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vendredi 17 juillet 2026

« Promesse véritable IV ». Un premier bilan des frappes de contre-force iraniennes

 

Le 28 février 2026, les Iraniens lançaient l’opération « Promesse véritable IV », toujours en cours début avril. De ce mois de guerre on retiendra que si ce sont les frappes de contre-valeur iraniennes qui ont le plus retenu l’attention des médias, l’impact global des frappes de contre-force ne doit pas être sous-estimé.

La rapidité de la réaction iranienne malgré la mort quasi simultanée d’une quarantaine de dirigeants, y compris le Guide suprême, Ali Khameinei, trouve en partie son origine dans la doctrine du Sepâh, soit le corps des Gardiens de la révolution, dont la marine et la force aérospatiale mettent en œuvre la totalité de l’arsenal de missiles balistiques et une grande partie de celui des OWA-UAV (One way attack-Unmanned air vehicle) que possède l’Iran, le solde étant opéré par l’Artesh, soit l’armée régulière. L’action de ces deux entités est coordonnée par un état – major commun, le Khatam al – Anbiya (1).

En effet, le Sepâh est non seulement marqué par ses origines irrégulières, puisque ses premiers cadres avaient été formés à la guérilla au Liban avant même la révolution de 1979, mais il a surtout adopté, à la suite de l’invasion américaine de l’Irak en 2003 et sous l’impulsion du général Mohammad Ali Jafari, qui le commanda durant plus de dix ans, la doctrine dite de la « mosaïque ». Celle-ci prévoit notamment une décentralisation et une autonomisation très poussée des unités et des commandements territoriaux afin qu’ils puissent opérer indépendamment, sur la base d’intentions préétablies, même s’ils se trouvent coupés de leurs chaînes de commandement. Cette décentralisation s’est accompagnée de vastes chantiers de durcissement et de dispersion des infrastructures, ainsi que du développement d’armements spécifiquement conçus pour opérer face à un adversaire disposant d’une supériorité conventionnelle écrasante. Face à celui-ci, Téhéran s’efforcerait alors de l’emporter en adoptant une posture asymétrique consistant à absorber les coups dans la durée, tout en prélevant sur son adversaire un tribut aussi élevé que possible en termes militaires, économiques et politiques. Cette conception fut mise à l’épreuve une première fois durant la guerre des Douze Jours en juin 2025, et l’est de manière beaucoup plus intense depuis le 28 février 2026 (2).

Vagues incessantes

Au 24 mars 2026, le Sepâh indiquait avoir mené sa 79e vague de frappes de drones et de missiles depuis le début du conflit. Selon un décompte partiel fondé sur les communiqués de plusieurs États visés, ces vagues auraient alors totalisé au moins 1 435 missiles et 3 925 OWA-UAV. Toutefois, le rythme des tirs a nettement diminué au fil du temps. Durant les trois premiers jours du conflit, près de 800 munitions étaient lancées chaque jour en moyenne. Cette cadence a ensuite été divisée par quatre entre le 3 et le 8 mars 2026, pour atteindre environ 234 munitions quotidiennes, avant d’être de nouveau réduite de moitié entre le 9 et le 24 mars 2026, avec une moyenne d’une centaine de munitions par jour. Les communiqués israéliens confirmaient cette tendance, puisqu’ils faisaient état du lancement de 140 missiles balistiques contre le pays les 28 février et 1er mars, avant de passer à 15 par jour en moyenne du 2 au 24 mars, pour un total d’environ 470 missiles tirés à cette dernière date. La force aérienne iranienne a, quant à elle, mené une poignée de frappes réalisées par ses avions de combat évoluant à très basse altitude, avant que ses sorties ne s’interrompent après la destruction revendiquée par le Qatar de deux Su‑24 par un F‑15QA le 2 mars 2026 (3).

Deux raisons peuvent expliquer cette baisse rapide du volume des tirs. La première tient au fait qu’une partie importante des frappes israélo – américaines contre l’Iran est consacrée à la neutralisation des moyens offensifs iraniens. Si les forces coalisées peinent à pénétrer les complexes souterrains iraniens profondément enfouis, elles en bombardent régulièrement les entrées et les sorties, celles-ci devant être régulièrement déblayées par leurs garnisons, tandis que leurs abords font l’objet de largages de mines.

