La tradition veut que les Britanniques capitulant à Yorktown, le 19 octobre 1781, aient défilé entre leurs vainqueurs français et insurgés américains au son d’une vieille ballade anglaise : The World Turned Upside Down. Alors que l’opposition se cherche encore, c’est le sentiment éprouvé par beaucoup d’Américains en clôture de la première année du second mandat de Donald Trump (depuis le 20 janvier 2025) à la tête des États-Unis.
L’année politique 2025 a été rythmée par la réinstallation de Trump au pouvoir, en compagnie d’associés politiques et d’une équipe administrative quelque peu modifiée depuis le premier mandat (2017-2021). Leurs objectifs premiers ont été le verrouillage des pouvoirs et la neutralisation des contre-pouvoirs au profit de l’occupant de la Maison-Blanche, tout en poursuivant la mise en œuvre d’un programme idéologique et disruptif. La majeure partie émane de la Heritage Foundation, par le « Project 2025 », dont l’un des principaux auteurs, Russell Vought, est désormais directeur du Bureau de la gestion et du budget des États-Unis, et l’un des plus proches conseillers de Trump avec Stephen Miller, conseiller à la Sécurité intérieure.
Le bouleversement politique de cette année tient aussi à ce que l’administration place au centre de sa politique : une boulimie de communication. L’appétence du président américain pour les entretiens bilatéraux avec d’autres dirigeants internationaux et pour des annonces qu’il publie lui-même sur ses réseaux sociaux a montré qu’il pratiquait une diplomatie « performative ». Or, c’est le cas de toutes ses politiques, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Face à une entreprise menée tambour battant par Trump et ses associés, l’une des grandes questions posées cette année est de savoir où se situerait la résistance à ces politiques et quelle forme elle pourrait prendre.
Les ingrédients de l’omnipotence
L’année de transition 2025 contraste avec celle de 2017, car le dernier succès électoral de Trump fait moins figure d’accident politique que lors de sa première élection, celle-ci n’ayant pas été obtenue par le biais d’une majorité des seuls grands électeurs — un facteur de légitimité politique moindre. De plus, le bilan de son premier mandat n’a pas handicapé sa candidature à un second mandat, alors que Kamala Harris a dû porter le poids des déceptions liées au bilan de Joe Biden (2021-2025).
Outre le fait que ces circonstances semblent avoir donné des coudées franches à Trump et à ses associés, on peut, au terme de cette première année, analyser et dénombrer les facteurs ayant renforcé l’impression que Trump ne se trouvait guère d’opposition. Sans doute faut-il tempérer cette impression avec les évènements les plus récents, mais la question de ces facteurs importe, car ils entreront en compte lors de la suite de l’histoire, au premier chef en 2026, où se tiendront des élections de mi-mandat.
L’impression de puissance de Trump et de déliquescence de ses adversaires peut ainsi s’expliquer par huit constats sur la vie politique américaine en 2025 : une rapidité d’action et d’usage du fait accompli par l’exécutif formé par Trump et les siens ; la cooptation, pour les rendre plus inactifs, des contre-pouvoirs législatif et judiciaire ; l’intimidation physique et juridique des opposants, individuels ou institutionnels ; la priorité donnée dans l’opinion publique aux questions économiques et sociales sur celles relevant du politique ; un manque d’incarnation de l’opposition par une ou plusieurs personnalités politiques et par des portions importantes du public ; le discrédit de l’opposition porté également dans la sphère médiatique, y compris les médias susceptibles de lui être favorables ; l’accumulation de difficultés et d’incertitudes économiques et sociales qui a inhibé des mobilisations précoces ; la dispersion géographique, sur le plan local comme national, des pôles d’opposition que représentent certains États ou certaines villes.
L’ordre dans lequel sont présentés ces facteurs, observés simultanément au cours de l’année, n’impacte pas leur importance respective. De plus, s’ils n’impliquent pas les mêmes acteurs, ils revêtent chacun une importance. Il est possible que ces phénomènes observés en 2025 ne soient pas tous aussi influents en 2026. L’action rapide voulue pour les premiers mois d’un nouveau pouvoir tend en effet à ralentir avec le temps. Mais l’action précipitée entraine aussi, à court comme à moyen terme, des effets secondaires et des contrariétés susceptibles de remettre en cause des succès annoncés précédemment.
