Sauf avis de recherche, nous ne publions plus de photographies, vidéos ou articles d'auteurs d'attentats, afin d'éviter d'éventuels effets de glorification posthume. Les rendre anonymes, c'est les combattre !

samedi 8 décembre 2018

La Suisse étend l'échange de renseignements


La Suisse veut ouvrir l'échange automatique de données bancaires avec 18 Etats supplémentaires. Parmi eux figurent l'Albanie, le Kazakhstan ou la Turquie. L'entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2021. Le Conseil fédéral a mis en consultation son projet jusqu'au 20 mars 2019.

Sur les 107 Etats qui ont déclaré qu'ils voulaient mettre en oeuvre l'échange automatique de renseignement, 18 ne font pas encore partie du réseau suisse. En élargissant son réseau, la Suisse se conforme à une nouvelle disposition de l'OCDE en la matière et montre qu'elle respecte ses engagements internationaux.

L'objectif est d'échanger à partir de 2021 des renseignements relatifs aux comptes bancaires avec l'Albanie, l'Azerbaïdjan, le Brunéi Darussalam, la Dominique, le Ghana, le Kazakhstan, le Liban, Macao, les Maldives, le Nigéria, Niue, le Pakistan, le Pérou, le Samoa, Sint-Maarten, Trinité-et-Tobago, la Turquie et le Vanuatu.

Avant le premier échange de données avec ces Etats partenaires, le Conseil fédéral vérifiera de nouveau s'ils remplissent les conditions. Il accordera une attention particulière à la sécurité des données et à la confidentialité.

Le Parlement devrait pouvoir se prononcer au printemps 2019. Il a déjà approuvé l'introduction de l'échange automatique de renseignements avec 81 Etats, selon le décompte au 1er janvier de l'année. Huit autres devraient suivre d'ici la fin de l'année.

ATS

jeudi 6 décembre 2018

Le livret de service de l'armée Suisse sera numérisé


Le livret de service en papier sera remplacé par une version numérique. Le Conseil des Etats a tacitement transmis jeudi au Conseil fédéral une motion en ce sens de Marcel Dobler (PLR/SG).

Le livret ne pourra ainsi plus disparaître ou faire l'objet de retouches. Outre ces avantages, il sera aussi beaucoup plus rapide à remplir, d'où un gain de temps pour toutes les parties. L'objectif de la motion correspond à la stratégie générale de numérisation de l'armée.

Les sénateurs ont par contre tacitement enterré une autre motion de Marcel Dobler exigeant le développement d'un logiciel de gestion des congés pour l'armée. Selon lui, cela aurait permis aux officiers de milice de gérer plus facilement l'administration et les congés hors du service.

Des logiciels ont déjà été développés pour faciliter le travail administratif, a rappelé Josef Dittli (PLR/UR). La gestion des demandes de congé est en train d'être intégrée à ces outils informatiques. Il faut éviter les doublons, a indiqué le conseiller fédéral Guy Parmelin.

ATS

mercredi 5 décembre 2018

Un sniper posté sur les Champs-Elysées ? Rien d'exceptionnel !


Pour rappel, les tireurs longue distance (snipers pour les néophytes) 
font partie du dispositif antiterroriste Vigipirate et ne sont pas là pour neutraliser des gilets jaunes



La vidéo, vue plus d'un million de fois, a fait le tour des réseaux sociaux et provoqué un vif débat parmi les internautes. Elle montre trois personnes sur un balcon donnant sur l'Arc de Triomphe. Un homme pointe un fusil à lunette en direction de la place de l'Etoile, son collègue est muni d'un appareil photo et le troisième de jumelles. «Les snipers pour gérer les «Gilets jaunes» a écrit la personne qui a diffusé ces images.

La présence d'un tireur d'élite ce jour-là n'a, en fait, rien d'extraordinaire. L'agence Reuters, auteure de la vidéo, explique que ce n'est pas la première fois que ses journalistes repèrent un sniper lors de manifestations publiques. Le dernier concert des Rolling Stones à Paris est cité en exemple. «Sud Ouest» cite pour sa part le Festival de Cannes, la Marche des fiertés à Paris, ou la féria de Béziers.

