Sauf avis de recherche, nous ne publions plus de photographies, vidéos ou articles d'auteurs d'attentats, afin d'éviter d'éventuels effets de glorification posthume. Les rendre anonymes, c'est combattre le djihadisme !

dimanche 27 mai 2018

Rapport du centre d'analyse du terrorisme


Le Centre d'analyse du terrorisme a étudié 238 profils d'islamistes radicaux condamnés entre 2014 et 2017 et a livré ses conclusions dans un rapport choc.

Vous pouvez télécharger ce rapport en cliquant sur l'image.


Egger Ph.

Objets connectés et guerre de l’information


Les objets connectés - des estimations nous en promettent 30 milliards pour 2020 - posent d’évidents problèmes de sécurité (qui ont fait l’objet d’un passionnant colloque de la FRS le 15 mai). Un objet connecté réunit quatre caractéristiques particulières, tout en continuant à remplir ses anciennes fonctions triviales (transporter, mesurer, chauffer, recouvrir, etc.) :

- Il capte des informations (qui sont à la fois des données susceptibles d’être stockées et traitées, et des « nouvelles » en ce sens qu’elles reflètent des changements instantantés.
- Il traite ces informations en fonction d’algorithmes (ou elles sont traitées par le système auquel il est relié) ; il se livre donc à des opérations de calcul qui se formulent souvent comme des propositions adressées à un être humain (qu’il s’agisse d’aller acheter du lait ou de diminuer son rythme de course).
- Il fait ou il prend des décisions comme de changer un réglage.
- Il communique, puisqu’il est en relation avec Internet donc potentiellement avec un univers de traitement et diffusion d’une quantité inimaginable de données.

Ces caractéristiques sont à évaluer en fonction des trois types de stratégies offensives que permet ou que favorise le numérique : acquisition de données confidentielles d’une victime (espionnage ou surveillance), perturbation de systèmes ciblés (sabotage, paralysie...) et enfin action sur le cerveau humain et sur ses croyances (illusions,propagande, manipulation...).

Si nous tentons maintenant de croiser les deux grilles, nous devons tenir compte que les objets connectés, du fait de leur conception, de leur faible prix, de leur nouveauté, de leur modestie apparente, etc sont a priori moins bien sécurisés ou font l’objet de moins de précautions que des ordinateurs, par exemple, dont tout le monde pense qu’ils peuvent faire l’objet de cyberattaques.

Les objets connectés recueillent des données sur eux-mêmes (identifiant, géolocalisation), sur leur environnement et parfois sur les êtres humains qui les utilisent. On connaît des exemples où les objets connectés, mal sécurisés, ayant un mot passe faible, etc., se sont révélés le maillon le plus faible et ont permis d’accéder aux données d’un système beaucoup plus vaste Ainsi un simple thermomètre d’aquarium a permis de pirater les données confidentielles d’un casino. Ou encore, pour prendre un exemple de piratage, en octobre 2017, des réseaux d’objets connectés (caméras, télévisieurs) ont servi à pervertir (par une sorte de déni d’accès, en la surchargeant de demandes incessantes) la société américaine Dyn qui redirige des requêtes, puis par extension, ils ont pu rendre inaccessibles quelques heures des services comme Amazon, eBay, Airnb, Paypal, etc.

À partir de là, il n’y a plus qu’à laisser aller son imagination pour décrire les vols d’information ou les sabotages les plus sophistiqués passant par un frigidaire, un téléphone, une montre et demain une boîte de conserve ou un maillot. Un excellent roman policier comme « Tension extrême » de Sylvain Forge raconte ce que ferait un fou d’informatique faisant exploser des Pacemakes, paralysant les forces de police d’une ville, etc. À vous de fantasmer sur ce que réaliserait une puissance étatique ou un groupe mafieux qui prendrait le contrôle de toutes les bicyclettes d’une métropole, la priverait de transports ou saurait tout de la sexualité et de la santé des dirigeants de la planète par leur rasoir ou leur équipement de jogging. Si votre voiture ou votre fusil ne vous obéissait plus ? Si un bijou en disait plus sur vous qu’un micro ? Etc.

Mais la dimension la plus intrigante est celle de l’action sur l’esprit : un objet trivial peut-il agir sur nos affects, voire sur nos comportements, sur le fonctionnement de l’opinion, voire de la démocratie ? Jusqu’à présent cela s’est fait par des médias au sens large, c’est-à-dire par des dispositifs faits explicitement pour délivrer des messages à nos cerveau. De la projection du cuirassé Potemkine sur écran géant à la rumeur que vous transmet votre compte Facebook.

