paix de Westphalie et contrôlait une large part du commerce de matériaux de construction navale et de céréales produits en Baltique. Mais ce qui a été appelé « l’empire suédois » présentait cependant d’importantes faiblesses. Tout d’abord, il ne comptait qu’environ 2 500 000 d’habitants de cultures différentes répartis dans des territoires dispersés autour de la Baltique mais, surtout, il était entouré d’ennemis.

L’empire suédois s’était constitué à la faveur d’une série de guerres victorieuses. En 1688, l’envoyé anglais en Suède, John Robinson, concluait sa description de la situation du pays en observant : « Tous les voisins de la Suède en ont été mécontentés et ils attendent l’occasion de recouvrer leurs pertes, si bien que la Suède ne peut fermement compter sur l’amitié du Danemark, de la Pologne, de la Moscovie et des autres princes voisins. (1) » En 1697, l’heure de la revanche semblait avoir sonné : le nouveau roi de Suède, Charles XII, était un adolescent de 15 ans et les puissances occidentales, toujours désireuses de préserver la paix en Baltique, étaient alors préoccupées par la succession espagnole. Les Danois voulaient, d’abord, se libérer de la menace du duc de Holstein-Gottorp, l’allié traditionnel de la Suède qui se trouvait à leur frontière sud ; ensuite, recouvrer les provinces méridionales de la péninsule scandinave, perdues au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, qui leur permettraient de rétablir leur contrôle sur les deux rives du détroit du Sund. Les Polonais, quant à eux, espéraient reprendre la riche province de Livonie, avec le port de Riga, le plus actif de la région. Enfin, les Russes étaient déterminés à gagner un accès à la mer Baltique, ce qui nécessitait de chasser les Suédois d’Ingrie et d’Estonie. Cette ambition trouvait ses racines dans le règne d’Ivan IV le Terrible, au cours duquel les Russes avaient conquis l’Ingrie en 1558 avant de la perdre au profit des Suédois en 1581. Tout au long du XVIIe siècle, les Russes se trouvaient privés d’un accès à la mer Baltique et, par conséquent, ne pouvaient commercer directement avec l’Occident alors même que leurs produits, en particulier les matériaux de construction navale, étaient l’objet d’une forte demande sur le marché européen.

Sur fond d’une inimitié partagée, Frédéric IV de Danemark, Auguste II de Pologne, également électeur de Saxe, et le tsar Pierre Ier de Russie, conclurent une alliance pour lancer une attaque coordonnée contre la Suède. Le 12 février 1700, les troupes saxonnes entraient en Livonie suédoise et marchaient sur Riga ; le 20 mars, les soldats danois pénétraient au Holstein-Gottorp, l’allié de la Suède. Lorsqu’il en fut informé, Charles XII, sans se départir de son flegme, déclara : « Il est étrange que mes deux cousins veuillent la guerre. Qu’il en soit ainsi. […] Nous avons une cause juste. Dieu nous aidera. Je vais d’abord en terminer avec un, puis je pourrai toujours aller parler avec le second. (2) » La Grande Guerre du Nord commençait.

Charles XII, l’Alexandre du Nord

Le roi de Suède réagit immédiatement. Il débarqua au Danemark à la tête de son armée et ordonna à sa flotte de bombarder Copenhague. L’Angleterre et les Provinces-Unies tenaient absolument à préserver la paix dans le Nord alors que la guerre de Succession d’Espagne menaçait d’éclater. Une flotte combinée des deux puissances maritimes fut envoyée sur place pour imposer une paix équilibrée et éviter une domination unilatérale du détroit du Sund (traité de Travendal, 18 aout 1700). Charles XII venait alors d’apprendre que les Russes avaient attaqué l’Ingrie et entamé le siège de Narva. Il décida d’y porter son armée. Le 30 novembre 1700, à la tête de 8 000 hommes éreintés, le roi de Suède signait le premier grand exploit militaire de sa jeune carrière en remportant une éclatante victoire sur l’armée du tsar quatre fois plus nombreuse. Ce succès le conforta dans la conviction de l’incurie de l’armée russe. Persuadé qu’il en finirait aisément avec le tsar lorsque le moment serait venu, il ne prêta pas une grande attention aux conquêtes russes sur le littoral du golfe de Finlande. Les Russes y fondèrent la forteresse Pierre-et-Paul en mai 1703, autour de laquelle s’établit la ville de Saint-Pétersbourg.

