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jeudi 8 janvier 2026

Pourquoi la force affaisse-t-elle autant le droit ?

 

Alors qu’on rêvait de voir les querelles diplomatiques se dissoudre dans les salons feutrés, sous le verbe habile et l’ironie subtile des négociateurs, le monde se présente désormais comme une arène où s’affrontent des gladiateurs modernes, soumis à une seule loi : vaincre ou succomber. Désormais, ce ne sont plus des corps qui s’offrent au sable rouge, mais le tissu même du droit international qui se trouve lacéré, l’encre des intérêts stratégiques rivaux remplaçant le sang des combattants.

« La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », écrivait Carl von Clausewitz dans De la guerre (1). Cette maxime, discutée à travers les siècles, révèle une constante : la force — brute ou symbolique, militaire ou économique — loin d’être l’antithèse du politique, en est l’instrument constant et multiforme. De la Pax Romana (2) à la « diplomatie de la canonnière » (3) d’Henri VIII, en passant par l’empire mongol de Gengis Khan (4), l’histoire montre combien la force a servi de levier au pouvoir et de langage diplomatique. Pourtant, après le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale, une espérance nouvelle est née : celle d’un ordre international fondé sur le droit. La Charte de l’ONU (1945) érige en principe l’interdiction du recours à la force, sauf en cas de légitime défense ou sur autorisation du Conseil de sécurité (CS, art. 2.4). Même durant la guerre froide, la force persiste, drapée dans l’illusion d’un équilibre normatif où le droit, bien qu’imparfaitement appliqué, demeure la grammaire commune des États.

Mais cette architecture s’est fissurée à la fin du XXe siècle et se délite aujourd’hui au rythme des conflits : Serbie (OTAN, 1999), Irak (États-Unis, 2003), Géorgie et Ukraine (Russie, 2008 et 2022), ou encore l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, suivie de la riposte disproportionnée d’Israël (5). Autant de signes d’un basculement : la force se banalise, échappant aux balises du droit (6). L’exception est devenue la règle — la force, sous ses formes brute (armée), symbolique (diplomatique et économique) ou médiatique, s’impose désormais comme l’instrument privilégié des politiques étrangères contemporaines.

Causes de la marginalisation du droit international au profit de la force

Le droit international repose sur une fiction noble mais fragile : l’égalité souveraine des États. Proclamée à l’article 2.1 de la Charte de l’ONU, cette égalité se heurte à la réalité brutale de l’asymétrie des puissances. Car si tous les États sont « nés égaux en droit », certains sont « plus égaux que d’autres », pour reprendre l’ironie d’Orwell (7). Ainsi, les grandes puissances, abritées derrière leur puissance militaire, économique ou symbolique, s’autorisent des entorses, voire des violations manifestes du droit, sans craindre de châtiment crédible. L’invasion américaine de l’Irak en 2003 en demeure l’exemple emblématique : sous le prétexte des armes de destruction massive, Washington bombarda Bagdad sans mandat onusien et sans conséquence internationale. Cette impunité des « pachydermes » internationaux mine le crédit du droit et nourrit l’idée d’une hiérarchie subtile des souverainetés, où la parole des uns vaut décret, et celle des autres, adhésion ou soumission. Pire encore, le droit, loin d’être ignoré, est parfois instrumentalisé : il devient paravent, façonné au gré des intérêts stratégiques. La « guerre préventive » de la doctrine Bush (2001) ou « l’intervention humanitaire » de l’OTAN au Kosovo (1999) illustrent cet habillage normatif (8). La force se drape alors des vertus de la morale et de la légitimité juridique pour masquer des motivations énergétiques, sécuritaires ou géopolitiques. Le droit devient ainsi le masque raffiné d’un réalisme brut, une parure rhétorique que chacun ajuste à ses besoins, jusqu’à l’en vider de sa substance.