En outre, des drones MALE (Medium altitude, long endurance) armés orbitent régulièrement à proximité de ces sites. Or, le lancement des missiles révèle instantanément aux satellites de détection américains la position des Transporteurs-érecteurs – lanceurs (TEL), du fait de la signature infrarouge massive causée par l’ignition des propulseurs. Si seule la destruction de 40 TEL iraniens avait été visuellement confirmée au 25 mars 2026, tandis que les lanceurs de drones constituent des cibles bien plus difficiles à détecter en raison de leur discrétion, cette pression affecte nécessairement la cadence de tir des servants iraniens, quand bien même l’attrition subie par la flotte de drones MALE coalisée est importante, avec la destruction, visuellement confirmée à la même date, de 20 Hermes 900, Heron TP et MQ‑9 Reaper. La seconde raison réside vraisemblablement dans la posture asymétrique iranienne, car celle-ci implique de faire durer les stocks existants de missiles, de drones et de lanceurs en maintenant un volume de tirs réduit, mais soutenable dans la durée (4).

Un bouclier et ses faiblesses

Les Iraniens doivent également compter avec des ombrelles protectrices régionales particulièrement développées. Le cœur du dispositif aérien attaquant l’Iran est ainsi concentré sur les bases aériennes israéliennes ainsi que celle de Muwaffaq Salti, en Jordanie, tandis qu’Israël est protégé par une défense multicouche incluant une dizaine de batteries d’Arrow 2 et Arrow 3 et de David Sling, au moins une batterie de THAAD (Terminal high altitude area defence) et plusieurs destroyers américains dotés du système Aegis. Plusieurs autres batteries américaines de Patriot et de THAAD sont également présentes sur le théâtre, tandis que les États du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Émirats arabes unis, Qatar et Oman) alignent un total de 58 batteries de Patriot, quatre de THAAD et quatre de Cheongung, toutes capables d’engager des missiles balistiques. Cette défense compte en revanche deux talons d’Achille.

Le premier est lié à l’ampleur des stocks d’intercepteurs disponibles. Les Israéliens n’auraient disposé, au début de la guerre, que de 150 intercepteurs Arrow 2 et Arrow 3 et de 250 autres pour leurs systèmes David Sling, et en auraient consommé respectivement 122 et 135 à l’issue des 16 premiers jours du conflit. Dans le même temps, les Émirats arabes unis, qui disposaient de 1 862 intercepteurs équipant leurs 13 batteries de Patriot (1 270), quatre batteries de Cheongung (400) et deux de THAAD (192), ont dû en consommer près de 750 contre les 372 missiles balistiques engagés entre le 28 février et le 26 mars 2026, si l’on se tient au ratio classique de deux intercepteurs par missile. Dans la pratique, des conseillers ukrainiens détachés dans le golfe Persique ont fait état de leur étonnement quant à la prodigalité de leurs collègues américains et arabes, qui tendent à lancer régulièrement un nombre bien plus élevé d’intercepteurs contre une unique cible, notamment parce que leurs systèmes opèrent en mode d’engagement automatique ; ce fait est confirmé par plusieurs vidéos attestant le tir de multiples intercepteurs contre un unique objectif. La seconde faiblesse majeure réside dans le fait que la stratégie capacitaire suivie durant les deux décennies précédentes a privilégié la menace des missiles balistiques. En conséquence, et faute de systèmes spécifiques et peu coûteux en suffisance, les intercepteurs sont également utilisés afin d’engager les drones qui parviennent à franchir la première ligne de défense constituée par les patrouilles de chasse et d’hélicoptères (5). Ainsi, un premier effet des tirs iraniens de missiles et d’OWA-UAV réside dans l’attrition rapide des stocks d’intercepteurs, les inventaires de MIM‑140 Talon et d’Arrow 2 et Arrow 3 en particulier ayant probablement été quasi épuisés à l’issue du premier mois de la guerre (6).

