Des services secrets, nous ne savons que les échecs et rarement les succès. Si l'échec provoque l'anathème, l'ingratitude est fille de la victoire. Quand à la gloire, il faut l'oublier, elle est pour les autres...

samedi 31 août 2013

Les bombes de l’US Air Force capables de neutraliser des armes chimiques


Des frappes sur la Syrie font craindre sur la mise en sécurité des armes chimiques détenues par les forces de Bachar Al Assad.

Depuis plusieurs années, l’US Air Force développe discrètement des bombes « Agent Defeat Weapons » conçus pour cibler et détruire des armes chimiques et biologiques sans libérer ou disperser des substances nocives dans l’environnement. « L’armée de l’air américaine dispose de bombes, nommées Agent Defeat Weapons, visant à limiter les dommages collatéraux », a expliqué une porte-parole de l’US Air Force Jennifer Cassidy. Ajoutant qu’elles « sont équipées des systèmes Crash Pad et Passive Attack Weapon ».

La bombe Crash Pad, nommée également BLU-119/B, est dotée d’un système explosif à très haute température (plus de 500°C) permettant de détruire un agent chimique avant qu’il ne devienne nocif. L’incendie déclaré est supposé durer assez longtemps dans le temps pour rendre inactif tous ces agents toxiques. Ce type de bombes a été utilisé pour la première fois en Irak, en 2003, alors que les forces de Saddam Hussein ne disposaient en réalité d’aucune de ces armes.

En outre, les vecteurs aériens pour larguer ces bombes sont variés. Des B-2 ou B-1 peuvent faire le travail, aussi bien que des F-15 ou F-22. Les B-2 et F-22 permettraient de s’assurer d’une sécurité supplémentaire pour les pilotes grâce à leurs technologies plus récentes échappant aux radars les plus modernes. C’est la hantise des services de renseignements militaires : Que la défense aérienne syrienne soit capable de repérer, tracer et détruire un aéronef étranger au cours d’une mission de bombardement.

Ces bombes pourraient-elles être utilisées pour détruire les stocks d’armes chimiques que l’armée est accusée d’utiliser contre la population syrienne ? Rien ne l’indique mais on est en droit de le penser, surtout lorsque le général Dempsey (JCS) et Chuck Hagel, le secrétaire américain à la Défense, martèlent que « toutes les options militaires sont sur la table ». Pour autant, l’option comporte de nombreux risques. Et encore faut-il localiser en temps réel la position de ces armes chimiques.

Le scénario qui semble aujourd’hui se dessiner est davantage celui d’une « expédition punitive » que d’une campagne de bombardements prolongés, impliquant des frappes sur les stocks d’armes chimiques. Un dispositif militaire à travers lequel la France jouera quoiqu’il en soit un rôle prépondérant.