Des services secrets, nous ne savons que les échecs et rarement les succès. Si l'échec provoque l'anathème, l'ingratitude est fille de la victoire. Quand à la gloire, il faut l'oublier, elle est pour les autres...

samedi 2 juillet 2016

Basim Mohammed Sultan al-Bajari et Hatim Talib al-Hamduni ont été neutralisés


Le Pentagone vient d’annoncer la mort en Irak, à l’issue d’un bombardement par la coalition internationale, de deux chefs militaires de l’Etat islamique (EI). La frappe a visé Mossoul, ville importante du nord du pays et capitale irakienne officieuse de l’EI, que le gouvernement de l’Irak compte reconquérir aussi tôt que possible.

Les personnages visés étaient un officier supérieur et le ministre de la guerre adjoint de l’EI
Une frappe aérienne le 25 juin « a tué Basim Mohammed Sultan al-Bajari, le ministre de la guerre adjoint de l’EI et Hatim Talib al-Hamduni, un commandant militaire à Mossoul », a indiqué Peter Cook, porte-parole du Pentagone dans un communiqué.

Expérimentés

Al-Bajari était un «terroriste expérimenté, ancien membre d'Al-Qaïda», selon le porte-parole. «Il a supervisé l'offensive du groupe EI en 2014 pour prendre Mossoul, et a aussi mené le bataillon Jaysh al-Dabiq, connu pour utiliser les véhicules piégés, les kamikazes et le gaz moutarde dans ses attaques».

Hatim Talib al-Hamduni était lui un responsable de la police militaire, selon Peter Cook. Cette élimination permet de «préparer le terrain pour que les forces irakiennes puissent libérer Mossoul avec le soutien de la coalition», a-t-il poursuivi dans le communiqué.

«Un tous les 3 jours»

La coalition mène une politique délibérée d'élimination des responsables djihadistes pour tenter de désorganiser le groupe extrémiste. Elle les tue au rythme de «un tous les 3 jours», s'était récemment félicité devant le Congrès américain Brett McGurk, l'envoyé spécial de la Maison Blanche auprès de la coalition.

Mossoul est la deuxième ville d'Irak. Sa reprise au groupe EI est désormais le grand objectif de la coalition et des forces irakiennes, qui progressent depuis le sud et l'est. L'administration américaine espère avoir achevé la campagne militaire contre l'Etat islamique avant la fin de l'été 2017, avait indiqué Brett McGurk.