Forcément quelqu’un a ou va penser à une stratégie d’action sur le cerveau humain par les objets connectés. Nous n’en sommes qu’au tout début, mais on peut déjà esquisser trois types de scénarios.
Le premier est évidemment « à la Big Brother » : la suraccumulation de données sur les citoyens par un pouvoir centralisé. Suivant une information récente la Chine a commencé à doter certains ouvriers de casquette connectées qui détecteraient les ondes cérébrales, le stress, l’état émotif. À partir du moment où une technologie sait qui vous êtes, où vous êtes, avec qui vous êtes en relation, ce que vous faites, mais aussi ce que vous ressentez, il n’y a évidemment pas de limite au contrôle politique de la population.

Le second scénario suppose plus subtilement que les données soient collectées discrètement, traitées massivement par l’intelligence artificielle, employées à nous profiler donc à nous prédire et que cela se traduise non pas par la répression des mauvais sujets, mais plus subtilement par une politique de l’attente et du désir. Après tout, les Gafa passent déjà leur temps à nous proposer le livre, le restaurant ou les vacances qui nous conviennent et à répondre à la question unique que nous pensions porter secrètement en nous : j’ai envie de... Le scandale Cambridge Analytica a montré comment une proposition politique pouvait nous être adressée de la façon la plus personnalisée pour nous suggérer de voter X ou Y en fonction de nos habitudes, de nos préjugés, de nos appartenances, voire de nos traits de caractère. Le stade suivant serait la prédiction par notre environnement le plus familier d’incitations parfaitement adaptées : obéissant aux calculs d’un algorithme, y compris en politique, nous aurions la sensation de n’obéir qu’à nous-mêmes et à nos pulsions les plus secrètes.

Un pas plus loin : peut-on imaginer des dispositifs qui joueraient sur nos perceptions, nos lunettes, nos téléphones, et nous prédisposeraient à tel ou tel comportement ? Nous n’avons pas encre réussi à imaginer un scénario où une puissance occulte déclencherait des émeutes ou ferait voter machin en envoyant des virus à des frigidaires, des montres ou des vélos, mais soyons certains d’une : il y a forcément quelqu’un qui va y penser un jour où l’autre. Toutes les potentialités négatives de l’objet trouveront tôt ou tard une exploitation stratégique. Raison de plus pour commencer dès maintenant à penser les vulnérabilités du banal.

vendredi 25 mai 2018

Deux anciens de la DGSE mis en examen pour trahison au profit d’une puissance étrangère


Le ministère des Armées a partiellement confirmé une information donnée par l’émission « Quotidien » [TMC] et le journal Le Monde, selon laquelle des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure [DGSE] ont été arrêtés et mis en examen pour intelligence avec une puissance étrangère.

Ainsi, via un communiqué publié le 24 mai au soir, le ministère des Armées précise que deux de ses « anciens personnels et la conjointe de l’un d’entre eux ont été déférés devant le juge d’instruction, pour des faits susceptibles de constituer les crimes et délits de trahison par livraison d’informations à une puissance étrangère, provocation au crime de trahison et atteinte au secret de la défense nationale. »

Toujours d’après la même source, les deux individus concernés, qui ont « appartenu à la DGSE par le passé », n’étaient plus en activité au moment de leur arrestation.

Contrairement à ce qu’ont affirmé Quotidien et Le Monde, les agissements de ces deux personnes n’ont pas été détectés par la Direction générale de la sécurité intérerieure [DGSI] mais par la DGSE elle-même. « Ces agissements d’une extrême gravité ont été détectés par ce service qui a porté à sa propre initiative ces faits à la connaissance du procureur de Paris, sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale », précise en effet le ministère des Armées.

D’après une source judiciaire sollicitée par l’AFP, l’une des personnes impliquées a été mise en examen du « chef de provocation directe au crime de trahison ».

« Ce sont des faits graves. Les informations qui auraient été transmises sont susceptibles de porter atteinte à la sécurité de l’État », a indiqué Florence Parly, la ministre des Armées, ce 25 mai, à CNEWS.

