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dimanche 8 février 2026

Affrontement conventionnel. Relire l’Essai sur la non-bataille et réactiver la manœuvre

 

Le conflit russo-ukrainien a réintroduit l’hypothèse plausible d’un conflit interétatique conventionnel à grande échelle. Dans ce cadre, l’engagement terrestre voit ses conditions remaniées face à un ennemi symétrique à parité technologique. Dans des espaces d’affrontement variés, interconnectés et largement décloisonnés, la technologie a brusquement accéléré l’évolution du combat terrestre, de son environnement et des effets qu’elle permet.

Le changement de paradigme a bien été bien pris en compte par l’armée de Terre, qui a amorcé une transformation pour contrer de la meilleure manière les menaces et les compétiteurs émergents. Ainsi, les dimensions du combat apparaissent aujourd’hui fondamentalement remises en question. Le champ de bataille évolue constamment (moyens, tactiques), marqué par une extension et une reconfiguration permanente de sa géographie. Les domaines de conflictualité s’accroissent et se chevauchent, la pression médiatique est omniprésente, l’innovation occupe un rôle majeur, entraînant un volume croissant de capteurs sur le champ de bataille et une lisibilité accrue de celui-ci (« transparence »). Conséquence du point précédent, le tempo opérationnel (décision/exécution) et la boucle reconnaissance/frappe sont contractés grâce à la technologie. Enfin, dans le cadre d’un duel des volontés, la prise en compte de la psychologie de l’adversaire paraît perfectible. Le fait identitaire (en tant qu’empreinte culturelle singulière) sur la manière de conduire la guerre à tous les niveaux apparaît déterminant.

Les conséquences de ces évolutions peuvent s’observer à plusieurs titres. D’un point de vue opérationnel, la dynamique des opérations apparaît ralentie au niveau tactique. L’initiative est âprement disputée entre adversaires dotés de doctrines et de moyens similaires en nature et en volume (symétrie), aboutissant à une neutralisation mutuelle et à un blocage tactique. La multiplication des capteurs entraîne une lisibilité accrue du champ de bataille qui empêche de dissimuler l’intention et de concentrer les moyens. Les perceptions sont brouillées par un volume d’informations à traiter de plus en plus important (saturation). La friction et le blocage qui en découlent empêchent la prise d’ascendant qui permettrait d’emporter la décision à un niveau suffisamment critique (opératif, stratégique, politique).

Dès lors, quelles pistes suivre pour relancer la manœuvre terrestre dans un environnement plus que jamais rugueux, strié et contesté ? Cette nouvelle physionomie du champ de bataille fait apparaître des moyens humains, organisationnels et matériels inadaptés ou limités. En effet, la dangerosité paralysante du champ de bataille pour le combattant et son organisation rend impossible la concentration des forces et des efforts. L’environnement du combat entraîne de plus la dispersion des unités et la dissension du lien tactique au sein de ces dernières. L’approche tayloriste du combat, d’où découlait une spécialisation croissante du combattant, est remise en cause par la multiplication des capteurs et la complexité du champ de bataille. Dans ces conditions, la dilution et l’atomisation des masses de manœuvre pour les rendre moins vulnérables aboutissent à l’isolement du combattant, et à la remise en cause des schémas tactiques et des organisations traditionnelles.

En 1972, Guy Brossollet publiait l’Essai sur la non – bataille. Résolument disruptif, cet ouvrage prend le contre – pied du modèle d’armée de l’époque fondé sur le corps de bataille opérant dans le cadre d’une utilisation tactique de l’arme nucléaire. Proposant une approche globale, agile et pragmatique « sous la voûte nucléaire (1) », il donne à voir un modèle d’armée plus souple et plus léger, pensé pour s’adapter à l’ennemi symétrique soviétique de l’époque et s’inscrire dans l’angle mort de son logiciel culturel et militaire. Opposant l’agilité à la masse, l’individualisation de la puissance de feu aux lourdes unités conventionnelles mécanisées, la dilution des forces à leur concentration, l’absorption et l’évitement au choc frontal, sa pensée retrouve un intérêt particulier à l’aune de l’actualité récente.