Charles XII tourna ses armes vers la Pologne pour affronter Auguste II. Les Suédois prirent Varsovie sans combattre et réussirent à obtenir la destitution de leur ennemi qui fut remplacé sur le trône par Stanislas Leszczynski en 1704. Cependant, malgré une série de victoires militaires, le roi de Suède ne réussissait pas à remporter le succès décisif qui contraindrait Auguste à la paix. Pour y parvenir, il lui fallait occuper la Saxe, l’électorat patrimonial de son ennemi. Mais un tel coup de force nécessitait d’avoir repoussé les troupes russes de la Pologne orientale, et faisait courir un risque, sinon de rupture, au moins de brouille avec l’empereur et les puissances maritimes. En effet, la présence d’une importante armée suédoise au cœur de l’empire pourrait être considérée comme une aide indirecte à Louis XIV. Qu’à cela ne tienne, Charles XII, sans avoir obtenu l’autorisation de la cour de Vienne, traversa la Silésie qui séparait la Pologne de la Saxe. Auguste, acculé, n’eut d’autre choix que d’accepter la paix que lui imposait son vainqueur, le 24 septembre 1706. Charles XII prolongea son séjour jusqu’en aout 1707, ce qui ne manqua pas de susciter de vives interrogations.

Le roi de Suède était alors au sommet de sa réputation et disposait d’une armée invaincue. Le diplomate anglais George Stepney se rendit en Saxe pour voir « de quelle manière notre destinée est en train d’être dirigée par ce Héros Gothique qui, avec une poignée d’hommes, se fait craindre & caresser de toutes les Puissances de l’Europe » (3). Mais au-delà de la curiosité que suscitait Charles XII, nul ne connaissait les projets de l’ombrageux « Alexandre du Nord » : allait-il partir vers l’est combattre Pierre de Russie, son dernier ennemi encore en lice, ou chercherait-il à s’impliquer dans le conflit occidental ? « Il était en posture, écrit le duc de Saint-Simon, d’être le dictateur de l’Europe, et de faire la paix à son gré sur la succession d’Espagne. (4) » Pour lever l’incertitude, pas moins d’une dizaine de diplomates étrangers se rendirent à Altranstädt, non loin de Leipzig, où Charles XII s’était installé. Parmi eux se trouvait le duc de Marlborough, général en chef de l’armée des puissances maritimes, venu s’assurer que le roi de Suède entendait bien aller combattre en Russie. C’était là, bel et bien, la priorité des Suédois.

L’effondrement de la puissance suédoise

À la fin du mois d’aout 1707, l’armée suédoise quitta la Saxe, retourna en Pologne et s’avança en Russie. Le roi de Suède, se considérant supérieur à son ennemi, était bien décidé selon son habitude à le frapper directement. Son objectif était de conduire une attaque directe sur Moscou, afin de forcer les Russes à livrer bataille et contraindre Pierre à la paix. Pour mener sa campagne, il avait rassemblé une armée de plus de 40 000 hommes, la plus importante qu’ait jamais commandée un roi de Suède. Pierre ne voulut pas affronter directement son ennemi et adopta une guerre d’escarmouches faites de destructions de villages, de confiscation des récoltes et d’empoisonnement des puits. Les Russes détruisirent un important convoi de ravitaillement suédois qui ne put apporter à l’armée principale les vivres et autres secours dont elle avait un impérieux besoin. Le harcèlement continuel et la stratégie de la terre brulée eurent des effets terribles sur l’armée suédoise. En septembre 1708, Charles XII décida de prendre la direction du sud pour se rendre en Ukraine où une partie des Cosaques était entrée en révolte contre le tsar. Les dernières semaines de l’année 1708 et les deux premiers mois de 1709 furent marqués par un froid intense qui infligea une terrible épreuve aux soldats suédois, déjà touchés par la faim et la maladie.

