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mardi 25 août 2026

Des hackers iraniens derrière une panne de 4 jours dans une centrale électrique britannique

 

Des pirates informatiques liés à l’Iran seraient à l’origine d’une cyber-attaque qui a paralysé une petite centrale électrique britannique pendant quatre jours le mois dernier. Il s’agit de la première attaque liée à l’Iran ayant réussi à toucher une infrastructure vitale du Royaume-Uni, a rapporté dimanche The Telegraph.

Selon la BBC, les autorités ont refusé de révéler le nom de la centrale et ont insisté sur le fait que cette paralysie n’avait pas mis en danger le réseau électrique national. Elles ont toutefois mis en garde les compagnies d’électricité contre le danger des cyber-attaques.

Un porte-parole du ministère de la Sécurité énergétique et du Zéro net a déclaré que l’incident « avait touché un petit producteur d’énergie et qu’à aucun moment le système énergétique dans son ensemble n’avait été menacé ». Il a ajouté que le ministère travaillait « en étroite collaboration avec le secteur de l’énergie pour protéger les infrastructures et garantir les normes de sécurité les plus élevées », selon The Guardian.

Le Telegraph, qui n’a pas cité de source, a indiqué que l’attaque avait eu lieu le mois dernier, au moment même où des infrastructures hydrauliques aux États-Unis étaient également touchées par une cyber-attaque présumée d’origine iranienne.

Cet incident pourrait marquer une escalade des cyber-attaques liées à l’Iran contre la Grande-Bretagne, après que Londres a autorisé les États-Unis à mener ce qu’ils ont qualifié d’opérations « de défense » contre l’Iran à partir de bases britanniques. Le Royaume-Uni a refusé d’aider Washington dans le cadre d’opérations offensives.

Cette politique n’a pas été modifiée par le nouveau Premier ministre, Andy Burnham, qui a été informé la semaine dernière qu’une décision avait été prise de prolonger l’accord avec les États-Unis.

Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, a averti le mois dernier que « toute base utilisée pour mener une agression contre le territoire iranien constitue une cible légitime pour nos forces ».

Le CGRI a déjà été accusé d’avoir mené des cyber-attaques contre divers pays, notamment en lien avec une panne d’électricité massive en Turquie en 2015.

Les États-Unis ont affirmé qu’un groupe affilié à l’Iran, connu sous le nom de « CyberAv3ngers », avait pris pour cible des infrastructures américaines en 2023, compromettant au moins 75 appareils dans plusieurs secteurs d’infrastructure.

Israël a également été confronté à des cyber-attaques iraniennes présumées, notamment une attaque majeure en mars 2022 qui a mis hors ligne les sites web du gouvernement pendant plus d’une heure. Les responsables israéliens n’avaient pas identifié l’auteur de l’attaque à l’époque, bien que certains médias aient accusé l’Iran.

Les agences de sécurité américaines ont mis en garde, plus tôt cette année, contre d’éventuelles cyber-attaques visant des infrastructures critiques, menées par des hackers liés au CGRI.

fr.timesofisrael.com