Philippe Capon, du syndicat Unsa-Police, trouve tout à fait normal qu'un tireur d'élite ait été convoqué samedi. «Ça me semble complètement justifié, puisqu'il s'agissait d'un gros rassemblement avec des participants qui arrivent de partout, dont des casseurs», explique-t-il.

Il est fréquent, depuis 2014, que des «binômes tireur-observateur» soient présents sur les «grosses manifestations». Cela afin «d'assurer la sécurité des manifestants contre des attaques armées et potentiellement la sécurité des forces de l'ordre contre des manifestants armés». La préfecture de police dit toutefois n'avoir pas mobilisé de sniper samedi, tout en soulignant que leur présence est fréquente lors d'un déplacement de personnalité et pour la protection contre les attentats. Le Ministère de l’intérieur, pour sa part, renvoie la balle à la préfecture et rappelle que l'appel à des tireurs d'élite fait partie du plan Vigipirate et de l'antiterrorisme.

Pour les connaisseurs; on voit très bien que le tireur fait un "visu" et remet la protection de lunette, il regarde simplement la zone avec sa lunette de visée pour s'assurer de la couverture de tir est "claire" (sans danger). Cela a également un effet dissuasif sur les observateurs ayant de mauvaises intentions et rassurant pour les gens qui n'ont rien à se reprocher. Pour infos, il n'y avait pas qu'un seul trinôme sur Paris ce jour-là...



TF121

mardi 4 décembre 2018

Israël a lancé une opération pour détruire des « tunnels d’attaque » du Hezbollah




L’on sait que le Hamas et le Jihad islamique palestiniens sont passés maîtres pour creuser des tunnels reliant Gaza à l’Égypte et au territoire israélien. Lors de l’opération « Bordure protectrice », en 2014, 32 de ces souterrains avaient été détruits par Tsahal. Et plusieurs autres le furent également l’an passé, à la même époque. Et cela grâce à une unité particulière.

Appelée « laboratoire est la branche de la détection des tunnels », cette dernière travaille, selon Tsahal, « à améliorer les technologies existantes et s’efforce de développer de nouvelles techniques de découverte et de cartographie qui correspondent au défi spécifique des tunnels terroristes. » Et d’ajouter que son personnel « travaille en étroite collaboration avec le personnel de renseignement et les forces d’ingénierie et d’autres unités sur le terrain jusqu’à ce que le tunnel soit localisé et détruit. »

L’armée israélienne s’appuit sur des unités spécialisée dans les opérations souterraines relevant du Corps du Génie Militaire comme celle – d’élite – appelée Yahalom .

Mais, visiblement, le Hezbollah [la milice chiite libanaise] s’est inspiré des méthodes des groupes palestiniens. En effet, ce 4 décembre, l’état-major israélien a annoncé avoir lancé l’opération « Bouclier du nord » afin de détruire des « tunnels d’attaque » traversant la Ligne bleue, c’est à dire la frontière séparant le sud du Liban et le nord d’Israël.

« Nous avons lancé l’opération Bouclier du nord pour mettre au jour et déjouer la menace des tunnels d’attaque de l’organisation terroriste Hezbollah conduisant sous la frontière du Liban vers Israël », a en effet indiqué le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, le porte-parole de Tsahal.

Selon la même source, ces « tunnels d’attaques », tous détectés du côté israélien, n’étaient « pas encore opérationnels » et ne représentaient donc pas « une menace immédiate » pour la population du nord d’Israël.

« L’armée opère seulement du côté israélien », a insisté le lieutenant-colonel Conricus. « Elle établi une zone militaire fermée dans le secteur concerné, proche de Metulla, et renforcé sa présence, mais n’a pas mobilisé les soldats de réserve », a-t-il précisé, avant d’ajouter qu' »aucune consigne spécifique n’a été délivrée aux populations civiles israéliennes. »

« Nous considérons les activités du Hezbollah comme une violation flagrante de la souveraineté israélienne, et cela prouve une nouvelle fois le mépris total du Hezbollah pour les résolutions des Nations unies », a encore fait valoir le porte-parole de Tsahal.

Ce dernier n’a pas donné de précisions au sujet du nombre et de l’importance des tunnels détectés, si ce n’est que les neutraliser et les détruire « pendra du temps. »

La construction de ces souterrains aurait commencé en 2013. D’après un haut responsable militaire israélien, cité par « The Times of Israël », le Hezbollah aurait créé des unites spécialisées qui, appelées « Radwan », auraient pour mission de traverser la frontière afin de faire un « maximum de dégâts » en Israël.