En effet, cinquante ans après sa parution, l’ouvrage de Guy Brossollet pourrait fournir la réponse la plus adaptée à la menace actuelle. Le retour de la guerre conventionnelle en Europe de l’Est et l’émergence de compétiteurs assumant un rapport de force fondé sur l’emploi brutal de la puissance militaire font s’interroger sur les moyens disponibles pour y répondre de manière efficace.

Imaginer et oser expérimenter pour optimiser

Guy Brossollet s’appuie sur l’importance de l’« imagination » pour éclairer le chemin des « possibles » dans une démarche positive et prospective (2), hors d’un travail doctrinal. Selon lui, « l’atome dévalorise le char (3) » sans laisser de solution intermédiaire entre les deux, et il y a là un vide à combler de manière pragmatique. En 120 pages, l’auteur apporte une solution « clés en main », étayée et aboutie, qui appelle à une mise en œuvre et à une expérimentation pratique. Le propos est audacieux et participe d’une démarche perfectionniste d’optimisation du modèle d’armée de Terre de l’époque.

Sortir des schémas tactiques traditionnels

Sortir de la symétrie pour égaliser le rapport de force initial : vers la semi-symétrie

Les modes d’action proposés dans l’Essai sur la non – bataille apparaissent marqués par le refus de la confrontation symétrique « masse contre masse », reposant sur la simple arithmétique du rapport de force. Ces principes tactiques se distinguent de ceux portés par la guerre « classique » :

  • principe initial d’une action militaire esseulée, indépendante et autonome ;
  • rapport de force global défavorable assumé, compensé par l’agilité et l’individualisation de la puissance de feu permise par la technologie ;
  • érosion et neutralisation de la puissance adverse dans la profondeur du dispositif défensif à travers une manœuvre rétrograde ;
  • recherche de la perturbation des perceptions de l’adversaire et de sa lecture de la situation tactique par des actions décentralisées ;
  • ralentissement du tempo tactique pour entraîner la syncope du système de combat adverse.

Ainsi, sortir de la symétrie associée à la bataille apparaît comme un moyen de se réapproprier la puissance et son usage au combat. Ce modèle non exhaustif de la non – bataille propose un nouvel art opérationnel fondé sur un principe de dispersion des combats. Selon Christophe Maresca, « la neutralisation des puissances change les fondements de la bataille décisive dont la dialectique devient “a-” ou “di-” symétrique ». On peut ici s’attarder sur la terminologie développée autour de la non-bataille. L’approche asymétrique, par son caractère illimité et incontrôlable, sort du cadre éthique et étatique, et reste de fait la chasse gardée des mouvements révolutionnaires irréguliers. Sa dimension idéologique, populaire et paramilitaire l’exclut d’emblée du cadre posé par Guy Brossollet, dont le modèle s’adresse aux forces étatiques. La question des moyens et de l’organisation militaires étatiques est par conséquent primordiale. Le terme « dissymétrique » ne saurait convenir non plus, la question de la génération des matériels en confrontation n’étant ici pas au cœur du problème.

Non-bataille et techno-guérilla : principes pratiques

Guy Brossollet donne la définition suivante de la non – bataille : « substituer à l’événement que l’on voudrait décisif, mais qui reste aléatoire (la bataille), une série d’actions mineures, mais statistiquement efficaces (4) ». Résolument défensif, son propos place le combat dans un nouveau rapport au temps, à l’espace et à l’Autre. L’efficacité tactique qu’il prône consiste dans la limitation des risques et l’accroissement de la survivabilité par l’agilité tout en multipliant les opportunités par l’agressivité permise par la technologie. La manœuvre sort de la linéarité et se disperse à travers une manœuvre fractale (5) visant à s’assurer un rapport de force favorable, voire écrasant, au niveau microlocal. Ainsi, on ne désire pas détruire l’adversaire, mais l’user dans la profondeur par le harcèlement et le réduire par des actions fulgurantes, déclenchées le plus souvent de nuit. La contrepartie est de concéder temporairement du terrain pour continuer à manœuvrer. Le principal enjeu est alors de durer pour continuer à nuire à l’adversaire dans le temps long et le livrer à un échelon mécanisé durci avec un rapport de force favorable pour emporter la décision.