Le ministère des Armées et cette source judiciaire n’ont pas précisé la « puissance étrangère » pour laquelle ces deux anciens de la DGSE ont travaillé. D’après les deux médias qui ont révélé cette affaire, il s’agirait de la Chine.

Si tel est le cas, ce ne serait pas inédit. À la fin des années 1990, un officier de la DGSE en poste à Pékin, chargé d’assurer la liaison TOTEM, qui consiste à entretenir des relations avec les services chinois, avait été « retourné » par son interprète féminin. Cette information avait été révélée par Franck Renaud, dans son livre « Les diplomates : Derrière la façade des ambassades de France ».

jeudi 24 mai 2018

Le CPA10 a reçu une quatrième Croix de la Valeur militaire




Signe de l’importance du rôle que tiennent les forces spéciales dans les opérations militaires actuellement menée par la France, le Commando Parachutiste de l’Air n°10 (CPA 10) est la première unité de l’armée de l’Air à avoir reçu quatre Croix de la Valeur militaire (CVM) avec palme de bronze. La dernière lui a été remise le 23 mai au quartier Reymondaud, à Orléans, à l’occasion de la cérémonie de passation de commandement entre le lieutenant-colonel M. L. et le lieutenant-colonel C. N.

« Vous avez toute ma confiance pour être au rendez-vous des missions qui vous seront confiées. Prenez soin de vos hommes, ils sont la vraie richesse de ce redoutable système de combat », a dit le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), au nouveau commandant du CPA 10.

« Peu de gens le savent, car votre discrétion, je dirai même votre humilité, sont à la hauteur des enjeux des missions qui vous sont confiées », a ensuite fait valoir le CEMAA, à l’adresse des aviateurs du CPA 10. « Cet héritage vous permet aujourd’hui d’être projetés instantanément au cœur des sanctuaires djihadistes, là où se joue la sécurité des Français », a-t-il ajouté.

Comme cela a été le cas le 2 mars dernier à Ouagadougou. Ce jour-là, le CPA 10 était intervenu à Ouagadoudou pour y assurer la protection de l’ambassade de France ainsi que celle de l’état-major burkinabé, alors qu’une attaque avait été lancée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

Ensuite, le général Lanata a remis une 4e Croix de la Valeur militaire au CPA 10, ce qui donne le droit à ses commandos de porter la fourragère avec olive aux couleurs de la médaille militaire, a précisé le Sirpa Air.

Comme l’a dit le CEMAA, cette nouvelle CVM « illustre et honore » l’engagement collectif des aviateurs du CPA 10 et « témoigne du feu délivré et du sang versé pour la France. » Et d’ajouter : « Peu d’unités dans l’armée de l’Air peuvent se prévaloir d’un tel palmarès. Peu d’unités arborent fièrement une deuxième fourragère. »

Pour rappel, le système des « Forces spéciales Air » [FSA] est organisé selon trois cercles. Le premier est constitué par le CPA 10 et les escadrons « Poitou » [transport] et « Pyrénées » [hélicoptères], tandis que le second concerne les « modules d’appui aux opérations spéciales » (CPA 20 et 30, CASV, SIBCRA, EAC2P, etc). Enfin, le troisième regroupe les « unités référentes expertes », comme le du 30e Régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niemen » et de l’escadron de drones 1/33 « Belfort ».

Adrien Guihal alias "Abou Oussama al-Faransi" a été capturé par les forces kurdes


Le djihadiste français Adrien Guihal, accusé d'être la voix des revendications de l'attentat de Nice du 14 juillet 2016 a été capturé à Raqqa par les Forces démocratiques syriennes le 19 mai, selon un communiqué de cette coalition arabo-kurde.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par Washington et Paris, ont annoncé le 24 mai la capture d'un djihadiste français, Adrien Guihal, à Raqqa dans le nord de la Syrie.

Ce djihadiste du groupe Etat islamique (EI) est accusé d'être la voix de la revendication de l'attentat meurtrier de Nice en France, le 14 juillet 2016.

Il avait été condamné en 2012 en France à quatre ans de prison dont un avec sursis pour avoir fomenté un projet d'attentat, avant de fuir vers la Syrie et l'Irak, deux pays voisins où Daesh avait pris le contrôle de vastes régions en 2014.

«Après enquête, les services de renseignements des FDS ont mené une opération spéciale le 19 mai qui a permis de capturer un groupe de djihadistes de l'EI dont Adrien Lionel Guihal, connu sous le nom d'Abou Oussama al-Faransi, avait pris la tête», est-il écrit dans un communiqué publié sur le site des FDS le 24 mai.

