Sauf avis de recherche, nous ne publions plus de photographies des auteurs d'attentats, pour éviter d'éventuels effets de glorification posthume, les rendre anonymes, c'est combattre Daech

jeudi 27 juillet 2017

Mohamed Yacine Aknouche a été arrèté


Un chef de cellule terroriste franco-algérien a été interpellé alors qu'il préparait un attentat, selon un quotidien algérien. Les enquêteurs ont établi qu'il avait un «lien fort» avec Amedy Coulibaly, auteur d'un attentat en France en 2015.

Les forces de sécurité algériennes ont déjoué «un plan terroriste» dont le cerveau a des liens avec Amedy Coulibaly, auteur d'attaques meurtrières en France en 2015, et avec Daesh, a rapporté le 27 juillet le quotidien Al-Khabar.

Citant «des sources de sécurité bien placées», le journal algérien Al-Khabar affirme que «les premiers résultats de l'enquête montrent le lien fort entre le chef de la cellule terroriste et Amedy Coulibaly», qui avait tué une policière municipale dans la rue puis quatre otages dans un magasin cacher en janvier 2015 près de Paris, avant d'être abattu.

Le chef de cette cellule terroriste présumée, Mohamed Yacine Aknouche, un mineur et une troisième personne dont l'identité n'a pas été révélée ont été arrêtés le 25 juillet à Ain Tagourait, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest d'Alger, selon Al-Khabar. Selon le journal, au cours du raid effectué dans l'appartement de Mohamed Yacine Aknouche, les forces de sécurité ont mis la main sur des dizaines de photos des lieux qu'il souhaitait attaquer, dont des bâtiments de l'armée.

Mohamed Yacine Aknouche, un franco-algérien, avait été condamné par contumace en France à huit ans de prison pour son rôle dans la préparation d'un attentat contre le marché de Noël de Strasbourg en 2000 qui avait été déjoué.

D'après le quotidien, les forces de sécurité algériennes «cherchent à déterminer le type de relation qu'entretenait [Mohamed Yacine Aknouche] avec Amedy Coulibaly» après la découverte de conversations électroniques entre les deux hommes. Il précise que les premiers résultats de l'enquête ont également établi un lien entre Mohamed Yacine Aknouche et des «attaques meurtrières dans des pays européens [...] commises par Daesh».

Le captagon, drogue des djihadistes ? Un rapport dénonce un «mythe»



Rentré dans l'imaginaire commun, l'association captagon-terrorisme ne serait en fait fondée sur aucun fait avéré, révèle un rapport de l'Observatoire des drogues et de la toxicomanie publié le 27 juillet.

«Depuis le 13 novembre 2015, il est devenu difficile de lire un article de presse ou de visionner un document télévisé traitant du captagon sans que ce produit ne soit automatiquement associé à la guerre en Syrie [...], en Europe et ailleurs, d’attaques terroristes revendiquées par l’organisation Etat islamique», peut-on lire dans le rapport de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (ODFT).

«Il est en particulier allégué que le captagon aurait été utilisé par les auteurs d’attentats terroristes revendiqués par l’Etat islamique et plus largement par les combattants des groupes djihadistes actifs en Syrie», poursuit l'observatoire.

Pourtant, à l'occasion des attaques du 13 novembre 2015, les analyses toxicologiques des terroristes se sont toutes révélées négatives. Des résultats similaires ont été constatés après divers autres attentats commis depuis lors en France, en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni, au Danemark ou en Suède.

«A ce jour, aucun des terroristes ayant commis des attentats revendiqués par Daesh en Europe depuis 2015 n’a donc consommé de captagon avant de passer à l’acte. [...]  On peut ainsi conclure que l’étiquette de "drogue des terroristes" colle mal, voire pas du tout, au captagon», estiment les experts.

Pour Laurent Laniel, chercheur à l'ODFT, «l’amalgame captagon-terrorisme djihadiste aurait ainsi été construit au moyen d’un procédé rhétorique reposant sur la plausibilité de certains éléments mais pas sur l’existence de preuves solides». La difficulté des sociétés occidentales à «penser l’ennemi», serait selon lui aussi en cause.

«Le mécanisme à l’œuvre laisse entendre que les attentats-suicides revendiqués par l’Etat islamique n’auraient pu être exécutés uniquement par une volonté assumée de sacrifier sa propre vie au service d’une cause et sans recours à la chimie», conclut le rapport.

La Confédération s'équipe contre les bombes "sales"


La Confédération prend des mesures pour éviter les bombes dites "sales". Douanes et aéroports devraient être équipés dès le début de l'année prochaine de portiques pour passagers, capables de détecter des matériaux radioactifs.

"Mobiles et n'occupant que peu de places, les portiques pourraient être utilisés dans d'autres lieux, comme l'entrée d'un stade de football ou d'une grande manifestation", indique jeudi à l'ats Emmanuel Egger, physicien en charge des questions nucléaires du Laboratoire Spiez de l'Office fédéral de la protection de la population (OFPP). Il confirmait ainsi une information de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ).

Son équipe dispose par ailleurs déjà d'un véhicule équipé d'un détecteur similaire, qu'elle utilise en collaboration avec la police et les douaniers pour chasser les contrebandiers sur la route. Elle n'envisage cependant pas d'en acquérir d'autres pour le moment. Grâce à ces deux dispositifs, des contrôles intégraux devraient être assurés d'ici cinq à sept ans, selon M. Egger.

Attaque "possible"

"L'idée est d'empêcher l'introduction d'une bombe sale ou de matériel radioactif, pouvant servir à sa construction", poursuit M. Egger. Une bombe "sale" n'est pas une bombe atomique: c'est un engin explosif contenant des sources radioactives qui se dispersent dans la nature lors de l'explosion.

Si une telle attaque arrivait, le lieu contaminé devrait être temporairement évacué et fermé, afin d'être décontaminé, précise M. Egger. "La durée de ces opérations dépend des substances radioactives utilisées, ainsi que de leur quantité. Mais la décontamination peut prendre jusqu'à plusieurs mois, voire des années. Les conséquences seraient donc avant tout économiques."

M. Egger estime qu'"une telle attaque est possible en Suisse". Il temporise toutefois en précisant qu'aucun attentat à la bombe "sale" n'est jamais survenu dans le monde jusqu'à présent. Quoique plusieurs aient été déjoués par les services de renseignement.

D'autre part, "une attaque à la bombe sale est considérée comme du terrorisme hightech, car elle nécessite de nombreuses connaissances. Or la tendance actuelle est plutôt au terrorisme lowtech". Les récentes attaques au véhicule-bélier en sont des exemples.

Mandat sécuritaire

Le Laboratoire Spiez est un institut de protection ABC. Il vise à prévenir et lutter contre les menaces et les dangers de nature atomique (A), biologique (B) et chimique (C).

Alors que sa tâche consistait principalement à mesurer la radioactivité sur le terrain, son département de physique a récemment reçu un mandat plus sécuritaire. Il collabore avec la police et les douanes pour éviter que des matériaux radioactifs ne soient introduits illicitement en Suisse.

ATS