C’est donc une armée suédoise affaiblie d’environ 25 000 hommes, secondée par 6 000 Cosaques, qui se présenta devant les murs de Poltava en mai 1709. La ville ukrainienne avait été fortifiée par le tsar qui y avait massé plus de 50 000 soldats renforcés de plus de 20 000 Kalmouks et Cosaques demeurés fidèles à Moscou. La bataille était inévitable. Les choses se présentaient mal pour les Suédois : outre leur infériorité numérique, ils ne disposaient que d’une trentaine de canons, contre plus de 100 pour leur ennemi. Mais le pire était sans doute que Charles XII, qui avait reçu une balle au talon quelques jours auparavant, se trouvait incapable de mener l’attaque. C’était d’autant plus dommageable qu’en raison de leur manque de munitions, il fallait lancer un assaut contre les positions russes pour les emporter à l’arme blanche. Le 28 juin 1709 (8 juillet en calendrier grégorien), la bataille s’engagea au lever du soleil. Les hésitations tactiques, le manque de réaction et de coordination des généraux suédois, mais aussi la qualité des fortifications et la supériorité de l’artillerie russe permirent au tsar de remporter une victoire sans appel. En cinq heures, l’armée suédoise était défaite. Trois jours plus tard, 15 000 soldats suédois, qui s’étaient échappés du champ de bataille, se constituèrent prisonniers. La bataille de Poltava venait de changer le cours de la Grande Guerre du Nord. Charles XII et environ 1 500 de ses hommes se réfugièrent dans l’Empire ottoman où ce dernier chercha pendant plus de quatre années à obtenir l’assistance du sultan contre le tsar. La destruction de l’armée suédoise décida Frédéric IV de Danemark et Auguste de Saxe-Pologne à reprendre les armes contre la Suède. Les cours occidentales s’inquiétaient d’un possible retour des hostilités en Baltique, alors que la guerre de Succession d’Espagne battait son plein.

L’avènement de la puissance russe en Europe du Nord

Après une décennie de guerre, le conflit entre les puissances du Nord en revenait à son enjeu initial : la conquête des territoires suédois du Sud de la Baltique. À l’été 1710, l’armée russe s’empara des provinces baltes. La bourgeoisie marchande des grands ports, tel Riga, préféra négocier avec Pierre Ier les conditions de sa reddition lui permettant de poursuivre ses activités mercantiles. En 1713, les Russes envahirent la Finlande resserrant davantage encore leur étreinte sur la Suède. En l’absence de Charles XII, toujours réfugié dans l’Empire ottoman, une régence dirigée par la sœur du roi, Ulrique-Éléonore, avait pris les rênes du gouvernement à Stockholm. Sa priorité était de conclure la paix avec au moins une partie de ses ennemis ce que, toutefois, le roi refusait obstinément. Selon un diplomate anglais, Charles XII était déterminé « à perdre sa vie et sa couronne plutôt que de céder un pied de ses territoires à ses ennemis » (5). De 1710 à 1714, les Suédois réussirent malgré tout à conserver leurs provinces du Nord de l’Allemagne en raison de la faiblesse relative de leurs ennemis sur mer. Cependant, la chute de ces territoires semblait inéluctable.

Le 21 novembre 1714, après un voyage de deux semaines sous une fausse identité, Charles XII revenait dans le Nord. Son royaume était alors dans une situation désespérée. La Prusse et le Hanovre, libérés par la fin de la guerre de Succession d’Espagne, étaient sur le point de rejoindre la coalition anti-suédoise. Or, l’électeur de Hanovre, George, était devenu roi de Grande-Bretagne depuis quelques mois, et pouvait donc utiliser la Royal Navy en Baltique. Des bâtiments anglais furent utilisés pour bloquer les relations de la Suède avec l’extérieur, ce qui entraina la chute de la Poméranie à la fin de l’année 1715. Charles XII n’avait plus de navires de guerre et devait se contenter de combattre en Scandinavie.

Mais alors que la Suède semblait être totalement exsangue, le principal conseiller du roi, Georg Heinrich von Görtz, déploya des trésors d’ingéniosité pour lever une nouvelle armée. Charles XII décida de lancer une attaque sur la Norvège, qui appartenait alors au Danemark, pendant que Görtz tentait de négocier la paix avec la Russie. Il s’agissait de gagner du temps sur le front oriental pour concentrer ce qui restait de forces suédoises en Norvège. Le 12 décembre 1718, alors qu’il observait la forteresse de Frederikshald (non loin d’Oslo) que ses troupes étaient en train d’assiéger, Charles XII reçut une balle dans la tempe gauche qui le tua sur le coup. L’origine du tir mortel n’a jamais pu être déterminée avec certitude : venait-il des défenseurs norvégiens ou de l’entourage royal ? Cette mort restée mystérieuse ajoute encore à la légende de Charles XII.