On bascule ainsi d’un combat linéaire à un combat fractionnaire mené par des modules indépendants. Ceux-ci reposent sur un premier échelon de groupes de combat, coordonné et soutenu par un deuxième échelon, chapeauté par un troisième qui capitalise le renseignement opérationnel (6). Ces modules alternent concentrations et dispersions (coalescence) selon un rythme aléatoire et syncopé, perçu comme dé-

stabilisant par l’adversaire, mais contrôlé et maîtrisé par l’initiateur. Guidé par le commandement par l’intention et l’effet majeur, ce système offre des boucles de décision plus courtes et une hausse de l’engagement. Le but est ici de brouiller la lisibilité de la manœuvre en la rendant imprévisible pour l’adversaire. La manœuvre terrestre contribue ainsi nativement au brouillage des perceptions adverses par son caractère dispersé et imprévisible et contient en elle – même ses propres effets.

L’importance de la remise en question

Pour Sir Basil Liddell Hart, « Il y a une chose plus difficile que d’introduire une idée nouvelle dans l’esprit militaire, c’est chasser une plus vieille ».

Constat n° 1 : Plus que dans le manque de moyens, la principale limite réside dans les barrières psychologiques, le manque d’imagination, et le manque d’expérimentation.

Proposition n° 1 : Développer la culture du test de solutions « ad hoc », de la culture du résultat et le droit à l’erreur.

Guy Brossollet montre le danger qui consisterait à ne pas remettre en question la pertinence de la doctrine actuelle et à ne pas considérer le problème sous d’autres angles. Il y a là la volonté de parer à toute éventualité et de trouver le système le plus résilient et le plus réactif possible pour s’opposer efficacement à l’action adverse. Pour lui, y être contraint en temps de guerre serait bien plus dommageable que de ne pas essayer en temps de paix. Il invite donc à l’audace et à la prise de risque avant que les évènements ne nous y contraignent. Selon lui, la remise en question et la transformation doivent être permanentes.

Constat n° 2 : Le principe de l’affrontement asymétrique n’est pas recevable pour un État. L’affrontement symétrique présente le risque d’un blocage tactique et d’une paralysie de la manœuvre terrestre. La dissymétrie présente le risque d’un surclassement qualitatif.

Proposition n° 2 : Adopter un mode d’affrontement semi-­symétrique, qui réintroduit du mouvement par l’adoption de schémas tactiques alternatifs par des forces conventionnelles pour sortir de la rationalité tactique adverse et ne pas donner prise à sa manœuvre.

La différence se situe alors dans l’organisation, le commandement et les modes d’action des troupes sur le terrain. Les forces et les moyens alloués sont fournis par l’État, mais mis en œuvre dans des schémas tactiques différents à des degrés de décentralisation et d’initiative accrus. Cette semi-­symétrie s’exprime également à travers un rapport différent à l’ennemi marqué par l’adaptation (1). Tout d’abord, par la définition même de la stratégie comme « dialectique des intelligences », définie en psychologie comme faculté d’adaptation. Ensuite, par le refus d’entrer dans la rationalité adverse. Enfin, par le refus de la norme que l’Autre cherche à imposer (2), pour s’inscrire dans son angle mort tactique.

Constat n° 3 : La dangerosité du champ de bataille disperse les dispositifs, fragilise le lien tactique au sein des organisations et empêche les manœuvres centralisées. Les schémas d’affrontement frontaux traditionnels aboutissent à un blocage et à une paralysie de la manœuvre.

Proposition n° 3 : Sortir de la manœuvre massive, linéaire et axiale pour passer à une manœuvre dispersée qui accepte les contraintes du champ de bataille et replace le combattant au centre de la manœuvre en lui redonnant autonomie individuelle et liberté d’action à travers le commandement par l’intention et la culture du résultat.

Constat n° 4 : Un modèle d’organisation hiérarchique et centralisé s’avère inadapté à un espace de bataille caractérisé par des menaces omnidirectionnelles et permanentes qui dégradent le lien tactique. Dans un tel contexte, le combattant est plus susceptible d’être livré à lui-­même et de ne pouvoir compter que sur lui-­même pour remplir sa mission.