Le djihadiste français a été arrêté à Raqqa, l'ex-capitale de l'EI en Syrie reconquise par les FDS en 2017, en compagnie de sa femme dont l'identité n'a pas été révélée.

Les FDS ont réussi ces derniers mois à arrêter plusieurs djihadistes français membres de l'EI qui vivaient dans la clandestinité.

Donald Trump est un danger par son instabilité mentale


Les Etats-Unis: ce pays arrogant que l'on ne peut pas faire confiance

Peu après l'annonce par la Corée du Nord du démantèlement de son site d'essais nucléaires, Donald Trump a fait savoir ce 24 mai que le sommet prévu avec son homologue nord-coréen Kim Jong-un le 12 juin prochain à Singapour n'aurait pas lieu.

Alors que la Corée du Nord avait annoncé plus tôt dans la journée le démantèlement de son site d'essais nucléaires de Punggye-ri, le président américain Donald Trump a fait savoir ce 24 mai que sa rencontre prévue avec le chef d'Etat nord-coréen Kim Jong-un le 12 juin prochain à Singapour n'aurait pas lieu.

Dans une lettre publiée sur le compte Twitter de la Maison Blanche, Donald Trump estime «qu'il n'est pas opportun, à ce stade» de maintenir le sommet, soulignant qu'il était pourtant «très impatient» de rencontrer son homologue nord-coréen. «Malheureusement, au regard de l'énorme colère et de l'hostilité affichée dans votre dernière déclaration en date, je trouve qu'il serait inapproprié, à l'heure actuelle, de tenir cette rencontre prévue depuis longtemps», a-t-il poursuivi, s'adressant à Kim Jong-un. «Vous évoquez votre arsenal nucléaire, mais le nôtre est si massif et puissant que je prie Dieu que nous n'ayons jamais à en faire usage», a encore écrit Donald Trump. Il qualifie cette «opportunité manquée» de «moment triste de l'histoire».




Après des mois de rapprochement et de détente diplomatique, la Corée du Nord a opéré la semaine dernière un spectaculaire retour à sa rhétorique traditionnelle, annulant une rencontre intercoréenne et évoquant la possibilité de remettre en cause le tête-à-tête très attendu.

La dernière banderille a été plantée ce 24 mai par la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Cheo Son Hui, qui a fustigé les propos tenus ce 21 mai par le vice-président américain Mike Pence, qui avait affirmé que la Corée du nord pourrait finir comme la Libye de Mouammar Kadhafi, tué lors du soulèvement de son pays après avoir renoncé à l'arme atomique, si Kim Jong-un ne passe pas un accord avec Washington sur la dénucléarisation.

«Je ne peux pas cacher ma surprise devant de telles remarques idiotes et stupides venant de la bouche du vice-président américain», avait rétorqué indiqué Cheo Son Hui, dans une déclaration publiée par l'agence officielle KCNA.

«Nous ne quémanderons pas auprès des Etats-Unis pour un dialogue, ni ne nous donnerons la peine de les persuader s'ils ne veulent pas s'asseoir avec nous», avait-elle ajouté, en précisant qu'elle recommanderait à Kim Jong-un d'annuler le sommet si les Etats-Unis persistaient «dans des actes illégaux et insultants».

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est dit ce 24 mai «profondément préoccupé» par l'annulation de ce sommet historique. «J'exhorte les parties à poursuivre leur dialogue pour trouver une voie vers une dénucléarisation pacifique et vérifiable de la péninsule coréenne», a-t-il poursuivi lors de la présentation de son agenda pour le désarmement à Genève en Suisse.

Salim Benghalem, l'un des commanditaires présumés des attentats de novembre 2015, déclaré mort


Considéré comme l'un des commanditaires des attentats de novembre 2015, le djihadiste de 38 ans serait mort dans un bombardement syrien en novembre 2017, selon sa famille. Une information qui serait confirmée par une note de la DGSI.

La famille du djihadiste Salim Benghalem a confirmé à France Info que ce dernier avait trouvé la mort en novembre 2017 dans des bombardements menés par l'armée syrienne. Une «personne de confiance» aurait révélé la nouvelle à la famille le 10 mai, photo à l'appui. Benghalem, l'un des commanditaires présumés des attentats de Paris en novembre 2015 avait été condamné à 15 ans de prison par contumace en janvier 2016 pour avoir recruté des combattants français pour Daesh en Syrie.

