Et pendant ce temps, Emmanuel Macron assistait au concert de Céline Dion avec la Première dame, la veille d’une mobilisation populaire qui s’annonçait périlleuse. Dis comme ça, ça fait désordre !
À l’heure où une partie de la France s’embrase avec le retour des Gilets jaunes dans la rue, précédés de casseurs abêtis pour souffler sur les braises, le Président de la République donne l’impression d’être spectateur d’une situation qui lui échappe. Ce n’est pas le fait qu’il aille voir la star québécoise qui dérange, c’est le timing qui interpelle. Et ça fait un petit moment que son agenda personnel ne semble plus coller avec celui du pays qu’il dirige.
Vous me direz, il n’est pas le seul en France à « la jouer perso ». Kylian Mbappé, aperçu dans une boîte de nuit parisienne avec sa dulcinée alors qu’il était censé soigner une blessure au genou, ce n’est pas le genre de signal qu’affectionnent les socios du Real Madrid. Dans le registre maladresse, Omar Sy qui trouve « lamentable » la réponse des autorités face à la mobilisation lycéenne alors qu’il réside une grande partie de l’année sous le soleil de Californie, ignorant les violences en marge du mouvement, ce n’est pas très malin non plus.
Mais quand on occupe la plus haute fonction de l’État, on peut difficilement ignorer l’importance des signaux qu’on renvoie. Ce n’est pas la première fois que les critiques reprochent au chef de l’État une indifférence face aux difficultés concrètes des Français. Réformes impopulaires, déclarations péremptoires, interventions télévisées hors sol, Macron semble coupé de la réalité, isolé dans sa tour d’ivoire, alors que se profile à l’horizon une élection présidentielle à haut risque, promise aux extrêmes. On aimerait juste qu’il en prenne conscience pour terminer honorablement son mandat. En pleine responsabilité !
Stéphane Pulze