Les blocages institutionnels accentuent ce mouvement. Le CS, pierre angulaire du système de 1945, incarne désormais une impuissance organisée (9). Le veto, ombre pesante qui plane sur toute décision, paralyse son action en Ukraine, en Syrie ou à Gaza. À chaque crise, la loi se tait, étouffée par l’arithmétique glaciale des intérêts permanents. Ce silence nourrit fatalement la défiance envers un ordre multilatéral jadis porteur d’apaisement, devenu instrument des rapports de force qu’il devait équilibrer. Les nationalismes se durcissent, les rivalités s’aiguisent, et les normes universelles se fissurent. Chine, Russie, Iran et bien d’autres puissances émergentes ne voient plus dans le droit international un cadre impartial, mais un levier de domination occidentale. L’Afrique, quant à elle, par une « diplomatie contestataire » (10) aux accents de revanche, oppose le silence : elle s’abstient de dénoncer les transgressions du droit comme pour renvoyer à l’Occident le miroir de sa propre indifférence et de ses balances inégales, qui pèsent lourd sur l’universel judéo-chrétien, mais s’allègent singulièrement et cyniquement lorsque le tumulte embrase les terres africaines (11). Dès lors, le droit international perd sa vocation fédératrice et n’apparait plus comme l’expression d’un monde commun, mais comme l’instrument d’un camp. Ce soupçon, ancré dans l’imaginaire collectif, achève d’en affaiblir l’autorité morale.

À ce délitement institutionnel et idéologique s’ajoute un défi nouveau : l’émergence d’acteurs non étatiques violents. Groupes terroristes (12), milices armées, sociétés militaires privées (SMP) (13) prospèrent dans les interstices du droit, hors des catégories juridiques classiques. Leur pouvoir de nuisance défie les règles établies, tandis que leur fugacité, fluidité et complexité rendent inopérants les instruments conçus pour encadrer les seuls États. Ainsi, la force brute, redevenue mobile et insaisissable, échappe à la juridiction universelle et impose son propre tempo de violence. Cette marginalisation s’alimente aussi d’une conviction régressive : l’idée, partagée par certains dirigeants, que les normes internationales entravent la puissance, et que seule la virilité diplomatique impose le respect. Le retour des « hommes forts » (14) et de la diplomatie du poing serré illustre la nostalgie d’un ordre ancien, où l’histoire se forge non dans les traités, mais dans les victoires militaires. Ce culte de la force, cette fascination pour la verticalité autoritaire — véritable « géopolitique de l’intimidation » (15) — érode encore la fragile culture juridique internationale. Elle installe un climat où le recours à la force n’est plus anomalie, mais réflexe politique assumé. Mises bout à bout, ces fissures expliquent la lente érosion des piliers de l’édifice né en 1945, et fragilisent l’espérance d’un monde régi d’abord par la loi plutôt que par l’épée.

Manifestations concrètes

La multiplication des guerres hors cadre onusien constitue la première manifestation éclatante de la prééminence de la vis bruta. Le Kosovo, en 1999, illustre déjà ce basculement : au nom d’une « intervention humanitaire », l’OTAN bombarde la Serbie sans mandat de l’ONU, invoquant la légitimité morale plutôt que la légalité juridique (16). En 2003, l’invasion de l’Irak par les États-Unis et le Royaume-Uni, fondée sur des preuves fallacieuses d’armes de destruction massive, consacre le divorce entre droit et puissance. Le CS est contourné, l’opinion mondiale bafouée, mais la force s’impose (17). Plus récemment, l’agression russe contre l’Ukraine en 2022, justifiée par une rhétorique de « protection » et de « dénazification », témoigne de cette banalisation du recours unilatéral à la guerre à des fins géopolitiques.

