Des services secrets, nous ne savons que les échecs et rarement les succès. Si l'échec provoque l'anathème, l'ingratitude est fille de la victoire. Quand à la gloire, il faut l'oublier, elle est pour les autres...

lundi 12 octobre 2026

Des PDG européens dans le viseur de la Russie

 

Les services de renseignement de plusieurs pays européens sonnent l'alerte et dispensent des conseils pour se faire plus petits. Les dirigeants d'entreprises liées au secteur de la défense seraient dans le viseur de la Russie, comme le révèle le Financial Times.

Parmi ces PDG, on retrouve des Français. Comme celui de Delair, qui livre des drones à l'Ukraine. "Ça s'appelle la guerre de l'ombre", résume le colonel Peer de Jong. "Ils sont des agents, des organisateurs de ce conflit par la force des choses puisqu'ils investissent de l'argent."

Ces menaces existent bel et bien, estime le grand reporter TF1-LCI Thomas Misrachi. "C'est généralement suffisant pour mettre la pression sur ces hommes-là." Et de nuancer : "Tuer un chef d'entreprise n'a aucun sens parce qu'il y a un numéro 2, puis un numéro 3, etc. En revanche faire pression, oui. Pour qu'ils aient envie le moins possible de fabriquer des armes et de les vendre".

Parmi les recommandations des services secrets, ces patrons peuvent être sommés de changer d'habitudes au quotidien, de téléphone portable, de ne jamais aller à la même heure à la salle de sport. Mais "si on a des enfants qui vont à l'école", c'est plus compliqué, poursuit Thomas Misrachi. "Ça fait partie d'un processus d'intimidation, c'est la guerre hybride. Ça ne veut pas dire qu'ils vont être tués."

Emilien Decelle 

tf1info.fr