De son côté, la Force intérimaire des Nations unies au Liban [FINUL], dont la France est l’un des principaux contributeurs, a indiqué, via Malen Kamp Jensen, sa porte-parole, suivre « les informations des médias » et « s’entretenir avec toutes les parties concernées afin de garantir que celles-ci aient recours aux mécanismes de contact et de coordination mis en place par la Finul pour assurer le calme et la stabilité permanents ». Et de préciser : « La situation dans les secteurs d’opérations de la Finul reste calme. »

L’opération « Bouclier du Nord » survient au lendemain d’une rencontre, à Bruxelles, entre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu et le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo. Le premier avait expliqué qu’il allait discuter « de ce que nous entreprenons ensemble pour stopper les actes d’agression de l’Iran et de ses affidés », en faisons un allusion claire au Hezbollah.

En novembre, M. Netanyahu avait refusé de lancer une opération d’ampleur contre le Hamas, dans la bande de Gaza, ce que donna lieu à la démission de son ministre de la Défense, Avigdor Lieberman. Probablement que cette décision était motivée par l’attention particulière prêtée aux activités du Hezbollah, tant en Syrie qu’au Liban.

Le 27 septembre, à la tribune des Nations unies, le Premier ministre israélien avait accusé l’Iran de livrer aux Hezbollah des missiles et évoqué l’existence de trois sites de lancement implantés près de l’aéroport de Beyrouth. Et de dénoncer que la milice chiite utilisait ainsi « délibérément les habitants innocents de la capitale [libanaise] comme boucliers humains. »

Le réseau Systema formerait des cellules dormantes russes en Suisse




Un document secret NBD montre que l'objectif de Moscou est de constituer un commando non reconnu en Suisse.

Le Systema, art martial russe, s’enseigne dans plusieurs écoles en Suisse. Or, selon le «SonntagsBlick», des instructeurs russes utilisent ces cours pour former des combattants. Des cellules dormantes existeraient ainsi à Zurich, Berne et Lugano, prêtes à lutter à mains nues, au couteau ou au pistolet.

Selon un document du service de renseignement allemand, le réseau Systema servirait à «multiplier les forces armées hors des accords de désarmement internationaux», avec pour objectif de «provoquer troubles et insécurité dans la zone cible et recruter des élites». Toutes les écoles auraient des liens avec les services secrets et seraient sous influence financière et idéologique des autorités.

Le document ne dit pas qui tire les ficelles du réseau en Suisse. Toutefois, au cœur des inquiétudes se trouve le club de combat de Regensdorf (ZH). Y sont régulièrement envoyés des instructeurs de haut rang. Peu après les questions du journal, le club a mis son site internet hors-ligne.

Dans le radar du renseignement suisse

«Il y a des centaines de clubs de Systema dans le monde, qui devraient être mieux contrôlés par les autorités», prévient l’expert en renseignement Dmitrij Chmelnizki. Outre les sportifs normaux, des adeptes sont recrutés et partent à Moscou apprendre à utiliser armes et explosifs. Près de 300 personnes auraient suivi ce chemin en Allemagne.

Contacté, le Service de renseignement de la Confédération confirme seulement que les écoles d’arts martiaux sont sur le radar.

Ryauzov donne une formation de pistolet dans toute l'Europe
photo SSFC


C'est le cauchemar de tous les gouvernements occidentaux: des combattants russes dans leur propre pays. Saboteurs, provocateurs, espions. Ce qui ressemble à de la science-fiction est une réalité en Suisse.

Depuis des années, l'État russe construit des cellules dormantes hostiles dans ce pays. Moscou utilise des écoles de sport à Zurich, Berne et Lugano, où l’art martial russe Systema est formé. D'anciens combattants d'élite des services secrets russes se rendent en Suisse pour des "séminaires". Dans les gymnases, ils éduquent les personnes intéressées par les combats de rue et donnent des entraînements au couteau et au tir.