SEAD

Le Sepâh et l’Artesh semblent systématiquement combiner l’usage de leurs OWA-UAV et celui de missiles, balistiques ou de croisière, afin que ceux-ci atteignent leur objectif dans une fenêtre de temps très courte, de manière à confronter les batteries ennemies à deux types de menaces simultanément. Les drones semblent également manœuvrer pour prendre leur objectif en tenaille afin de compliquer encore davantage la tâche des défenseurs, comme le font de longue date les Russes contre l’Ukraine. Dans le cas israélien, la moitié des missiles balistiques tirés emportent des charges à sous-munitions larguées à très haute altitude avec une précision aléatoire, mais aussi l’avantage d’être beaucoup plus difficiles à intercepter. Si les frappes de contre – valeur contre des sites industriels et pétroliers, des zones d’habitation, le trafic maritime, des aéroports internationaux ou encore des sites symboliques comme les représentations diplomatiques américaines ont le plus retenu l’attention en raison de leur visibilité, les Iraniens ont également consacré une part importante de leurs moyens à la conduite de frappes de contre – force quand bien même ce sont les cibles de contre – valeur qui ont de très loin l’impact stratégique le plus important.

Dès le premier jour de la guerre, un effort délibéré a ainsi été engagé contre l’architecture intégrée de défense aérienne couvrant la région. Un AN/FPS‑132, destiné à la détection des menaces balistiques jusqu’à une distance de 5 000 km et installé au Qatar, a ainsi été rapidement endommagé par un OWA-UAV, tandis que deux batteries de THAAD situées aux Émirats arabes unis, une troisième en Arabie saoudite et une quatrième en Jordanie ont également été ciblées. Les Iraniens se sont concentrés sur la neutralisation de leurs radars de veille et de conduite de tir AN/TPY‑2, sans lesquels ces systèmes deviennent en grande partie inopérants. La destruction d’au moins l’un de ces radars a pu être confirmée de manière irréfutable. En outre, le Sepâh a indiqué avoir visé à plusieurs reprises les batteries Arrow israéliennes, sans que les résultats de ces frappes soient connus. En revanche, une batterie de Patriot a été touchée à Bahreïn. Enfin, les infrastructures de communication ont également été ciblées, avec à la clé la destruction visuellement confirmée de trois terminaux satellitaires situés sur des bases américaines de la région (7).

Counter-air

Outre ces activités de suppression des défenses aériennes, le Sepâh et l’Artesh n’ont cessé de cibler les sites militaires de la région, en mettant un accent particulier sur les bases aériennes. Ainsi, 51 des 100 impacts recensés au 25 mars sur 19 sites situés à Bahreïn, en Arabie saoudite, en Irak, au Koweït, en Jordanie, au Qatar et aux Émirats arabes unis ont touché des bases aériennes. Ils seraient à l’origine de l’endommagement de cinq KC‑135 de ravitaillement en vol américains sur la base saoudienne Prince Sultan à la mi-mars. Le 27 mars, plusieurs autres impacts ont détruit sur cette même base un E‑3G Sentry et au moins un KC‑135, tandis qu’un UCAV Predator italien a été détruit et deux Typhoon endommagés sur la base d’Ali al-Salman au Koweït. Par ailleurs, l’imagerie satellitaire a également révélé des dizaines de hangars détruits ou endommagés, sans que l’on sache ce qu’ils contenaient et donc l’ampleur exacte des dégâts subis.


Au 28 mars, sept militaires américains avaient été tués et plus de 300 autres blessés à divers degrés. En revanche, pratiquement aucune information ne filtre quant aux éventuels impacts sur les sites militaires israéliens, faute d’imagerie satellitaire disponible ou d’indiscrétions dans la presse, même si le Sepâh a mentionné une multitude de frappes contre l’aéroport international Ben Gourion à Tel-Aviv, utilisé comme hub pour les KC‑135 américains, ou encore des centres destinés au maintien en condition opérationnelle des avions israéliens. D’autres attaques viseraient les bâtiments des divers services de renseignement israéliens, ainsi que le quartier général du ministère de la Défense et même, à au moins une occasion, les bureaux du Premier ministre. En outre, plusieurs séries de frappes ont visé des camps insurgés kurdes iraniens dans le Kurdistan, le parti Komala étant régulièrement cité dans les communiqués du Sepâh, dans le but de prévenir une tentative d’invasion du Kurdistan iranien par ces groupes avec le soutien de forces spéciales américaines et israéliennes (8).