La stratégie du fait accompli
Ce point est sans doute le plus saisissant et établit le meilleur contraste historique entre les évènements de 2025 et ceux de 2017. En effet, l’administration Trump a donné l’impression d’arriver non seulement avec un programme, mais également avec une équipe solidement constituée, fondée entièrement sur la loyauté envers le dirigeant et ses vues (1).
Les principales personnalités du cabinet, y compris les plus controversées, ont été désignées dès le 20 janvier, avec pour seul échec le refus du Sénat de confirmer Matt Gaetz au poste de ministre de la Justice. Notons aussi qu’Elon Musk, personnalité de premier plan dans les premiers mois de l’administration Trump, placé à la tête du « Department of Government Efficiency » (DOGE), a été remercié au bout de trois mois — décision prise néanmoins après que Musk et les siens ont pu profondément impacter la fonction publique fédérale grâce aux pouvoirs exceptionnels d’intrusion qui leur avaient été accordés dans l’ensemble des départements et agences du pays. Il a également fallu écarter le conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz, dont l’apparente gestion brouillonne des dossiers nuisait à l’objectif d’efficience de l’administration Trump.
Pour affirmer au maximum la compétence exécutive au détriment du reste du système de gouvernement américain, Trump a publiquement signé une liste impressionnante de décrets dès l’après-midi du 20 janvier, imprimant le style de la nouvelle administration. On a vu en temps réel la mise en œuvre de la « théorie de l’exécutif unitaire », fondement juridique et philosophique chez les penseurs et décideurs conservateurs peuplant cette administration (2). Cela s’est poursuivi tout au long de l’année, les membres politiques rappelant constamment que Trump est le premier et dernier décideur dans toutes les matières.
Les brouillons des décrets avaient été préparés dans les mois précédant la transition et l’élection de fin 2024, donnant l’impression d’entrer en force immédiatement et de dépasser le lent processus législatif, mais présentant aussi pour beaucoup la faiblesse d’être contestables sur les plans légal et constitutionnel, dans le cadre judiciaire. C’est néanmoins l’impression — et le bénéfice politique — du fait accompli qui est recherché.
Des contre-pouvoirs législatif et judiciaire sous contrôle ?
Ce second point s’articule particulièrement avec le premier. Un « exécutif unitaire » omnipotent et hyperactif implique que les contre-pouvoirs constitutionnels ordinaires des États-Unis collaborent et s’effacent devant la Maison-Blanche. Dans le cas du Congrès, il faut rappeler que la majorité républicaine aux deux chambres est si mince qu’elle n’en est pas vraiment une. Le blocage du législatif entre deux pôles opposés renforce sa marginalisation par l’exécutif, qui ne veut pas être contrarié. Trump demeure constamment vulnérable à une défection — souvent pour des raisons personnelles — d’élus qui jugeraient ses actes contraires aux intérêts de leurs électeurs. Les élus républicains sont tiraillés entre le soutien aux mesures de Trump sur les plans fiscal, commercial et économique, et l’inquiétude quant aux conséquences budgétaires et politiques de ce programme. Cela est particulièrement visible dans les quelques cas de fronde avérée de républicains « faucons budgétaires et fiscaux » susceptibles de basculer dans l’opposition.
Dans plusieurs cas, il a fallu recourir au vote supplémentaire du vice-président, J. D. Vance pour l’emporter d’une voix au Sénat. La fermeture historiquement longue du gouvernement fédéral, faute d’accord de financement, entre le 1er octobre et le 13 novembre 2025, procède également de cette vulnérabilité et de ces divisions au sein du groupe parlementaire républicain. Enfin, la tentation de Trump de remplacer des élus récalcitrants par des candidats jugés plus idéologiquement proches de lui n’a pas toujours été payante électoralement — et a même parfois créé, chez ceux qui se réclament des courants conspirationnistes ou des franges les plus ultras du mouvement MAGA, de potentiels adversaires de leur ancien champion.
