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vendredi 3 avril 2026

Le Pentagone annonce le départ soudain du chef d'état-major de l'armée de terre américaine

 

Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, de nombreux hauts gradés ont été poussés vers la sortie, faisant craindre une politisation de l'armée aux États-Unis.

Le général Randy George "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite". L'intérim est assuré par le chef d'état-major adjoint, Christopher LaNeve.

Sean Parnell ne donne pas la raison du départ soudain de ce très haut gradé. CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate Joe Biden.

Une série de limogeages

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des garde-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump. Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

AFP