Quelle est la gravité du danger venant de l’Est, montrez des extraits d’un document secret qui a créé le service de renseignement de la fédération (NDB). En conséquence, le réseau Systema sert notamment à "multiplier la force en dehors des accords de désarmement habituels par un groupe de commandement non reconnu". Objectif: "provoquer des troubles et des incertitudes dans la zone ciblée" et recruter de "futures élites". Le NDB parle d'une influence financière et idéologique des autorités russes. La cinquième colonne de Vladimir Poutine en Suisse.

Le lien central est un club de combat de Zurich

Ces dernières années, les cellules Systema ont émergé dans toute l'Europe. En Suisse, les activités sont concentrées à Zurich, Berne et Lugano TI.

Le lien central est un club de combat de Zurich. Ses membres se rencontrent régulièrement dans un centre de formation à Regensdorf. Une séquence vidéo montre les leçons: exercice militaire, étranglement, apprendre à tuer.

Le logo du club: une tête de loup, le signe du loup-tenant de Moscou. La société de portefeuille est un mélange de société de sécurité et de club d'arts martiaux, qui envoie régulièrement des instructeurs Systema de haut niveau en Europe occidentale.

Ils voyagent aussi en Suisse. L'un d'eux est Denis Ryauzov, le chef des entraîneurs au combat de Wolf. Il donne régulièrement des cours de combat à Zurich et à Lugano, principalement en uniforme, avec un drapeau de la Russie cousu à la manche. L'école de Regensdorf l'indique sur son site web en tant qu '«instructeur en chef».

Ryauzov était un combattant d'élite des Speznas, une unité spéciale du service du renseignement militaire russe (GRU). De plus, les États-Unis ont sanctionné Ryauzov pour ses activités séparatistes dans l'est de l'Ukraine.

Connexions aux services secrets russes

Également dans les écoles Systema de Berne, certains anciens combattants du commandement des forces spéciales russes très décorés, tels que Vladimir Vasiliev et Mikhail Ryabko, ont reçu une formation au cours des dernières années. Ce dernier serait aujourd'hui un conseiller proche du ministre russe de la Justice - et donc directement subordonné à Poutine. Au cours des années précédentes, il entraînait des combattants pour les troupes de Speznas.

On ne sait pas qui tire les ficelles de la scène suisse Systema. Il y a des allusions cependant. Le nom DZ apparaît dans le document NDB. Il dirige le club d'arts martiaux de Regensdorf et est considéré comme une figure centrale. Des photos sont disponibles sur le SonntagsBlick montrant ses contacts avec les plus hauts militaires russes. Il a donc rencontré, en allemand, Gennady Nikulov, responsable du groupe russe Wolf Holding. Nikulov a également été sanctionné par les États-Unis. Lui aussi à cause des activités séparatistes dans l'est de l'Ukraine. Il est actuellement vice-président des séparatistes russes de la ville de Sébastopol, dans la péninsule de Crimée.

Toutes les écoles Systema en Suisse ont des liens avec les services secrets russes, loin d’eux-mêmes. Certaines personnes interrogées ont dit ceci avec des commentaires malveillants: "J'approuve maintenant un verre de vodka avec Poutine et j'organise des attaques terroristes." D'autres menacent de faire appel à des avocats si leur nom apparaît dans le journal. Le Systema Verein Regensdorf tire son site Web du réseau peu après la demande du SonntagsBlicks.

À Moscou, ils apprennent à manipuler des explosifs

Les journalistes allemands et l'expert russe Boris Reitschuster ne sont pas surpris par les réactions. Il a été le premier à aborder publiquement le danger du réseau Systema en Europe. Dans son livre publié en 2016 et intitulé "La guerre secrète de Poutine: comment Moscou déstabilise l'Occident", il décrit comment ces clubs recrutent des amis russes, tels que des policiers ou des agents de sécurité.

Dans la foule, les athlètes normaux s'entraînent dans des écoles. Certains d'entre eux sont finalement recrutés. Ils se rendent à Moscou et apprennent à gérer les explosifs et les armes. Rien qu'en Allemagne, environ 300 personnes auraient suivi cette formation. Reitschuster a déclaré: "Ces troupes de combat à l'Ouest sont un pilier de la guerre secrète de Poutine".

Dmitry Khmelnitsky, expert du renseignement, partage cet avis. "Il y a maintenant plusieurs centaines de branches Systema dans le monde", dit-il. Et met en garde: "Les écoles doivent être mieux contrôlées par les autorités." La tactique consistant à établir des troupes ennemies en Occident était bien établie et remontait à l'époque soviétique. "Ces groupes doivent rester déguisés jusqu'à ce qu'ils reçoivent un ordre pour des mesures actives." Cela signifie plus précisément d'inciter aux émeutes, de saboter.