Intimidation désinhibée et militarisation du maintien de l’ordre
Visant ses adversaires, y compris dans son camp, l’intimidation s’impose comme un autre élément fondamental de la gouvernance de Trump. C’est la superposition de cette intimidation à une vie politique plus polarisée que jamais (3), marquée par un niveau inédit de violence armée et par un débat public hystérisé et hors norme dans l’espace numérique, qui donne cette impression de quasi-guerre civile dans le pays. Les études montrent que les Américains souffrent, à un degré jamais atteint auparavant, de troubles anxieux liés à la vie politique.
En mai dernier, la rupture entre Musk et Trump a donné lieu à un hallucinant déballage d’accusations et à un échange public d’injures sur les réseaux sociaux, effaçant leurs points de convergence fondamentaux sur la pratique ploutocratique du pouvoir. Les intérêts économiques personnels de Musk se trouvaient remis en cause par les intérêts politiques et économiques tout aussi personnels de Trump.
De nombreuses autres personnes ont été livrées en pâture aux menaces physiques après une critique publique émanant de Trump. Beaucoup ont dû recourir à une protection pour eux-mêmes et leurs familles. Dans ses activités immobilières passées, Trump a fréquemment menacé ses concurrents — mais aussi ses partenaires — d’actions en justice, exigeant des dommages et intérêts prohibitifs. Cette arme est désormais érigée en méthode d’intimidation politique. Elle a été appliquée, avec succès, dans plusieurs cas impliquant des universités, de grands médias et des cabinets juridiques que Trump a désignés comme adversaires.
Cette stratégie a pris une dimension spectaculaire avec la décision — politiquement et juridiquement discutable — de mobiliser les forces armées, militaires d’active comme de réserve, afin de « maintenir l’ordre » à l’intérieur des États-Unis, dans plusieurs localités présentées comme récalcitrantes face à l’administration fédérale. Et des localités de premier plan : la première a été la métropole californienne de Los Angeles, où Trump a fait intervenir, contre l’avis du gouverneur, de la législature de l’État et de la mairie, plusieurs milliers de gardes nationaux californiens mobilisés sous commandement fédéral, ainsi qu’un bataillon de Marines, en soutien aux opérations d’arrestation d’immigrés sans papiers menées par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Ont suivi dans ce malheureux schéma la capitale fédérale, Washington DC, puis Memphis, Portland, Chicago et bientôt Charlotte.
Les États et localités concernés ont contesté devant les tribunaux fédéraux la constitutionnalité du recours à des militaires pour des tâches de police non sollicitées par les autorités locales — a fortiori dans des situations où les polices locales ont largement démenti les assertions de désordre brandies par l’administration devant les médias pour se justifier. La crainte d’une instrumentalisation politique des forces armées par l’administration, au service de la répression de la dissidence, s’est renforcée avec la nomination de Pete Hegseth comme secrétaire à la Guerre. Celui-ci a purgé le commandement militaire, l’inspection générale des forces armées et la justice militaire d’éléments jugés « non conformes ».
L’enjeu économique et social
En donnant la priorité aux questions du bien-être économique et social sur la politique, les Américains ont non seulement validé l’impression de fracture analysée par Maya Kandel, Amy Greene et d’autres, mais ils ont accordé le bénéfice du doute à l’administration, attendant de constater les effets économiques et sociaux de sa politique.
C’est ici que se situe une première faiblesse pour le régime de Trump : si une forte croissance économique et un ressenti de prospérité, traduits par la hausse des embauches et des revenus, ne se matérialisent pas rapidement, le trumpisme risque l’échec auprès d’une opinion impatiente, dont les attentes ont été magnifiées.
Dès les premiers mois du mandat, une impression brouillonne s’est dégagée. D’une part, concernant les effets socioéconomiques des fortes coupes budgétaires et des licenciements brutaux opérés par Musk et le DOGE dans les services publics fédéraux (y compris la très controversée « suspension du Medicaid » (4)). D’autre part, concernant les conséquences sectorielles et géographiques des tarifs douaniers unilatéralement décrétés par Trump à l’encontre du reste du monde, et en premier lieu contre les partenaires commerciaux des États-Unis. Le trouble ressenti par les marchés boursiers, comme par les patrons de l’industrie qui croyaient que Trump défendrait leurs intérêts, ainsi que celui des consommateurs ordinaires confrontés à l’érosion continue de leur pouvoir d’achat par le renchérissement des biens de consommation, n’est pas négligeable.