La disparition du roi de Suède changea radicalement le cours diplomatique de la guerre. Ulrique-Éléonore réussit à se faire élire reine de Suède par le Riksdag (la diète suédoise) au prix d’un affaiblissement conséquent du pouvoir royal. La priorité des Suédois était désormais de conclure la paix avec au moins certains ennemis pour se retourner contre les autres et tenter de négocier dans une position moins défavorable. Le premier traité fut signé avec le Hanovre le 20 novembre 1719. La Suède cédait les duchés de Brême et de Verden en échange de la promesse d’un soutien anglais pour les négociations de paix à venir. Par la suite, les diplomates anglais, secondés par leurs homologues français, jouèrent un rôle important dans la signature des traités de paix avec la Prusse (1er décembre 1720) et le Danemark (14 juin 1720). Les Prussiens y gagnèrent la Poméranie suédoise et le contrôle de l’embouchure de l’Elbe, alors que le Danemark reçut une somme d’argent ainsi que la renonciation de l’exemption de péage du Sund pour les navires suédois.

En revanche, les diplomaties occidentales furent incapables de modérer les exigences russes, alors qu’au cours du XVIIe siècle elles étaient intervenues en Baltique pour imposer un équilibre des puissances régionales conforme à leurs intérêts. Le gouvernement de Londres voyait d’un très mauvais œil la mainmise russe sur la production et les débouchés des matériaux de marine. Dès 1715, son envoyé à Moscou avait prévenu que le quasi-monopole de la Russie sur ces produits stratégiques mettrait « notre nation et notre marine à sa discrétion » (6). La nécessité de ménager Pierre Ier pour se procurer des matériaux essentiels à la Royal Navy empêcha les Anglais d’apporter aux Suédois le soutien qu’ils leur avaient pourtant promis. Frédéric Ier, qui avait succédé à son épouse Ulrique-Éléonore en 1720, dut négocier directement avec son ennemi. La Suède subissait alors des raids de Kalmouks et de Cosaques, qui menacèrent même Stockholm. Totalement acculés et sans le moindre soutien étranger, les Suédois durent céder à leur vainqueur. Le 10 septembre 1721, la paix de Nystad (actuelle Uusikaupunki, Finlande) marqua le triomphe de la Russie. Le tsar rendait la Finlande, mais conservait les provinces baltes (Livonie, Estonie, Ingrie), la Carélie orientale ainsi que les iles d’Ösel et de Dagö. Il était désormais le maitre de la Baltique orientale. Il obtenait la cession de ports importants comme Riga, Reval, Narva, Viborg, ou Kexholm. Dorénavant, il pourrait entretenir une importante flotte de guerre capable de manifester sa puissance en Baltique, alors que ses sujets entretiendraient un commerce direct avec l’Occident. Pierre était parvenu à atteindre un des objectifs séculaires de ses prédécesseurs : obtenir un large accès à la Baltique. Pour l’honorer, le sénat de Moscou lui reconnut l’épithète de « Grand ».

À l’issue de la Grande Guerre du Nord, l’équilibre baltique sur lequel les puissances occidentales avaient tant veillé au XVIIe siècle était totalement bouleversé. L’empire suédois n’existait plus, la Suède redevenait une puissance de second ordre. La victoire de Pierre le Grand opéra un basculement de la Russie vers l’ouest, dont le symbole le plus fort était Saint-Pétersbourg, devenu capitale en 1712. La Russie était désormais la puissance majeure du Nord et par là même devenait, pour la première fois de son histoire, un acteur diplomatique majeur en Europe.

Notes

(1) John Robinson, Account of Sweden, 1688, Karolinska Förbundets Årsbok, 1996, p. 59-60.

(2) Bengt Liljegren, Karl XII. En biografi, Historiska Media, 2000, p. 74.

(3) George Stepney, « Caractères du roi de Suède, du roi Auguste & du roi Stanislas », in Guillaume de Lamberty, Mémoires pour servir à l’histoire du XVIIIe siècle, t. XIV, supplément année 1707, Pierre Mortier, 1740, p. 463.

(4) Saint-Simon, Mémoires (1701-1707), vol. II, Gallimard, 1983, p. 799.

(5) Robert Jackson cité dans Jerker Rosén, Det engelska anbudet om fredsmedling 1713, C.W.K. Gleerup, 1946, p. 44.

(6) National Archives, State Papers 91, vol. 107, « Détail de l’état présent des provinces que le tsar a déjà conquises sur la Suède, 31 août 1715 », mémoire de George Mackenzie, fol. 56.

Éric Schnakenbourg

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