Que les activités des Russes aillent au-delà de la planification de jeux, montrent les informations du NDB. Dans le document secret, il mentionne des manœuvres de soldats dans les hautes montagnes suisses. Les services de renseignement ne veulent pas faire de commentaire à ce sujet. La porte-parole Caroline Bohren dit seulement que vous avez les écoles de combat sur le radar. Toutes les activités d'espionnage seraient combattues avec leurs propres ressources.

lundi 3 décembre 2018

Abou al Oumarayn a été neutralisé


En novembre 2014, l’État islamique [EI ou Daesh] diffusa une vidéo de propagande pour montrer le meurtre par décapitation de 18 militaires syriens prisonniers. À la fin, Jalman al-Britani, dit « jihadi John », un ancien rappeur britannique alors suspecté d’avoir déjà tué quatre otages occidentaux, exhiba la tête de Peter Kassig, un travailleur humanitaire américain capturé par l’organisation jihadiste un an plus tôt.

Derrière ces meurtres se cachait, a priori, un haut responsable de l’EI : Abou al Oumarayn. Et plus de quatre ans après la diffusion de cette vidéo, il a été éliminé par la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis.

« Les forces de la coalition ont mené des frappes précises contre un haut placé de l’EI, Abou al Oumarayn, […] dans le désert » syrien, a en effet indiqué, le 2 décembre, le colonel américain Sean Ryan, le porte-parole de l’opération Inherent Resolve [nom de la coalition, ndlr].

Selon cet officier, qui n’a pas livré beaucoup de détails, Abou al-Oumarayn était en effet « impliqué dans le meurtre du ressortissant américain […] Peter Kassig » et « associé ou directement impliqué dans l’exécution de plusieurs autres prisonniers. » En outre, il aurait « donné des indications constituant une menace imminente pour les forces de la coalition », a-t-il ajouté.

Enfin, le colonel Ryan a assuré que les « frappes de la coalition « continuent de perturber le commandement et le contrôle de l’EI sur le champ de bataille. »

L’élimination de ce cadre de l’EI a été annoncée après que SANA, l’agence de presse syrienne officielle, a accusé la coalition d’avoir tiré des missiles sur des positions tenues par les forces du régime, précisément « dans la montagne d’Al-Ghourab au sud d’Al-Soukhna. »

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH] a affirmé qu’un convoi des forces syriennes avaient été la cible de « plus de quatorze missiles » tirés par la coalition, dans l’extrême est de la province de Homs.  » Le groupe était perdu au milieu du désert à 35 km de la base d’Al-Tanf », où sont déployées des troupes américaines et britanniques, a-t-il affirmé.

Le secteur d’Al-Tanf, déclaré « zone de déconfliction » par la coalition anti-jihadiste et l’état-major russe en Syrie, est stratégique dans la mesure où il est situé sur l’axe Damas-Bagdad et qu’il permet ainsi d’empêcher les infiltrations éventuelles de terroristes en Jordanie. D’où la présence de commandos américains, qui ont aussi la mission d’appuyer une faction de l’Armée syrienne libre face à l’EI.

Ces derniers mois, le secteur d’al-Tanf a été le théâtre de plusieurs incidents entre la coalition et les forces pro-Damas. En septembre, la Russie avait menacé d’y lancer une intervention, ce qui avait contraint l’US CENTCOM [commandement militaire américin pour l’Asie centrale et le Moyen Orient] à y faire une démonstration de force à titre dissuasif.

dimanche 2 décembre 2018

Des centaines d'images pornographiques découvertes sur les appareils électroniques de Tariq Ramadan


Dans le cadre de son enquête sur les accusations de viol visant Tariq Ramadan, la justice a fouillé son matériel informatique. Les enquêteurs ont ainsi pu mettre la main sur de nombreuses photos ainsi que sur son historique de recherches internet.

Comme le révèle Le JDD de ce 2 décembre, la justice a mis la main, en analysant les données stockées sur différents appareils électroniques appartenant à Tariq Ramadan, sur quelque 776 images à caractère pornographique, comme le précise le rapport d’expertise.