Proposition n° 4 : Développer un modèle d’organisation hétérarchique décentralisé et horizontal. Développer l’autonomie, l’initiative et le culte de la mission chez les combattants, développer leur savoir-­faire de manière poussée pour leur permettre de faire face à un maximum de situations et d’opérer seuls ou en petits groupes dans un environnement dégradé. Placer les forces morales et leur développement comme ADN des forces terrestres.

Notes

(1) Christophe Maresca, Non-bataille : vraies guerres. Guy Brossollet ou les racines françaises des guerres modernes, Institut de stratégie comparée, mars 2022, p. 23.

(2) Steven Lambakis, « Reconsidering asymetric warfare », Joint Forces Quaterly, n° 36, automne 2003.


Les formes de ce type de combat oscillent désormais entre un mode embryonnaire de lutte désordonnée et un mode sophistiqué dit de « techno – guérilla ». Initialement, Guy Brossollet proposait la notion de « guérilla scientifique » dynamisée par la technologie. Si la nature de la guérilla reste la même sur le fond, son caractère évolue au rythme de la globalisation et des avancées technologiques. La guérilla a déplacé les contours du champ de bataille pour les rendre évanescents, faisant de fait éclater l’objet – bataille traditionnellement admis. En défensif, le conflit qui a opposé Tsahal au Hezbollah en juillet 2006 et le freinage ukrainien dans les premiers jours de l’agression russe de février 2022 peuvent être considérés comme une expérimentation, sinon du « système Brossollet », en tout cas des formes les plus récentes et abouties de ces principes. En offensif, l’exemple des cavaliers asiatiques est l’une des meilleures illustrations des théories de Guy Brossollet (7), aboutissant au concept récent de swarming (8). Dans la même perspective, le général Guy Hubin propose d’évoluer du triptyque « fixer/déborder/percer » vers celui d’« imbriquer/déborder/détruire » (9). Ces manœuvres offensives non linéaires « en essaim » reposent sur les mêmes principes de saturation, et représentent assurément des pistes d’évolutions à développer pour la manœuvre terrestre dans un futur proche. Ainsi, l’idée au cœur de la non – bataille soustraite de sa dimension nucléaire éclaire certaines des évolutions possibles de la guerre (10).

Si le contexte de la rédaction de l’Essai est marqué par le déclin de l’autorité et l’avènement de la technologie de l’information, il n’est pas inopportun d’établir un parallèle avec notre époque sujette aux mêmes bouleversements incarnés par le management horizontal (11) et l’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication. On passe ainsi du chef héros et d’un commandement vertical au chef organisateur/manager (12) selon un commandement plus horizontal. L’auteur remet en question dans ce cadre le rôle et la place du chef dans la manœuvre, en basculant d’une organisation hiérarchique rigide à une organisation hétérarchique (13) résiliente. Il en ressort nettement que l’esprit doit persévérer à créer l’initiative qui distingue au combat le chef militaire de l’opportuniste. De même, la question de la subordination aux ordres verticaux et des difficultés liées à leur acheminement posée par l’Essai ouvre la voie à plus d’initiative de la part des subordonnés. Ce point est une donnée fondamentale de la pertinence du modèle de la non – bataille, qui accorde une place déterminante à l’autonomie du commandement, au lien tactique et à la technologie afin de dynamiser le combat. On ne peut s’empêcher d’y voir un parallèle avec la période actuelle, où la technologie constitue un enjeu essentiel pour emporter la décision. L’exploitation de la technologie doit permettre à la guérilla de ne plus être cantonnée à une forme empirique et artisanale, mais de devenir un combat organisé, élaboré, sophistiqué et professionnalisé. Dans ce sens, les expérimentations menées dans le domaine du combat d’imbrication par le 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine dans le cadre des travaux « BP2030 » donnent des perspectives d’évolution intéressantes qui pourraient être développées à l’avenir.

Dans un contexte contemporain marqué par un certain blocage tactique et une manœuvre terrestre figée, Guy Brossollet se rappelle à nous par la pertinence et l’actualité de sa démarche. Il nous invite au questionnement, à l’adaptation et à l’optimisation de nos modes de pensée et d’action à travers une transformation permanente. Il perpétue une tradition de la pensée militaire française marquée par l’audace d’innover sans oublier ses racines.