La militarisation croissante des enjeux (géo)économiques et politiques confirme cette primauté de la force. En mer de Chine méridionale (MCM), Pékin érige des iles artificielles et y déploie sa flotte, défiant la sentence arbitrale de La Haye en 2016 qui invalidait ses revendications (18). Dans l’Arctique, la Russie installe des bases pour sécuriser routes maritimes et ressources énergétiques libérées par la fonte des glaces, tandis qu’au Sahel et dans les Grands Lacs, groupes armés et puissances étrangères transforment minerais stratégiques (uranium, or, terres rares) en leviers de puissance. À cela s’ajoute la prolifération de doctrines sécuritaires qui élargissent sans cesse la notion de « sécurité nationale » : lutte antiterroriste, cybersécurité, contrôle des approvisionnements. Tout se réduit ainsi à la survie de l’État, et la force devient un instrument légitime de défense des intérêts élargis.

À ces conflits ouverts s’ajoutent les actions clandestines : assassinats ciblés par drones en Iran, au Yémen ou au Pakistan, pressions militaires américaines contre le Vénézuéla sous couvert de lutte anti-narcotrafic. Ici, l’ombre remplace la lumière, et la violence se cache derrière les voiles de la « sécurité nationale ». Quand le bazooka ou le drone échouent, Washington dégaine mécaniquement et quasi aveuglément (19) l’arme du dollar, tel un revolver semi-automatique frappant alliés comme adversaires (20). Pékin, dont la monnaie ne soutient pas encore le poids de ses ambitions géopolitiques, réplique en promouvant la dédollarisation à travers les BRICS et en brandissant l’arme de ses ressources stratégiques, dont elle contrôle le cycle complet de production et d’approvisionnement. L’Union européenne, longtemps colombe économique, aspire à devenir faucon en sanctionnant ses adversaires (Russie, Iran) pour s’affirmer sur la scène internationale.

Enfin, le contournement assumé des juridictions internationales parachève cette régression du droit face à la force. Les États ignorent purement et simplement les décisions contraires à leurs intérêts. Les États-Unis ont ainsi refusé d’appliquer l’arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) en 1986 condamnant leur soutien armé aux « Contras » au Nicaragua (21). Plusieurs puissances contestent la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) : parmi les cinq fantastiques du CS, seules la France et la Grande-Bretagne sont parties au Statut de Rome (2002), tandis que plusieurs États africains accusent la CPI de partialité et refusent de coopérer ou dénoncent simplement son statut fondateur (22). Dans ce jeu d’évitement, les juridictions deviennent des institutions de papier, réduites à l’impuissance par le désaveu des États les plus puissants. Le droit international n’est donc plus cadre contraignant, mais scène d’exercice du pouvoir : dès qu’un enjeu vital est en jeu, il se réduit à un ornement discursif que la force balaie sans scrupule.

Risques associés

Le premier risque — sans doute le plus fondamental — est l’affaiblissement de l’ordre international. L’érosion du droit marque un retour inquiétant à la logique hobbesienne où « l’homme est un loup pour l’homme ». Chaque acteur, selon ses moyens et ses intérêts, s’érige en arbitre du jeu mondial, reléguant la norme au rang de décor. Les SMP, telles que Wagner en Afrique centrale et occidentale ou en Ukraine, incarnent cette dérégulation : opérant dans des zones grises, elles imposent la violence hors de tout cadre juridique et déstabilisant des États déjà fragiles. Les crises humanitaires s’aggravent dans l’ombre de cette permissivité : à Gaza, les bombardements répétitifs de Tsahal ont provoqué des pertes civiles record, des déplacements massifs et des destructions d’infrastructures, révélant les dérives d’un monde où la force supplante le droit humanitaire (23). Parallèlement, des conflits jugés moins stratégiquement rentables, comme ceux en Somalie ou au Soudan, sombrent dans l’invisibilité internationale (24), exposant une hiérarchisation implicite des crises et de la souffrance humaine (25). Le droit et la protection des populations deviennent alors tributaires de l’intérêt stratégique plutôt que de la justice universelle.

