Fin 2023, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, le général Valerii Zaluzhny, popularisait une formule appelée à marquer les esprits : celle de la « transparence du champ de bataille »(1). Selon lui, l’évolution récente des technologies de surveillance et de communication tendrait à lever progressivement le « brouillard de la guerre » décrit par Clausewitz. Dans un environnement saturé de capteurs, de drones et de moyens de renseignement technique, chaque camp serait désormais en mesure d’observer en permanence les mouvements et de deviner les intentions de l’adversaire. Le général résumait cette situation par une formule devenue célèbre : « Nous voyons tout ce que fait l’ennemi et lui voit tout ce que nous faisons ».
Cette vision repose sur l’idée que la généralisation des capteurs, des satellites commerciaux, des drones d’observation et des moyens de guerre électronique créerait un espace informationnel quasi‑transparent. Dans cette perspective, la supériorité opérationnelle reposerait aussi sur la capacité à collecter, traiter et diffuser rapidement la bonne information.
Pourtant, l’évolution du conflit ukrainien montre que cette transparence est loin d’être un absolu. Dans le domaine électromagnétique en particulier, si les premières phases du conflit ont effectivement été marquées par une grande vulnérabilité des communications militaires, les belligérants ont rapidement adapté leurs pratiques et leurs équipements, rétablissant progressivement une forme d’opacité relative. L’expérience ukrainienne suggère ainsi que la « transparence » du champ de bataille n’est pas une fatalité technologique, mais bien souvent la conséquence d’un usage inadapté ou insuffisamment maîtrisé des systèmes de communication. Cette dynamique s’inscrit dans un cadre doctrinal plus large : celui de la guerre réseaucentrée et de la maîtrise du spectre électromagnétique.
Improvisation et indiscipline
Les succès ukrainiens fin 2022 s’expliquent pour partie par l’effet de surprise et l’action d’un dispositif de renseignement multi‑capteurs efficace, complété par l’appui des services de renseignement occidentaux, qui ont donné à Kiev une image fidèle, fréquemment actualisée, du dispositif russe, garantissant sa supériorité opérationnelle à l’automne de la première année de conflit. Au sein de ce dispositif, le ROEM (Renseignement d’origine électromagnétique) joue un rôle prépondérant, tant par la masse des données collectées que par la qualité des accès disponibles.
Dans le cas ukrainien, la situation géographique du conflit a amplifié l’efficacité de ces dispositifs. La guerre se déroulant majoritairement sur le territoire ukrainien, les infrastructures de télécommunications civiles sont restées administrées par les opérateurs locaux, même dans certaines zones temporairement occupées. Toute connexion au réseau mobile devient alors potentiellement exploitable par les services de renseignement.
Car les opérateurs télécoms ont besoin de coordonner plusieurs informations clients, afin de garantir une qualité de service à ses utilisateurs. Ces derniers sont connus via plusieurs identifiants, fixes, liés soit à leurs terminaux, soit à leurs abonnement, soit à leurs localisation. Par exemple, le roaming (itinérance de données) peut fournir l’identité civile et bancaire du titulaire de l’abonnement utilisé pour la connexion, ainsi que les identifiants d’authentification (login et mail de recouvrement de mot de passe) ainsi que ceux liés au compte d’OS du terminal utilisé (Google, Windows, IOS).
La maîtrise du handover permet de suivre la localisation de chaque terminal raccordé au réseau via les LAC (Location area cell). Enfin, l’accès aux cookies complète les possibilités de renseignement par l’accès à certaines informations clefs pour leurs utilisations (localisation, photos et métadonnées associées, contacts, journaux d’appels, historique internet).
Dans le cadre du conflit ukrainien, ce type de renseignement a surtout été obtenu grâce à l’indiscipline des soldats russes. Individuellement, de nombreux soldats ont continué à utiliser leurs téléphones personnels dans la zone des combats, parfois pour accéder à des applications civiles telles que des messageries ou des services de géolocalisation, ou encore des applications de rencontres(2). Fonctionnant sur le principe du partage de la position GPS du téléphone des abonnés, ces applications de rencontres se sont révélées être de véritables mouchards, donnant la position exacte en temps réel des militaires russes utilisateurs de ces applications.
