Un célèbre satellite d’espionnage russe a été désintégré ce samedi dans une collision avec des débris spatiaux. Déjà remplacé par d’autres appareils, il était néanmoins célèbre pour ses missions contre les occidentaux.
Alors que le conflit se poursuit entre Kiev et Moscou, le satellite de reconnaissance russe nommé «Luch Olymp K2» a été détruit ce samedi à la suite d’une collision avec des débris spatiaux.
Un incident confirmé par des images diffusées par la société suisse S2A Systems, montrant la désintégration du satellite.
Celui-ci bénéficie d’une inquiétante réputation. Lancé en septembre 2014, il est notamment connu pour avoir espionné d’autres satellites occidentaux au profit du FSB, le service de renseignement russe. Le 7 septembre 2018, la ministre française des Armées de l’époque, Florence Parly, avait dénoncé l’attitude «inaceptable» de ce satellite, qu’elle avait accusé de s’être approché de certaines bases essentielles pour les communications militaires françaises.A short time lapse of the fragmentation event on LUCH (OLYMP) #40258 that took place today, 2026-01-30 from 06:09:03.486 UTC. pic.twitter.com/0bwbNvlnCL
— s2a systems (@s2a_systems) January 30, 2026
L’appareil était cependant en fin de vie. En effet, Moscou l’avait officiellement relégué sur une orbite dite «cimetière». A la retraite, le Luch Olymp K2 a déjà été remplacé par les «Luch Olymp-2» et «Luch Olymp-3». Ces derniers ont déjà effectué plusieurs missions d’espionnage.
Une utilisation contestée de Starlink
Dans sa guerre en Ukraine, la Russie aurait également recours aux systèmes satellites Starling, développés par le milliardaire Elon Musk. Le 27 janvier dernier, le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski a exhorté le propriétaire du réseau social X à couper tous les accès à Moscou.
Selon les services de renseignement ukrainiens, les terminaux Starlink obtenus par l'armée russe l'ont été via des circuits parallèles tels que des importations par des pays tiers, et non via une vente officielle par la société d'Elon Musk.
Le milliardaire avait lui-même démenti en février 2024 que des terminaux Starlink avaient été vendus à la Russie. Une coupure sans distinction du système Starlink en Ukraine serait compliquée par le fait qu'il est également massivement utilisé par l'armée ukrainienne pour ses communications.