Selon le site d'information, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) posséderait une note attestant du décès du terroriste, sans toutefois pouvoir confirmer la mort avec des preuves formelles. Les ministères français des Affaires étrangères et de l'Intérieur se sont gardés de confirmer la mort du djihadiste.

Un bourreau réjoui par les attentats de Charlie Hebdo
Ayant évolué rapidement au sein de l'organisation terroriste, Salim Benghalem était chargé de la gestion des recrues françaises et francophones. Il est aussi soupçonné d'avoir été l'un des geôliers des quatre journalistes français détenus pendant 10 mois par l'Etat islamique (EI) et libérés en avril 2014.

Proche des frères Kouachi, le terroriste avait fait parler de lui en février 2015, juste après les attentats de janvier, en publiant une vidéo tournée par un otage britannique, dans laquelle il menaçait la France et se réjouissait de la mort des journalistes de Charlie Hebdo. Il y appelait les cellules dormantes à prendre les armes contre les citoyens français. Il y louait également le terroriste Mohammed Merah.

Délinquant, Salim Benghalem avait été repéré par le radar de la justice dès 2001. Il a été incarcéré de 2002 à 2008 pour une affaire de meurtre et se serait radicalisé à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) durant cette période. Salim Benghalem a fréquenté la filière islamiste des Buttes-Chaumont, dans laquelle il est notamment rentré en contact avec les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo et Amedy Coulibaly, le tueur de l'Hyper Cacher.

Après un bref séjour au Yémen au sein d'Al-Qaïda, il avait fui en Syrie au printemps 2013 pour rejoindre le groupe djihadiste syrien Front al-Nosra, puis Daesh. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international et avait été la cible d'un bombardement français à Raqqa le 8 octobre 2015, qui avait manqué sa cible. 

Vol MH-17: une unité anti-aérienne russe aurait abattu le vol au-dessus de l’Ukraine, en juillet 2014




Assurant la liaison Amsterdam/Kuka Lumpur [vol MH-17], un Boeing B-777 de la Malaysia Airlines, avec 298 passagers, fut abattu alors qu’il survolait l’est de l’Ukraine, région en proie à des combats entre forces gouvernementales et séparatistes pro-russes.

Très vite, les Occidentaux affirmèrent que le B-777 avait été atteint par un missile de facture russe Buk M1, tiré depuis une position alors tenue par les séparatistes. De son côté, Moscou metta en cause un avion d’attaque Su-25 Frogfoot ukrainien. Un hypothèse peu crédible alors que, selon son domaine de vol et les armements qu’il utilise, ce type d’appareil est incapable d’abattre une cible évoluant à 10.000 mètres d’altitude.

En octobre 2015, le Bureau néerlandais pour la sécurité (OVV), chargé de l’enquête, confirma que le vol MH-17 avait bien été abattu par une « ogive 9N314M montée sur un missile de la série BUK 9M38M », tiré depuis une zone de « 320 km2, située à l’est de Donetsk, près de la frontière russe », soit en zone rebelle.

Un an plus tard, l’OVV fut plus précis en avançant que le vol MH-17 avait été abattu par « un missile BUK apporté du territoire de la Fédération de Russie ». Et d’ajouter que, après le tir, ce système avait été « réacheminé en Russie ». Pour arriver à cette conclusion, les enquêteurs néerlandais s’étaient appuyés sur des vidéos, des photos, des témoignages, des données de télécommunications et des conversations téléphoniques. « Notre enquête a montré que l’endroit depuis lequel le missile a été tiré était aux mains des rebelles », avait insisté l’un d’eux, Wilbert Paulissen.

Restait alors à savoir qui avait donné l’ordre de tirer sur le B-777 de la Malaysia Airlines. En décembre dernier, l’on apprenait que l’OVV s’intéressait particulièrement à un officier général russe, surnommé le « Dauphin » [qui serait, selon toute vraisemblance, le général Nikolai Fedovoritch Tkachev], envoyé en « vacances » dans la petite ville ukrainienne de Krasnodon, frontalière de la Russie. En fait, son rôle aurait consisté à coordonner les forces séparatistes pro-russes.