Adaptation et contre-adaptation

Si les dégâts apparents semblent limités au vu des milliers de missiles et de drones tirés, l’impact global de la campagne iranienne de contre-force ne saurait être sous-estimé. Outre l’épuisement des stocks d’intercepteurs, elle a en effet rapidement contraint les Américains à reloger certaines de leurs troupes dans des hôtels et à les faire travailler à distance, ne conservant sur les bases que le personnel essentiel à la conduite des opérations, ce qui a complexifié la myriade d’interactions nécessaires au bon fonctionnement de la machine de guerre américaine. Il demeure toutefois difficile de déterminer si ces mesures ont joué un rôle dans la diminution d’environ 20 % du nombre moyen de cibles frappées quotidiennement par les forces américaines entre la première et la seconde moitié du mois de mars. Dans tous les cas, cette séquence démontre surtout que le recours à des effecteurs low cost comme les OWA-UAV et dans une moindre mesure les missiles balistiques, développés par les Iraniens comme des palliatifs à une force aérienne conventionnelle, peut aisément s’inscrire dans la grammaire classique des opérations aériennes avec un accent, en l’espèce un accent marqué, sur le SEAD, le counter-air et la traque des multiplicateurs de forces ennemis.

L’opération « Epic Fury » voit aussi, pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, les forces américaines opérer sous la menace de frappes aériennes menées à une échelle significative, les plaçant dans un paradigme pour lequel elles n’étaient que partiellement préparées. En témoigne le fait que les positions des batteries Patriot et THAAD sont demeurées inchangées durant les mois précédant le déclenchement de l’opération, facilitant considérablement le ciblage iranien. La prise en compte, à l’évidence très imparfaite, de la menace représentée par la masse peu coûteuse des OWA-UAV, dans un contexte où l’industrie iranienne était réputée innovante en la matière et où leur usage est endémique en Ukraine depuis des années, semble quant à elle illustrer le coût concret que peut engendrer la difficulté des grandes organisations à s’adapter, au-delà des effets d’annonce (9).

Notes

(1) L’arsenal de missiles balistiques à moyenne portée (1 000 à 2 000 km) iranien était estimé par les Israéliens à environ 2 500 engins au début de 2026. Pour un aperçu plus détaillé des structures et de la composition des arsenaux, voir Joseph Henrotin, « L’Iran, puissance de l’échange aérobalistique », Défense & Sécurité Internationale, no 170, mars-avril 2024 et Adrien Fontanellaz, « Proche-Orient et Moyen-Orient : missiles dans la nuit », Défense & Sécurité Internationale, hors-série no 97, août-septembre 2024 et « Promesse véritable 3 » : les frappes iraniennes de la “guerre des douze jours” », Défense & Sécurité Internationale, no 179, septembre-octobre 2024.

(2) Marek Brylew, « Basiji-Iranian Militia as an element of “Mosaic Defence” and the Guarantee of the Islamic Regime », Journal of Modern Science, 2/62/2025 ; « Iran’s Mosaic Defence. Strategic Doctrine, Proxy Networks & Asymmetric Warfare », Commandeleven intelligence, mars 2026.