Cela s’est déjà reflété dans les résultats électoraux de novembre 2025. C’est aussi au cours de la seconde moitié de l’année que se sont amplifiées les manifestations dans le pays contre les pratiques politiques de Trump, autour du slogan « No Kings ». Leur première édition, menée dans les 50 États et plusieurs milliers de villes à l’occasion de l’anniversaire du président le 14 juin, a été amplifiée par celle du 18 octobre. Ces mobilisations ont marqué un réveil de l’opinion et une remobilisation politique, car les résultats économiques proclamés du trumpisme ne sont pas au rendez-vous.
Le mécontentement lié au pouvoir d’achat tient également au fait que la production aux États-Unis — en particulier dans des secteurs très dépendants comme l’agriculture, le bâtiment, la santé, les services à la personne et le commerce de détail — est très impactée par les disruptions de main-d’œuvre résultant de la politique d’interpellation et d’expulsion des immigrés non régularisés. Cela obère le boom économique annoncé par Trump et inquiète de nombreux Américains, y compris conservateurs, réservés sur une politique ciblant des travailleurs productifs et sans casier judiciaire.
La déception sur le pouvoir d’achat est appelée à devenir un baromètre de référence pour l’orientation politique, d’autant plus après les privations subies par de nombreux Américains lors du shutdown, pendant lequel la précieuse aide nutritionnelle aux démunis (programme « SNAP ») a été interrompue. L’explosion de la précarité alimentaire a même touché la classe moyenne (5).
Une opposition absente ?
À la suite de la décision controversée de Joe Biden de se représenter en 2024, la question de savoir qui pourrait prendre la succession d’une génération de dirigeants et de candidats démocrates pour incarner l’opposition à Trump est restée entière.
Au sein des républicains, il est actuellement impossible de trouver quiconque se déclarant ouvertement en dissidence contre Trump et son administration, sur le plan des principes fondamentaux du parti. Si tous les républicains ne sont pas trumpistes ou ne font pas partie du mouvement MAGA, pratiquement tous sont durablement neutralisés par le charisme de Trump, ses pratiques d’intimidation et l’entrisme de ses partisans — à la fois dans l’appareil du parti, dans les médias qui le soutiennent et parmi les grands donateurs financiers. Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a échoué à se présenter comme pour un Trump qui aurait l’avantage de ne pas être Trump, et toutes les figures républicaines d’envergure ont tiré la leçon.
Pour faire émerger des leaders de nouvelle génération, les démocrates doivent, en plus de trouver des méthodes d’opposition efficaces face à la captation du pouvoir opérée par Trump dans l’exécutif — avec de significatives complicités législatives et judiciaires — résoudre leurs conflits internes sur ces mêmes méthodes, sur leur programme politique et sur les personnalités les plus aptes à les incarner.
Une tentation populiste s’est manifestée dans leurs rangs dès le premier mandat de Trump. Elle consistait à répondre au trumpisme par une version de gauche de ses politiques, jugée capable de traiter les fractures économiques et sociales à l’origine de la défiance envers le modèle politique démocratique et libéral. Cette tendance est incarnée par des figures de gauche du parti démocrate, notamment les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, ainsi que par plusieurs élus plus jeunes bénéficiant d’une certaine notoriété médiatique, tels Alexandria Ocasio-Cortez et ses camarades du « Squad », auxquels s’ajoutera le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani. Cependant, Trump et ses alliés politiques et médiatiques ont souvent réussi à instrumentaliser à leur profit ce mouvement de radicalisation démocrate « socialiste », pour occulter le leur et faire fuir les électeurs modérés. Une vie politique déjà si polarisée et hystérisée ne bénéficie pas d’une radicalité supplémentaire.