Pourquoi s’intéresser à ce général russe? Parce que, selon l’enquête de l’OVV, le système anti-aérien BUK aurait été acheminé dans le Donbass [sud-est de l’Ukraine, ndlr] via Krasnodon. Et il y serait repassé quand il fut renvoyé en Russie.

Quoi qu’il en soit, plus de 18 mois après la publication de son enquête initiale, l’OVV a pu identifier l’origine du système aérien utilisé contre le vol MH-17.

Ainsi, les enquêteurs « ont conclu que le missile BUK qui a abattu le vol MH-17 provenait de la 53e brigade anti-aérienne basée à Koursk, en Russie », a affirmé M. Paulissen, ce 24 mai. « La 53e brigade fait partie des forces armées russes », a-t-il précisé, lors d’une conférence de presse donnée aux Pays-Bas.

Commandée, au moment des faits, par le colonel Sergei Borisovich Muchkaev, cette 53e brigade anti-aérienne fait plus précisément partie de la 20e Armée des forces terrestres russes.

Cela étant, si l’enquête est entrée dans sa « phase finale », il « reste encore du travail à faire », a indiqué Fred Westerbeke, le chef des enquêteurs. « Nous avons acquis beaucoup de preuves, mais nous ne sommes pas encore prêts à procéder à des accusations », a-t-il ajouté. Au total, plus de 100 individus auraient « joué un rôle actif dans l’armement du système BUK ou dans son transport » mais « aucun d’entre-eux n’est automatiquement considéré comme suspect », avait-il dit, en septembre 2016.



Reste à voir ce qui diront les autorités russes. Dans cette affaire, elles ont donné différentes versions (comme celle accusant les forces ukrainiennes d’avoir tiré le missile BUK puisqu’elles en étaient dotées à l’époque). Mais celle évoquant le rôle d’un Su-25 revient régulièrement.

Et pour cela, elles s’appuient sur le témoignage d’un technicien aéronautique ukrainien, Evgueni Agapov, qui a fait défection. Ce dernier a ainsi accusé un pilote, Vladislav Volochine, d’avoir tiré sur le B-777 malaisien. Ce que ce dernier a toujours nié.

« Je n’ai pas tiré sur le MH17. Un ancien camarade militaire […] a fait de fausses déclarations. Nous n’avons même pas volé ce jour-là. Il dit que nous avons effectué trois vols, mais c’était six jours plus tard », avait affirmé le capitaine Volochine à la BBC, s’estimant « victime d’une grande campagne russe de diffamation. » M

Devenu par la suite directeur de l’aéroport de Mykolaïv après avoir quitté l’armée en 2016, Vladislav Volochine ne pourra plus contredire les accusations de son ancien camarade. En mars, il se serait donné la mort après, dit-on, avoir reçu un appel téléphonique anonyme. Mais la police ukrainienne a ouvert une enquête pour meurtre.

mercredi 23 mai 2018

Les coulisses de la présidentielle française 2017






Egger Ph.

Tir réussi de quatre missiles intercontinentaux par un sous-marin russe



Dans le cadre d'un exercice militaire, le sous-marin nucléaire russe Iouri Dolgorouki a lancé quatre missiles balistiques intercontinentaux de type Boulava depuis la mer Blanche vers un site d'essai dans la péninsule du Kamtchatka en Extrême-Orient.

Dans un communiqué cité par des agences gouvernementales, le ministère russe de la Défense a annoncé le 22 mai la réussite d’un lancement, effectué le même jour, de quatre missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) Boulava, tiré depuis le sous-marin nucléaire russeIouri Dolgorouki depuis la mer Blanche.

Tous les engins ont atteint avec succès leur cible, à savoir le polygone de Koura, un site d'essai utilisé pour les missiles intercontinentaux situé dans la péninsule du Kamtchatka, en Extrême-orient russe. Le ministère a en outre précisé que c'était la première fois qu’un navire de ce type parvenait à lancer quatre missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) d’une même salve.

«[Lors de cet exercice] les objectifs fixés ont été atteints. Les caractéristiques tactiques et techniques, la fiabilité de ce sous-marin lanceur d'engins de classe Boreï et [celle] du système de missiles Boulava, ont été confirmées», a de son côté déclaré un représentant de la flotte du Nord, l'une des quatre composant la marine russe.

Le Iouri Dolgorouki, un bâtiment de 14 720 tonnes, a été créé spécialement pour ce type de missile. Le premier essai remonte à 2009.