Le ministère de la Santé a bloqué, cette semaine, l’accès aux outils externes d’intelligence artificielle sur les réseaux des hôpitaux publics à travers tout Israël, avec pour objectif de protéger la vie privée des patients et de prévenir les cyberattaques.
Une mesure qui est intervenue environ quatre mois après que le ministère a lancé une mise en garde, exhortant les hôpitaux à limiter autant que possible leur utilisation de ces outils.
Le blocage lui-même a toutefois pris les employés par surprise, selon la chaîne d’information N12.
Les employés ne peuvent désormais plus accéder à des outils tels que ChatGPT, Claude ou Gemini sur les réseaux hospitaliers, même s’ils peuvent s’y rendre à partir de leurs appareils mobiles personnels.
« La protection de la vie privée des patients, du secret médical et la sécurisation des informations figurent en tête de nos priorités en matière de technologie », a fait savoir le ministère en réponse aux articles qui ont été consacrés à ce blocage.
« Le ministère de la Santé considère l’IA comme un moteur important d’innovation et de progrès pour le système de la santé, et il s’efforce d’encourager sa mise en œuvre », a poursuivi le ministère.
Mais il a averti : « L’utilisation d’outils d’IA externes et gratuits multiplie les cyber-risques et le risque de fuite d’informations médicales sensibles ».
« Au mois de mars 2026, le ministère de la Santé a diffusé des directives obligeant tous les organismes de santé à cesser d’utiliser ces outils sur leurs réseaux organisationnels et à n’utiliser plus que des outils sécurisés, sous réserve d’une gestion des risques appropriée », a-t-il précisé.
Le ministère de la Santé a noté qu’il s’efforçait de trouver des solutions de sécurité « qui permettront d’étendre l’utilisation de l’IA, y compris sur les ordinateurs connectés aux réseaux des établissements, tout en respectant les normes les plus strictes en matière de vie privée, de confidentialité et de cyberdéfense ».