Un homme a été interpellé mardi matin en Haute-Vienne dans l'enquête sur l'incendie volontaire de la mairie de Limoges, a appris l'AFP auprès du parquet et d'une source proche du dossier, selon laquelle ce quadragénaire est connu pour son appartenance à l'ultragauche.
Cette «personne suspectée dans les faits d'incendie» de l'hôtel de ville lors des violences survenues en marge de la mobilisation nationale de samedi a été interpellée à Val d'Issoire avec l'assistance de l'antenne bordelaise du RAID, unité d'élite de la police nationale, a précisé le parquet de Limoges.
La Sous-direction anti-terroriste (SDAT) a été saisie, a déclaré à l'AFP une source proche du dossier. Un homme de 40 ans, soupçonné d'être lié à l'incendie volontaire de la mairie de Limoges samedi et connu pour son appartenance à l'ultragauche, a été interpellé mardi matin en Haute-Vienne, a appris l'AFP de source proche du dossier.
Âgé de 40 ans, l'homme est fiché S pour des faits de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, selon une source policière. Il s'agit d'un habitant du département voisin de la Creuse, a précisé une source syndicale.
Samedi, la mobilisation contre la vie chère a donné lieu à d'importants débordements dans plusieurs villes de France, dont Limoges. Des émeutes ont éclaté au centre-ville et des casseurs sont entrés dans la mairie pour y mettre le feu.
La partie ancienne de l'hôtel de ville de Limoges, inauguré en 1883 a été «quasi 100% détruite» à l'intérieur, selon les autorités. La toiture et le beffroi se sont effondrés et seule la partie moderne à l'arrière a été sauvée par les pompiers.
AFP