Cette marginalisation nourrit une crise de légitimité du droit international et favorise une escalade latente. Les interventions unilatérales créent des précédents que d’autres États imitent, instaurant de facto une norme perverse où l’exception devient règle. Le Kremlin s’est ainsi appuyé sur le précédent américain en Irak (2003) pour légitimer ses interventions en Syrie (2017) et en Ukraine (2022) (26). Certains experts (27) redoutent que cette logique n’inspire la Chine qui, face à Taïwan, observe et apprend de l’expérience russe face à l’Occident (28). Si la protection américaine rend improbable cette équation stratégique, sa fragilité n’en efface pas le risque. Ces actions unilatérales traduisent une même réalité : l’effritement de la crédibilité de la Charte de l’ONU. La prolifération de doctrines sécuritaires qui en découle élargit fatalement le spectre de la légitimité et de la moralité, rendant acceptables des actes jadis jugés illégaux et multipliant le risque d’escalades régionales incontrôlées, du Sahel à la MCM. Dans ce contexte, le droit international n’apparait plus comme un rempart de la paix, mais comme le témoin impuissant de la prévalence de la force. Les populations civiles, sacrifices résignés des appétits hégémoniques (29), en paient le tribut — tragique continuité d’une histoire où la puissance l’emporte toujours sur la justice.

Quelles perspectives ?

À l’aube du XXIe siècle, le paysage international ressemble à une arène où le droit, naguère arbitre suprême des relations entre États, vacille sous le poids des ambitions. Comme dans les empires antiques, la puissance militaire façonne la diplomatie et détermine le destin des peuples : les États forts imposent leurs règles, contournent les juridictions et normalisent l’exception, tandis que les nations faibles et les populations civiles en subissent les conséquences. Les risques sont patents : affaiblissement de l’ordre international, escalades régionales incontrôlées, crise de légitimité des normes et souffrances humanitaires massives. L’histoire, du chaos hobbesien des cités-États italiennes à la diplomatie navale d’Henri VIII, enseigne que chaque fois que la force supplante le droit, l’humanité paie un tribut cruel, et que l’équilibre fragile de la civilisation chancelle. Mais l’ombre de la force n’exclut pas la lumière de la raison.

Renforcer le droit international exige un effort collectif. Il faut d’abord restaurer l’autorité des institutions multilatérales en limitant l’usage abusif du veto et en garantissant la protection des plus vulnérables. Ensuite, réguler les SMP et imposer des mécanismes de reddition de comptes aux acteurs non étatiques. Enfin, promouvoir une culture diplomatique où la puissance se mesure moins à la force des armes qu’à la finesse de l’argumentation et la constance du respect des normes. À l’instar des traités de Westphalie (1648) adoptés après la guerre de Trente Ans ou de la Charte de l’ONU visant à endiguer la barbarie de la Seconde Guerre mondiale, le droit international peut — et doit — demeurer le garde-fou de la force, à condition d’être soutenu par des actions appropriées.

La normalisation des actions armées unilatérales doit être combattue par des sanctions cohérentes et collectives, ainsi que par la consolidation d’une jurisprudence internationale. Car, comme l’écrivait Montesquieu dans De l’esprit des lois (1748), « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». Nul ne peut être à la fois juge et partie, acteur et arbitre, sans que la tyrannie s’installe sous les traits de la légalité. La survie de l’ordre international dépend de cette tension salvatrice entre puissance et légalité, entre désir de domination et impératif de justice.

Notes

(1) Carl von Clausewitz, De la guerre, Perrin, [1832] 2014.

(2) Blaise Pichon, Jeff Pourquie, Pax Romana ! D’Auguste à Attila, La Découverte, 2018.

(3) C. S. L. Davies, « The Administration of the Royal Navy under Henry VIII: The Origins of the Navy Board », The English Historical Review, vol. 80, n°315, p. 268-288, 1965.

(4) Jack Weatherford, Genghis Khan and the Making of the Modern World, Crown, 2005.

(5) Agnès Levallois (dir.), Le Livre noir de Gaza, Seuil, 2024.

(6) Christian Henderson, The Use of Force and International Law, Cambridge University Press, 2nd édition, 2023.

