Des services secrets, nous ne savons que les échecs et rarement les succès. Si l'échec provoque l'anathème, l'ingratitude est fille de la victoire. Quand à la gloire, il faut l'oublier, elle est pour les autres...

jeudi 10 septembre 2026

Les pays de l'OTAN auraient déjoué une opération secrète de sabotage russe

 

Au printemps 2026, les alliés de l'OTAN ont déjoué une opération secrète russe au large de Spitzberg, île de l'archipel norvégien du Svalbard, dans l'océan Arctique. Soupçonnés de tester une nouvelle technologie destinée au sabotage de câbles subaquatiques à fibre optique, plusieurs sous-marins russes ont été repérés puis interceptés conjointement par le Royaume-Uni, la Norvège et les Etats-Unis.

L'information a été révélée par deux responsables occidentaux à l'agence de presse Reuters. Selon eux, la Direction principale de la recherche sous-marine russe (GUGI) a déployé des submersibles de haute mer afin de simuler la destruction de ces câbles sous-marins.

Une telle attaque contre des infrastructures critiques pourrait avoir des conséquences désastreuses sur les réseaux Internet et financiers mondiaux. D'un diamètre à peine supérieur à celui d'un tuyau d'arrosage, ces câbles véhiculent pourtant une quantité phénoménale de données.

La Russie dément tout «plan agressif»

D'après les mêmes sources, les alliés occidentaux se sont interposés face aux navires russes, qui ont par la suite quitté la zone. «Grâce à notre opération conjointe, nous avons envoyé un signal clair à la Russie: elle ne peut pas agir dans l'ombre», a déclaré le ministre norvégien de la Défense, Tore Sandvik, dans un communiqué.

Même si la Russie n'a endommagé aucun câble, les craintes de voir le Kremlin intensifier ses actes de sabotage en Europe ne cessent de croître, alors que la guerre en Ukraine s'enlise. De son côté, Moscou assure régulièrement ne nourrir aucun «projet agressif» contre l'Europe.

Si les Etats-Unis ont apparemment pris part à l'opération visant à déjouer la manœuvre russe, l'administration Trump cherche constamment à maintenir le dialogue avec le Kremlin. Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est ainsi rendu à Moscou en août, afin de réduire les risques d'escalade.

Janine Enderli

blick.ch