Beaucoup de ces photos correspondraient à «des selfies de plusieurs dizaines de femmes» retrouvées dans le matériel informatique de l'islamologue suisse, que les enquêteurs ont fouillé à partir de mots-clés «pouvant intéresser l’instruction en cours», selon les propos rapportés par l'hebdomadaire.

«Deux iPhone 7 Plus, un Samsung Galaxy, un disque externe, un MacBook Pro, une tablette iPad Pro, une clé USB[...]» et ce n'est que le début de la longue liste, dressée par Le JDD, des supports de stockage de Tariq Ramadan, qui ont été examinés par la justice.

Les enquêteurs auraient par ailleurs relevé, dans son historique de navigation sur internet, des recherches évoquant un «massage sensuel à domicile», le 9 janvier 2018, une «escort à Lille », en avril 2017 ou encore la tentative de précaution : «ne pas faire apparaître son numéro de téléphone», en septembre 2015.

Le 15 novembre, Tariq Ramadan obtenait sa mise en liberté sous conditions, neuf mois après son incarcération pour viol. Les juges de la cour d'appel de Paris rendaient ainsi leur décision après avoir examiné le recours déposé par l'avocat de l'islamologue.

Soumise au versement d'une caution de 300 000 euros, la libération de Tariq Ramadan s'est accompagnée de mesures restrictives telle que la remise de son passeport suisse, l'interdiction de quitter le territoire ou encore celle d'entrer en contact avec les plaignantes et certains témoins.

En outre, le citoyen suisse doit également pointer une fois par semaine au commissariat.

Après la révélation, au mois d'octobre, de centaines de SMS échangés entre Tariq Ramadan et les deux femmes qui l'accusent de viol, l'islamologue a dû reconnaître avoir eu avec chacune d'entre elles des relations sexuelles qu'il a qualifiées de «consenties». Des aveux difficilement arrachés, huit mois après sa mise en examen et son incarcération le 2 février.

Affaire Khashoggi: les messages interceptés par la CIA renforcent les soupçons sur «MBS»


Saoud al-Qahtani communiquait directement avec le chef d'équipe durant l'opération, selon la CIA qui a appris l'existence d'une dizaine de messages envoyés par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans les heures précédant et suivant le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi au conseiller supervisant l'opération, selon le Wall Street Journal samedi.

Le journal a pris connaissance d'extraits du rapport secret de la CIA ayant conclu que «MBS» avait «probablement» commandité l'assassinat du journaliste saoudien, tué lors de sa visite au consulat de son pays à Istanbul le 2 octobre.

Dans ce rapport, la CIA rapporte que le prince a écrit au moins onze messages à son plus proche conseiller, Saoud al-Qahtani, qui supervisait l'équipe de quinze hommes envoyés en Turquie pour tuer Jamal Khashoggi. Le conseiller royal a été limogé et officiellement accusé en Arabie saoudite d'avoir joué un rôle central, ainsi que sanctionné par le Trésor américain avec seize autres Saoudiens.

Saoud al-Qahtani communiquait directement avec le chef d'équipe durant l'opération, selon la CIA, indique le Wall Street Journal, qui ne précise le type des messages. La CIA ignore le contenu des messages envoyés par le prince héritier à son collaborateur.

Mais son rapport conclut, avec un degré de certitude «moyen à élevé», que le prince Mohammed «ciblait personnellement» Khashoggi et «a probablement ordonné sa mort». Le rapport clarifie: «Nous manquons d'informations directes montrant que le prince héritier a donné un ordre d'assassinat».

Les espions américains rapportent également que le dirigeant saoudien a dit à des proches, en août 2017, que s'il ne parvenait pas à faire revenir Jamal Khashoggi en Arabie saoudite, «nous pourrions éventuellement l'attirer en dehors de l'Arabie saoudite et faire des arrangements», ce qui «semble anticiper l'opération saoudienne lancée contre Khashoggi».

Le contenu exact du rapport de la CIA est très discuté à Washington, depuis que Donald Trump a déclaré publiquement que le service de renseignement n'avait «rien trouvé d'absolument certain».

Le président américain est accusé, y compris au sein de son parti au Congrès, de chercher à épargner le prince héritier au nom des intérêts stratégiques américains en Arabie saoudite.