Collectivement, certains états‑majors utilisent pour la planification et la conduite des opérations des applications civiles ouvertes à l’instar d’Alpine Quest(3). Application initialement destinée aux passionnés de randonnée, elle fonctionne selon un principe collaboratif, partageant à la fois les positions des terminaux des utilisateurs, ainsi que les cartes annotées ou des itinéraires, prévus comme effectués(4). L’usage de ces logiciels ouverts pour la planification ou la navigation tactique présente des risques évidents. Le premier d’entre eux est la fuite de données tactiques. Le second danger repose sur l’exploitation par l’adversaires des failles de sécurité sur ces applications civiles non maitrisées. Plusieurs spywares(5) ont été développés afin d’accroitre les fuites de données, et la précision des renseignements issus de ces manœuvres ROEM/Cyber. La complémentarité de ces deux domaines à priori spécifique trouve ici une illustration convaincante, l’un fournissant à l’autre les accès permettant la collecte de renseignements directement actionnables.
Au niveau opératif et stratégique, les communications russes reposaient en outre sur des moyens radios rayonnants – notamment des liaisons HF ou satellitaires à spot large (notamment Yamal) – relativement faciles à intercepter depuis le territoire ukrainien, ou les pays limitrophes. Au niveau tactique, les forces russes utilisent de nombreux types de postes PMR (Professional mobile radio) en guise de moyen de communication. La coexistence de systèmes de marques différentes, aux modes souvent incompatibles entre eux a imposé de descendre au plus petit dénominateur commun par manque de compatibilité technique(6). Cette multiplicité a conduit les unités engagées à utiliser des modes analogiques non chiffrés, facilitant encore plus les interceptions ou la localisation par radiogoniométrie.
Le domaine des PMR s’est développé sans normes techniques établies, chaque constructeur ayant ses propres standards en termes de modulation des signaux. Par conséquent, la compatibilité entre les marques est difficile voire impossible en mode numérique et oblige à passer par le mode analogique, très vulnérable. Plus qu’une fatalité due aux nouvelles technologies qui lèveraient magiquement le brouillard de la guerre, la transparence au niveau électromagnétique est une conséquence du non‑respect de règles de sûreté élémentaires.
L’opacité par la technologie
La guerre en Ukraine constitue l’un des premiers conflits de haute intensité où l’accès massif à une connectivité satellitaire commerciale a profondément modifié la conduite des opérations. Face à l’improvisation des premiers jours, l’armée ukrainienne a bénéficié d’un soutien inattendu en la personne d’Elon Musk. L’appui apporté par la constellation satellitaire Starlink modifie profondément la situation pour les forces ukrainiennes(7). En offrant une connectivité haut débit relativement résiliente, structurée et indépendante des infrastructures terrestres, la constellation de satellites en orbite basse américaine a permis aux forces ukrainiennes de mettre en œuvre une forme de guerre réseau‑centrée sans entrave technique(8). Cette approche, inspirée des doctrines américaines de Network‑centric warfare, repose sur la mise en réseau des capteurs, des centres de commandement, des unités de manœuvres et des effecteurs. Elle accélère le cycle décisionnel – souvent résumé par la boucle OODA de John Boyd (Observe, orient, decide, act) – pour saisir et conserver l’initiative sur l’adversaire.
Grâce à Starlink, l’Ukraine a pu maintenir des liaisons de données résilientes malgré les tentatives russes de guerre électronique visant à perturber les réseaux terrestres et les communications militaires classiques. Ainsi, les unités engagées dans la contre‑offensive à l’automne 2022, grâce à des liaisons de données rapides, permanentes et fiables, peuvent bénéficier en temps quasi réel des informations issues du dispositif de capteurs tactiques comme stratégiques, et avoir ainsi une image la plus fidèle possible du champ de bataille. Cette circulation accélérée de l’information permet aux commandements d’identifier les faiblesses du dispositif adverse et d’en exploiter rapidement les brèches. Les principes de liberté d’action, de concentration des forces et d’économie des forces jouent à plein.
Un phénomène comparable avait déjà été observé lors de la guerre du Haut‑Karabakh en 2020. L’Azerbaïdjan avait largement exploité l’intégration de drones de reconnaissance, de drones armés et de moyens de ciblage pour neutraliser les positions arméniennes. La combinaison de capteurs aériens, de moyens de frappe de précision et de réseaux de communication efficaces avait alors permis d’obtenir une supériorité informationnelle décisive.
Cette abolition des distances et des contraintes électromagnétiques classiques, couplée à la prolifération des drones, a permis à l’Ukraine de reprendre temporairement l’ascendant, puis de conserver une capacité de frappe de cibles d’intérêt, jusque dans les zones arrière de l’armée russe. Des rapports récents indiquent que des drones équipés de terminaux Starlink ont atteint des portées de plusieurs centaines de kilomètres, avec un contrôle en temps réel et une capacité accrue de ciblage dynamique(9). Cette évolution transforme profondément la profondeur du champ de bataille, désormais exposé sur plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres.
