Un Français apparaît sur les images montrant les décapitations de l'Américain et d'au moins 18 otages. Deux copains de Maxime, devenu Abou Abdallah Al Faransi, témoignent.
Selon RTL, Maxime, un Français de 22 ans, fait partie des bourreaux figurant sur la vidéo des décapitations diffusée dimanche par l'EI.
Un Français apparaît sur la vidéo de décapitations diffusée dimanche par l'Etat islamique (EI). L'information n'a pas encore été confirmée par le ministère de l'Intérieur, mais plusieurs spécialistes du terrorisme et des proches du jeune homme l'ont reconnu et identifié sur les images, explique RTL. Maxime, 22 ans, originaire de Normandie, aurait changé de nom et se ferait désormais appeler Abou Abdallah Al Faransi. La vidéo, où les jihadistes et leurs victimes apparaissent les uns après les autres, montre le Français en train de pousser un otage devant lui et se saisir d'un couteau.
A Bosc-Roger-en-Roumois, le village du jeune homme, l'incrédulité règne. Hugo, l'un de ses amis, a vu les images de Maxime en train d'égorger quelqu'un. «Je suis très choqué. Je me demande comment on peut en arriver là, à cet âge-là», confie le Français à RTL. Il y a encore trois ans, le Normand sortait souvent pour faire la fête: «C'était quelqu'un de très gentil, de très joyeux. Quelqu'un qui était derrière ses copains», se souvient Geoffrey, un proche. Ce dernier explique que lorsque Maxime a changé de religion, il ne pensait pas un seul instant qu'il se radicaliserait. «C'est quelqu'un qui va toujours au bout des choses, et là, il est tombé dans l'Islam», ajoute Geoffrey.
En 2010, Maxime avait créé une petite entreprise de vente de pièces détachées sur le web. C'est par ce biais qu'il a découvert l'islam. Le Français est parti au jihad en août 2013, avant de rejoindre l'EI un an plus tard. L'été passé, l'homme avait été interrogé par BFMTV. Il affichait alors clairement son objectif: appliquer la charia et mourir au combat. Le spécialiste du terrorisme Jean-Charles Brisard estime par ailleurs qu'un deuxième Français pourrait figurer sur la vidéo montrant notamment l'exécution de Peter Kassig.