AFP

Oussama Oueid al-Saleh a été capturé


Depuis septembre, les milices kurdes [YPG] et des groupes arabes armés réuni au sein des Forces démocratiques syriennes [FDS] ont lancé l’opération « Roundup » afin de réduire la dernière position tenue par l’État islamique [EI ou Daesh] sur la rive orientale de l’Euphrate, dans la province de Deir ez-Zor.

Malgré le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, cette offensive des FDS, qui se concentre sur la localité de Hajine, piétine. La menace d’une intervention militaire turquie contre les milices kurdes syriennes dans le nord de la Syrie a certes conduit ces dernières à suspendre leurs opérations pendant quelques temps.

Mais l’opiniâtreté de Daesh à défendre Hajine, où il compterait plus de 2.000 combattants expérimentés, explique en partie les difficultés qu’éprouvent les FDS à s’emparer d’Hajine. D’autant plus que, mi-octobre, les jihadistes ont profité des conditions météorologiques pour lancer des contre-attaques meurtrières. Ce qu’a reconnu l’État-major des armées [EMA] dans son dernier compte-rendu des opérations.

« Dans la région d’Hajine, profitant de conditions météo défavorables, Daech a récemment lancé des offensives contre les positions des forces démocratiques syriennes. L’appui de la coalition, notamment l’engagement de l’artillerie, a permis de stopper ces offensives. Au bilan, cette action a occasionné des pertes dans les deux camps, sans faire évoluer la ligne de front », peut-on en effet y lire.

Ce qui se traduit par une intense activité de la Task Force Wagram. Les artilleurs français, dotés de trois CAESAr [Camion équipé d’un système d’artillerie] multiplie les missions de tir au profit des FDS depuis la frontière irakienne. Entre le 21 et le 27 novembre, ils ont ainsi assuré 62 missions de tirs (soit 250 au total, depuis la contre-offensive de Daesh).

Cela étant, le 30 novembre, les FDS ont annoncé la capture d’un certain « Oussama Oueid al-Saleh », qu’elles ont présenté comme étant « l’un des plus dangereux terroristes de Daesh ».

« C’est un responsable de la sécurité à Deir ez-Zor qui a été directement impliqué dans la préparation et l’exécution de plus de 40 opérations terroristes » dans cette province syrienne, ont précisé les FDS.

Selon ces dernières, ce cadre de Daesh a été interpellé le 22 novembre dans la village de d’Al-Tana, lors dune « opération spéciale ».

Toutefois, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], qui dispose d’un réseau d’informateurs en Syrie, a relativisé l’importance de cette capture en affirmant que cet Oussama Oueid al-Saleh était un « ancien local de la sécurité dans l’un des secteurs de Deir ez-Zor ». Et d’ajouter : « Il est peut-être un des membres des cellules dormantes du groupe jihadiste. »

Atterrissage d'urgence de l'avion de Merkel : la piste criminelle envisagée


L'avion officiel de la chancelière allemande a-t-il été victime d'une attaque électronique ? L'appareil a dû atterrir en urgence dans la soirée du 29 novembre alors qu'Angela Merkel se dirigeait vers le G20. La piste criminelle est envisagée.

Alors qu'il s'envolait pour le G20 qui se tient à Buenos Aires, l'avion Airbus de la Bundesrepublik transportant Angela Merkel a dû rebrousser chemin au-dessus des Pays-Bas et atterrir précipitamment à Cologne en Allemagne dans la soirée du 29 novembre après qu'une «panne sérieuse» a été constatée à bord, selon les mots de la chancelière allemande.

Selon les informations du quotidien Rheinische Post, qui évoque des sources au sein des services de sécurité allemands, les enquêteurs examineraient à présent une éventuelle piste criminelle qui pourrait avoir entraîné cet atterrissage d'urgence, mais la chancellerie n'a pas commenté ces informations. Le capitaine de l'avion a fait état d'«un arrêt sans précédent des systèmes de communication», selon le journal régional.

La chancelière va finalement voyager avec une délégation très réduite à bord d'un avion de ligne effectuant le trajet Madrid-Buenos Aires et atterrira dans la capitale argentine avec plus de 12 heures de retard. Elle ne sera donc pas présente pour la traditionnelle photographie réunissant les chefs d'Etat et de gouvernement du G20.