En plus de la qualité de service, une constellation en basse orbite induit un effet collatéral intéressant : une discrétion électromagnétique accrue. La petite taille des satellites fait que les zones de couverture (aussi appelé spot satellitaire) sont elles‑mêmes très petites. Pour pallier l’exiguïté de ces zones, la réponse réside dans la densité de la constellation, multipliant de fait les spots de dimension réduite. Pour intercepter une communication Starlink, il faut être dans le spot d’émission. Cet effet annule de facto les capteurs distants, opératifs et stratégiques, ne laissant que les intercepteurs de proximité, risqué car obligeant à être au plus près de l’adversaire.
Enfin, la basse altitude des satellites de Starlink autorise des terminaux moins puissants, donc nécessitant moins énergie, à l’encombrement réduit, facilitant la mobilité et la vitesse de la manœuvre et la discrétion. Les attaques par drones navals à l’encontre de la flotte russe de la mer Noire illustrent le rôle primordial de Starlink. Le choix d’Elon Musk de couper l’accès à la constellation aux abords de la Crimée a limité la campagne de frappe sur Sébastopol, et la contre‑offensive au‑delà de la reprise de Kherson(10). La reprise des campagnes de frappes de la flotte via les drones navals oblige la flotte russe de la mer Noire à quitter Sébastopol pour Novorossisk(11) mais la coupure ou la limitation de l’usage de Starlink(12) expose le danger de reposer sur un moyen unique, non souverain de surcroît. Dès lors, la transparence du champ de bataille redevient une réalité.
Si la guerre du Haut‑Karabakh avait déjà démontré la puissance de la combinaison drones‑renseignement‑frappes, le conflit ukrainien montre comment une connectivité globale et résiliente peut amplifier ces effets. Toutefois, ces conflits montrent également les limites de la guerre infocentrée. Plus une force repose sur des systèmes connectés, plus elle devient dépendante du spectre électromagnétique et donc vulnérable aux interceptions, au brouillage ou à la localisation. La discrétion peut alors passer par des choix a priori contre‑intuitifs : l’obsolescence.
L’opacité par l’obsolescence
En acceptant de figer le front et de passer sur la défensive fin 2022, les forces russes se réorganisent, mettant à profit ce laps de temps pour adapter leur dispositif aux nouvelles réalités du conflit. L’un des axes majeurs de cette adaptation concerne la maîtrise du spectre électromagnétique et la sécurisation des communications, ces dernières s’étant révélées particulièrement vulnérables face aux capacités d’interception et de guerre électronique ukrainiennes. Aux côtés de moyens de communications derniers cris, des matériels anciens basés sur des technologies éprouvées, connues et maitrisées, apportent des solutions sécurisées alternatives, modulo quelques contraintes opérationnelles.
Dans cette optique, les forces russes entreprennent une rationalisation de leurs moyens de communication. Conscient du manque de confidentialité de leurs communications radios, les dispositifs de communications tactiques et opératifs de certaines zones sont remaniés. Conscient des dangers inhérents à l’utilisation de moyens radios trop variés et non chiffrés, une homogénéisation des parcs de postes PMR est mise en place. Aux côtés de systèmes modernes, parfois issus de programmes récents mais déployés de manière incomplète ou hétérogène, elles réintroduisent des équipements plus anciens, fondés sur des technologies éprouvées. Ces matériels, bien que moins performants en termes de débit ou de flexibilité, présentent l’avantage d’être parfaitement maîtrisés par les opérateurs et moins sensibles à certaines formes de guerre électronique. Cette hybridation technologique traduit une approche pragmatique : privilégier la robustesse et la résilience plutôt que la sophistication pure, surtout dans un environnement fortement contesté.
Parallèlement, un effort significatif est engagé dans le contrôle des infrastructures de télécommunications dans les territoires occupés. Les réseaux locaux sont progressivement redirigés vers des opérateurs russes tels que Miranda Media et Rostelecom, permettant à Moscou de superviser les flux d’information, de filtrer les communications et de réduire la capacité d’écoute adverse. Cette stratégie s’inscrit dans une logique plus large de domination informationnelle, où le contrôle du réseau civil devient un prolongement direct du champ de bataille(13). Toutefois, la complexité et la densité du réseau ukrainien limitent l’efficacité totale de cette approche : les phénomènes de roaming et de handover, fréquents dans les zones contestées, introduisent des zones grises difficilement contrôlables, maintenant un certain niveau de perméabilité informationnelle(14).
