Des services secrets, nous ne savons que les échecs et rarement les succès. Si l'échec provoque l'anathème, l'ingratitude est fille de la victoire. Quand à la gloire, il faut l'oublier, elle est pour les autres...

lundi 6 juillet 2026

Les services secrets canadiens ont attaqué des cybercriminels et des extrémistes internationaux

 

Le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) du Canada a mené une série de cyberattaques autorisées par l'État au cours de l'année écoulée contre des trafiquants de drogue, des groupes extrémistes et des gangs de ransomware. C'est ce qu'indique le rapport annuel de l'institution. Cette déclaration publique d'une agence de renseignement, qui opère généralement dans le plus grand secret, a attiré l'attention d'experts internationaux. Comme le rapporte Techcrunch.com rapporte .

Selon le rapport du CST, l'agence a mené trois grandes « cyberopérations actives » l'année dernière. Ce terme désigne des cyberattaques directes menées contre des entités étrangères menaçant la sécurité nationale du Canada. L'objectif principal des opérations était de perturber les activités des structures hostiles et de neutraliser leur infrastructure numérique.

Lutte contre la drogue et l'extrémisme

La première opération visait des courtiers internationaux impliqués dans le trafic de produits chimiques nécessaires à la production de fentanyl, un opioïde synthétique. Le service de renseignement a collecté des informations sur ces individus, bloqué leurs canaux de communication et limité considérablement leurs capacités opérationnelles. Cela a contribué à réduire le flux de substances dangereuses entrant dans les rues canadiennes.

Le deuxième axe important a été la lutte contre un groupe extrémiste étranger. Ce groupe utilisait Internet pour diffuser une idéologie violente et recruter de nouveaux membres, y compris des Canadiens. En analysant les signaux provenant d'appareils électroniques, le CST a identifié les points faibles du groupe. La cyberattaque qui en a résulté a nui à la réputation des extrémistes et a limité leur capacité à attirer de nouvelles recrues.

Coup dur contre les gangs de ransomware

La troisième opération majeure a ciblé un groupe de pirates informatiques opérant sur le modèle « Ransomware-as-a-Service ». Ce groupe louait son infrastructure à d'autres cybercriminels et a mené des attaques contre les secteurs canadien de la santé, des transports et des entreprises. Le service de renseignement a non seulement neutralisé les serveurs du groupe, mais a également supprimé toutes les données qu'ils contenaient.

En outre, l'agence a imposé des restrictions techniques simultanées aux 10 plus grands gangs de ransomware considérés comme les plus dangereux pour le Canada. De telles mesures visent à augmenter le coût des attaques pour les cybercriminels et à détruire leurs sources de revenus. Le rapport ne précise pas dans quels pays ces groupes sont basés.

TechCrunch et d'autres publications internationales soulignent qu'il est rare que les agences de renseignement rendent compte de leurs propres cyberopérations. Habituellement, ces informations sont gardées secrètes pour éviter de révéler les méthodes et techniques utilisées. Cependant, ces dernières années, des structures telles que le Cyber Command des États-Unis ont commencé à annoncer plus ouvertement des stratégies de « frappe préventive » afin de prévenir les cyberattaques.

Ce rapport confirme une fois de plus que, dans le monde moderne, la sécurité nationale ne consiste pas seulement à protéger les frontières, mais à neutraliser les menaces sur le réseau mondial. Des pays comme le Canada ne se contentent plus de se défendre dans le cyberespace, mais utilisent désormais des tactiques de contre-attaque actives contre les agresseurs.

zamin.uz