(7) George Orwell, La Ferme des animaux, éditions Ebooks Libres et Gratuits, 1945, p. 89.

(8) Judith Gardam, Necessity, Proportionality, and the Use of Force by States, Cambridge University Press, 2004.

(9) Edward C. Luck, UN Security Council: Practice and Promise, Routledge, 2006.

(10) Bertrand Badie, Le Temps des humiliés : Pathologie des relations internationales, Odile Jacob, 2014. Lire également Le diplomate et l’intrus, Fayard, 2008.

(11) Patricia Huon, « Guerre en Ukraine : Pourquoi l’Afrique veut rester neutre ? », Tribune de Genève, 25 septembre 2022.

(12) Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou, « D’Al Qaïda à l’État islamique : acteurs non-étatiques mondialisés et évolution de la violence politique post-moderne », Relations internationales, vol. 172, n°4, 2017, p. 3-14.

(13) Lt. Colonel Emile Marie, Les Sociétés Militaires Privées : Nouveaux acteurs des relations internationales, autoédition, 2018. Lire également Valère Llobet, Guerres privées : Les sociétés militaires à l’assaut du monde, CERF, 2025.

(14) Michel Duclos, Le monde des nouveaux autoritaires, Éditions de l’Observatoire, 2019.

(15) Frédéric Charillon, Géopolitique de l’intimidation : Seuls face à la guerre ? Odile Jacob, 2025.

(16) Simon Chesterman, Just War or Just Peace? Humanitarian intervention and International Law, Oxford University Press, 2001.

(17) Jean-Emmanuel Pondi (dir.), Une lecture africaine de la guerre en Irak, Maisonneuve & Larose, 2003.

(18) Robert Beckman, « The UN Convention on the Law of the Sea and the Maritime Disputes in the South China Sea », American Journal of International Law, vol. 107, n°1, p. 142-163, 2013.

(19) Joy Gordon, « The second Trump administration’s indiscriminate economic sanctions », Le Monde diplomatique, 20 mai 2025.

(20) Georgina Wright, « [Trump II] – Sanctions américaines : ne pas se préparer, c’est se préparer à l’échec », Institut Montaigne, 22 janvier 2025.

(21) Pierre Michel Eisemann, « L’arrêt de la CIJ dans l’affaire des activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci (Nicaragua c. États-Unis) fond arrêt du 27 juin 1986 », Annuaire français de droit international, n°32, 1986, p. 153-191.

(22) Isodore Kouwonou, « Retrait des États du Sahel de la CPI : pourquoi la Cour est-elle si controversée ? », BBC Afrique, 27 septembre 2025.

(23) Margot Sanhes, « Que sait-on des ONG israéliennes B’Tselem et Physicians for Human Rights Israel, qui accusent Israël de génocide à Gaza ? », Libération, 29 juillet 2025.

(24) Jean Yves Ndzana Ndzana, « Construire la visibilité et les silences : mécanismes de priorisation médiatique et diplomatique occidentales sur la guerre russo-ukrainienne et la guerre civile soudanaise », Revue Saha, n°3, printemps 2025, p. 60-66.

(25) Sébastien Boussois, « Soudan : le poison invisible d’une guerre oubliée », Tribune de Genève, 1er octobre 2025.

(26) RFI, « Irak 2003, Ukraine 2022, deux conflits provoqués sous de faux prétextes », podcast Les dessous de l’infox, 17 mars 2023.

(27) Stéphanie Balme, et al., « Guerre en Ukraine : quelles répercussions pour la Chine ? », Sciences Po Working Papers, 2022.

(28) Steve Tenré, « La Russie aiderait la Chine à préparer une attaque contre Taïwan, selon un rapport inédit », Le Figaro, 27 septembre 2025.

(29) Graham Allison, Destined for War: Can America and China Escape Thucydides’s Trap?, Houghton Mifflin Harcourt, 2017.

Jean Yves Ndzana Ndzana

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