Dans le domaine des transmissions tactiques et opératives, les forces russes privilégient également le recours aux faisceaux hertziens pour assurer les liaisons entre le front et les échelons arrière. Ces systèmes offrent des débits élevés et une relative discrétion, notamment grâce à leur caractère directif. Contrairement aux communications radio omnidirectionnelles, les faisceaux hertziens concentrent l’énergie du signal dans un axe précis, ce qui réduit considérablement la probabilité d’interception. Pour capter ce type de transmission, un adversaire doit se situer dans le couloir de propagation du signal, ce qui constitue une contrainte opérationnelle majeure. L’interception du faisceau nécessite d’être dans le canal de propagation du signal. Les lobes secondaires, latéraux ou frontaux, ne rayonnent que sur des distances limitées, généralement de l’ordre de quelques centaines de mètres. Ils peuvent par ailleurs être atténués, voire supprimés, par l’emploi d’obturateurs ou de dispositifs de masquage adaptés. Cette maîtrise du rayonnement électromagnétique contribue à réduire la signature des transmissions et à compliquer les opérations de détection et d’interception menées par l’adversaire.
Enfin, dans les zones où le front s’est stabilisé, comme autour de Kherson, les belligérants ont largement recours à des communications filaires. Ces réseaux, souvent basés sur de la fibre optique, offrent un niveau de discrétion inégalé dans la mesure où ils ne reposent sur aucune émission électromagnétique(15). Par définition, une communication filaire ne peut être interceptée à distance sans accès au réseau physique, ce qui en fait une solution particulièrement adaptée aux environnements saturés en moyens de guerre électronique. Les réseaux filaires ont également l’avantage de ne pas être vulnérables aux actions de brouillage adverses(16) contrairement aux faisceaux hertziens. Ainsi, la réorganisation des communications russes à partir de la fin 2022 démontre une adaptation aux contraintes d’un conflit de haute intensité, marqué par la prépondérance de la guerre électronique. En combinant technologies modernes, systèmes éprouvés et solutions filaires, les forces russes cherchent à construire une architecture de communication plus résiliente, capable de résister aux tentatives d’interception, de brouillage et de désorganisation menées par l’adversaire.
Conclusion
La transparence du champ de bataille n’est ni complète ni une fatalité. Elle est une conséquence. Du non‑respect des règles de sécurité basique à l’utilisation de matériels non adaptés, nous serions tentés de dire que la transparence électromagnétique est presque un choix. La maîtrise du spectre est un des facteurs clés de la supériorité opérationnelle des opérations. Malgré les évolutions technologiques dans le domaine des capteurs, il est possible de restaurer une partie de sa discrétion, parfois même avec des moyens simples et accessibles.
Le conflit ukrainien constitue une sorte de laboratoire ou de nouvelles technologies côtoient de plus anciennes, élaborant des méthodes innovantes, face à la létalité caractéristique d’un conflit de haute intensité. Surtout, cette guerre démontre les nouvelles possibilités offertes par l’orbite basse, tout en les complétant avec des capacités moins rayonnantes, plus anciennes, parfois jugées obsolètes, peuvent modérer la fameuse transparence du champ de bataille, qui n’a rien d’absolue.
Notes
(1) Valery Zaluzhny, « The commander-in-chief of Ukraine’s armed forces on how to win the war » The economist, 01 novembre 2023 – https://www.economist.com/by-invitation/2023/11/01/the-commander-in-chief-of-ukraines-armed-forces-on-how-to-win-the-war ; Pierre Néron-Bancel, « Transparence du champ de bataille : retrouver les clés de la manœuvre », IFRI, 12 décembre 2024 – https://www.ifri.org/fr/articles/publications-exterieures/transparence-du-champ-de-bataille-retrouver-les-cles-de-la
(2) Claudia Cohen, « En Ukraine, des soldats russes localisés grâce à des applications de rencontres », Le Figaro, 07 mars 2022.