(3) Tasnim News Agency, « Iran Air Force Bombs US’ Regional Bases », 1er mars 2026 et « Spokesman Gives Details of 26th Day of Iran’s Retaliatory Operations », 26 mars 2026 ; infographie via le compte X @Marioleb79 n’incluant pas les tirs contre la Jordanie et l’Irak. Le blog Horizon Insights mentionne par exemple un total d’au minimum 4 823 munitions tirées entre le 28 février et le 18 mars 2026. Il est à noter que le Qatar et les Émirats arabes unis, dans le second cas depuis le 11 mars, ne mentionnent que les munitions engagées ou détruites. Emanuel (Mannie) Fabian @manniefabian, compte X, 6 et 16 mars 2026 ; Bar Peleg et Avi Scharf, « 470 Missiles, With Rate Rising: First 25 Days of the War With Iran », Haaretz, 25 mars 2026 ; Mostafa Salem, « Exclusive: Iranian bombers were ‘two minutes’ from striking US air base before Qatari planes shot them down », CNN World, 5 mars 2026.

(4) « Operation Epic Fury – Documenting Equipment Losses during the 2026 Israel/USA – Iran War », compte Substack de Elmustek, consulté le 27 mars 2026 ; Emanuel (Mannie) Fabian @manniefabian, compte X, 19 et 20 mars 2026. Il est à noter que les Israéliens ont reconnu le 20 mars la perte d’entre 10 et 20 drones, alors que la presse américaine faisait état de la perte de 11 MQ-9 Reaper au 9 mars 2026 : CBS News « US Military has lost 2 more MQ-9 Reaper drones, raising total to 11 », 9 mars 2026.

(5) SIPRI database, consultée le 14 mars 2026 ; Macdonald Amoah, Morgan D. Bazilian et Jahara Matisek, « Over 11,000 munitions in 16 Days of the Iran War: ‘Command of the Reload’ Governs Endurance », RUSI Commentary, 24 mars 2026 ; infographie du ministère de la Défense des EAU, 26 mars 2026 ; Julia Struck-Feshchenko, « Ukraine Slams Costly US Tactics: Millions Spent to Down Cheap Drones », Kyiv Post, 20 mars 2026.

(6) Shelby Talcott, « Israel is running critically low on interceptors, US officials say », Semafor, 15 mars 2026.

(7) Arash Marzbanmehr, « Blinding US Eyes in the Middle East », Aljazeera Centre for Studies, 10 mars 2026 ; Elmustek, « Operation Epic Fury – Documenting Equipment Losses during the 2026 Israel/USA – Iran War », compte Substack, consulté le 29 mars 2026 ; Tasnim News Agency, « Iranian Navy Conducts Massive Drone Attack on US, Israeli Targets », 7 mars 2026 et « American FP-132 Radar in Qatar Destroyed in IRGC Attack », 28 février 2026.

(8) Fabian Hinz, infographie, 25 mars 2026 ; Lara Seligman et Shelby Holliday, « Five Air Force Refueling Planes Hit in Iranian Strike on Saudi Arabia », The Wall Street Journal, 14 mars 2026 ; Francesco Grignetti, « Chiusi nei bunker e senza missione. I militari italiani isolati in Kuwait », La Stampa, 18 mars 2026 ; Tasnim News Agency, « Iran Conducts New Round of Counterattacks on US, Israeli Targets », 22 mars 2026, « IRGC Targets US-Israeli Air Infrastructure in Fresh Wave of Strikes », 29 mars 2026, « IRGC Strikes Tel Aviv, Ben Gurion Airport with Khoramshahr-4 Missiles », 5 mars 2026, « Iranian Army Attacks Israeli Air Support Centers, Vital Equipment of Mossad », 26 mars 2026 et « Iranian Army Launches Drone Operation against Israeli Military Intelligence Targets », 11 mars 2026 ; Emanuel Fabian, « 9 US refueling tankers arrived at Ben Gurion overnight, tracking data shows », Times of Israel, 27 février 2026 ; « Iranian attack on Saudi base injures U.S. troops as more American forces arrive in the Middle East », PBS News, 28 mars 2026.

(9) Helene Cooper et Eric Schmitt, « Damage to U.S bases force Pentagon to move troops », The New York Times, 27 mars 2026 ; infographies du CENTCOM sur l’opération « Epic Fury », 16 et 28 mars 2026 ; Julia Struck-Feshchenko, « Ukraine Slams Costly US Tactics: Millions Spent to Down Cheap Drones », art. cité.

Adrien Fontanellaz

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