Des figures modérées, les démocrates peuvent en trouver notamment parmi les gouverneurs d’État, qui, dans leurs fonctions exécutives, sont davantage amenés à rechercher des solutions et des compromis politiques. De Gavin Newsom (Californie) à Gretchen Whitmer (Michigan), l’intérêt pour une candidature présidentielle s’est déjà manifesté, comme chez Pete Buttigieg. Les représentantes centristes Abigail Spanberger et Mikie Sherrill, élues gouverneures respectivement de Virginie et du New Jersey en novembre 2025, devront également démontrer leurs compétences et gagner en popularité pour représenter des alternatives séduisantes pour l’électorat indépendant et celui des modérés des deux partis.
De nombreuses mesures de l’administration fédérale ont déjà été attaquées par certains États, entreprises, groupes d’intérêt et particuliers devant les tribunaux fédéraux. En première instance et en appel, plusieurs juges fédéraux ont infligé des revers non seulement sur les mesures elles-mêmes, mais aussi sur la prétention de Trump à avoir l’autorité. Si ces cas remontent à la Cour suprême, où une majorité conservatrice de six juges contre trois est présente, des signes montrent que certains juges, même conservateurs, sont mal à l’aise avec la notion d’un pouvoir personnel dépourvu de limites. Les déploiements de troupes pour assurer le maintien de l’ordre à l’intérieur du pays, ainsi que l’utilisation de lois d’exception et d’urgence économique pour décréter des tarifs douaniers, sont parmi ces cas emblématiques. Les verdicts de plusieurs affaires, qui seront rendus dans l’année à venir, préciseront ce qu’il en est (6).
Les mois passent, et nous constatons que c’est à partir du bilan politique et économique de Trump, de ses échecs, de la confusion ou de la lenteur de son administration, ainsi que de ses prétentions abusives à un pouvoir illimité et désinhibé, que surgissent les oppositions. La perte de confiance internationale vis-à-vis des États-Unis et la provocation, même chez de fidèles partenaires, d’un « Anti-Americanism Made Great Again » sont également un phénomène qui trouve un écho dans la société américaine connectée au reste du monde. Jean-Éric Branaa a argumenté et souligné dans plusieurs écrits et interventions (7) que la culture démocratique et libérale reste encore profondément ancrée dans la société américaine. Sans négliger les dangers, il y voit des signes que cette société n’est pas prête à tout concéder à un pouvoir autoritaire, rompant ainsi profondément avec l’identité multiséculaire du pays. C’est un jugement qu’il faut méditer et repartager.
Alors que l’année 2026 doit marquer le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, son déroulement déterminera si l’expérience de démocratie libérale du pays sera refermée par l’accomplissement — ou non — d’un projet autocratique.
Notes
(1) L’ouvrage de Maya Kandel, Une première histoire du trumpisme (Gallimard, 2025), fait référence sur ce sujet.
(2) Jill Lepore, « How Originalism Killed the Constitution », The Atlantic, vol. 336, n°4, octobre 2025.
(3) Sur la polarisation américaine, voir Amy Greene, L’Amérique face à ses fractures, Tallandier, 2024. Voir aussi Laurence Nardon, « Les fractures américaines », dans Thierry de Montbrial, Dominique David (dir.), Ramses 2025. Entre puissances et impuissance, IFRI/Dunod, 2024.
(4) Medicaid est l’assurance de santé fédérale accordée aux démunis, pendant de Medicare, celle des retraités, deux programmes mis en place selon les lois sociales de l’administration de Lyndon B. Johnson (1963-1969).
(5) Nate Raymond, « Trump administration must fully fund food aid benefits by Friday, US judge rules », Reuters, 7 novembre 2025 (https://tinyurl.com/2k6fj9xc).
(6) Reuters, « Major cases involving Trump before the US Supreme Court », 6 novembre 2025 (https://tinyurl.com/yc5snm5t) ; Andrew Chung, John Kruzel, « US Supreme Court starts new term, with major Trump cases in store », Reuters, 6 octobre 2025 (https://tinyurl.com/3xkn35s5).
(7) Voir ses articles sur LinkedIn (https://tinyurl.com/ycywrnec) ; voir également Élisa Chelle, « Populisme et polarisation : la démocratie américaine en danger ? », Diplomatie, n°136.
Paul Vallet