(3) Iain Thomson, « Booby-trapped Alpine Quest Android app geolocates Russian soldiers », The Register, 24 avril 2025 – https://www.theregister.com/2025/04/24/hacked_alpine_quest_android_app
(4) « Alpine Quest Rando & Offline Maps » Datasud 19 juin 2024 – https://www.datasud.fr/portal/news/alpine-quest-and-offline-maps
(5) Waqas, « Fake Alpine Quest Mapping App Spotted Spying on Russian Military », Hackread, 22 avril 2025 – https://hackread.com/fake-alpine-quest-mapping-app-spying-russian-military/ ; Dan Goodin « New Android spyware is targeting Russian military personnel on the front lines », Arstechnica, 24 avril 2025 – https://arstechnica.com/security/2025/04/russian-military-personnel-on-the-front-lines-targeted-with-new-android-spyware/
(6) « Ce que révèlent les transmissions de l’armée russe interceptées par des radioamateurs », Ouest France, 25 mars 2022 – https://www.ouest-france.fr/europe/ukraine/ce-que-revelent-les-transmissions-de-larmee-russe-interceptees-par-des-radioamateurs-123a7816-ac26-11ec-a5c3-7541dcba15ad ; « Guerre en Ukraine : ce que dévoilent les communications des soldats russes sur des fréquences radio non sécurisées », Le Monde, 25 mars 2022 – https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2022/03/25/guerre-en-ukraine-ce-que-devoilent-les-communications-des-soldats-russes-sur-des-frequences-radio-non-securisees_6119162_4832693.html
(7) Jean-Marc Manach, « Invasion de l’Ukraine par la Russie : « Les technologies Starlink ont changé cette guerre », Next, 11 septembre 2023 – https://next.ink/868/invasion-lukraine-par-russie-les-technologies-starlink-ont-change-cette-guerre
(8) Samir Rahmoune, « Starlink : vers des milliers d’antennes supplémentaires en Ukraine, et pas d’alternative ? », Clubic, 20 décembre 2022 – https://www.clubic.com/starlink/actualite-450957-starlink-vers-des-milliers-d-antennes-en-plus-en-ukraine-et-pas-d-alternative.html
(9) Marcus Welsch, « Analyses for the Protection of Ukrainian Cities and Infrastructure », Ukraine Air War Monitor, Vol XIII 06 février 2026 – https://www.kas.de/en/web/ukraine/blickpunkt-ukraine/detail/-/content/ukraine-air-war-monitor-vol-xiii
(10) Taras Mishchenko, « Musk switched off Starlink during Ukrainian counteroffensive in Kherson Oblast in 2022 », Ukrainska Pravda, 25 juillet 2025.
(11) Sasha Vakulina, « War in Ukraine: Russia moves warships out of Crimea as Ukrainian strikes continue », Euronews 05 octobre 2023 – https://www.euronews.com/2023/10/05/war-in-ukraine-russia-moves-warships-out-of-crimea-as-ukrainian-strikes-continue ; « Elon Musk ordered shutdown of Starlink satellite service in Sept 2022 as Ukraine retook territory from Russia », Mint, 27 juillet 2025 www.livemint.com/news/world/elon-musk-ordered-shutdown-of-starlink-satellite-service-in-sept-2022-as-ukraine-retook-territory-from-russia-11753629671102.html ; « The Battle of the Black Sea: Ukraine’s drone warfare shifts balance of power as Russia retreats from Sevastopol », Bne IntelliNews, 09 octobre 2023 – https://www.intellinews.com/the-battle-of-the-black-sea-ukraine-s-drone-warfare-shifts-balance-of-power-as-russia-retreats-from-sevastopol-295756
(12) Joey Roulette, Cassell Bryan-Low et Tom Balmforth, « Musk ordered shutdown of Starlink satellite service as Ukraine retook territory from Russia », Reuters, 25 juillet 2025 – https://www.reuters.com/investigations/musk-ordered-shutdown-starlink-satellite-service-ukraine-retook-territory-russia-2025-07-25
(13) Matt Burgess, « Russia Is Taking Over Ukraine’s Internet », Wired, 15 juin 2022 – https://www.wired.com/story/ukraine-russia-internet-takeover
(14) « La colonisation de l’Ukraine commence par son réseau », Reporters sans frontières, 06 juin 2022 – https://rsf.org/fr/la-colonisation-de-l-ukraine-commence-par-son-r%C3%A9seau
(15) Lucile Brizard, « Ukrainian Ground Drones Use Fiber Optics to Bypass Russian Jamming, Extending Range Beyond 20 km », United24media, 02 avril 2025 – https://united24media.com/latest-news/ukrainian-ground-drones-use-fiber-optics-to-bypass-russian-jamming-extending-range-beyond-20-km-7278
(16) « Brouillage GNSS, une arme à double tranchant », Cerbair, 08 octobre 2024 – https://www.cerbair.com/articles/brouillage-gnss-une-arme-a-double-tranchant.
Julien Lasgorceix