L’Essai sur la non – bataille plaide pour un modèle d’armée adaptable, agile et plastique dans sa pensée, ses structures et ses modes d’action. Tout sauf hors-sol, il est animé par des principes de réalité, de résilience, et d’adaptation permanente. Exemple de créativité et de pragmatisme, il est régi par des critères d’efficacité et d’efficience, et place la liberté d’action, la saisie et la conservation de l’initiative au centre de sa réflexion, tout en remettant en cause le principe de concentration des efforts hors du cadre de la bataille, concept central de la culture militaire occidentale. Il développe les notions de commandement par l’intention, de subsidiarité, d’initiative, de responsabilité individuelle, d’agilité, et prend en compte les données d’environnement comme la résilience, la technologie, l’innovation et la compréhension de l’Autre. Face aux défis auxquels nous devons actuellement faire face, il s’avère une source précieuse d’idées et d’inspiration pour les forces terrestres et les jeunes chefs tactiques à un moment où le combat terrestre doit se réinventer. Il importe de le redécouvrir afin qu’il ne connaisse pas le même sort funeste que Contre – insurrection de David Galula (14), oublié durant cinquante ans et redécouvert sur le tard par les Américains. Les solutions qu’il propose semblent adaptées aux problèmes rencontrés actuellement par les forces terrestres. Nous n’avons rien à perdre à les essayer et tout à y gagner si celles-ci s’avèrent concluantes. Alors, essayons. Avant qu’il ne soit trop tard.

Notes

(1) « Dès les années 1950 pourtant, le général André Beaufre […] précisait que la marge d’action offensive des États, bien qu’amoindrie, subsistait encore par de multiples voies sous la “voûte nucléaire”, c’est-à‑dire sous le seuil nucléaire », Christian De Wykerslooth, « Affrontements hybrides : une dialectique de force sous le seuil de l’escalade », Défense, 15 février 2022.

(2) Christophe Maresca, Non-bataille : vraies guerres. Guy Brossollet ou les racines françaises des guerres modernes, Institut de stratégie comparée, mars 2022, p. 22.

(3) Guy Brossollet, « Un beau voyage, souvenirs 1936-2006 » in Christophe Maresca, ouvr. cité, p. 30.

(4) Guy Brossollet, Essai sur la non-bataille, Belin, Paris, 1972.

(5) Eyal Weizmann, À travers les murs, l’architecture de la nouvelle guerre urbaine, La Fabrique, Paris, 2008.

(6) Christophe Maresca, ouvr. cité, p. 28.

(7) Julien Terrier et Mathieu Peter, Les opérations guerrières en essaims, Combattre autrement, Economica, 2019. Guy Brossollet n’aborde pas l’aspect offensif de la non-bataille dans son ouvrage.

(8) Dispersion des forces placées en subsidiarité dans un espace donné : John Arquila et David Ronfeldt, Swarming and the future of conflicys, RAND Corporation, Santa Monica, 2000 ; Yedidia Ha’ari et Haïm Assa, Diffused Warfare, the concept of virtual mass, University of Haifa, 2007.

(9) Guy Hubin, Perspectives tactiques, Economica, Paris, 2003.

(10) Christophe Maresca, ouvr. cité, p. 102-106.

(11) Samantha Slade, Going horizontal: Creating a Non-hierarchical Organization, One Practice at a Time, Berrett-Koehler Publishers, 2018.

(12) « Notre époque est celle de l’éphémère et il faut tenter d’imaginer autre chose… Au sommet, succédant au chef héros des batailles antiques, un chef système, suprême organisateur et connecteur de ce vaste assemblage de modules synchrones qui se ferait ou se déferait au gré des circonstances. » (Guy Brossollet, ouvr. cité).

(13) Amaury Coutansais-Pervinquière, « Liban : qu’est-ce que la force Al-Radwan, unité d’élite du Hezbollah frappée par Israël ? », Le Figaro, 25 septembre 2024.

(14) Il faut noter ici les similitudes frappantes dans les parcours de David Galula et de Guy Brossollet : saint-cyriens, marqués par l’expérience de l’Asie et de la Chine, lecteurs et traducteurs de Mao Tsé-toung, combattants pendant la guerre d’Algérie dans un contexte contre-insurrectionnel.

Floris Lenfant

areion24.news