Des services secrets, nous ne savons que les échecs et rarement les succès. Si l'échec provoque l'anathème, l'ingratitude est fille de la victoire. Quand à la gloire, il faut l'oublier, elle est pour les autres...

mercredi 13 février 2013

Une partie de la centrale nucléaire de Tchernobyl s'est effondrée à plusieurs dizaines de mètres du sarcophage recouvrant les restes de son réacteur accidenté



Environ 80 salariés d'un consortium formé par Vinci et Bouygues ont été évacués par précaution du site de Tchernobyl, en Ukraine, a-t-on appris mercredi auprès des deux groupes. Cette décision survient après l'effondrement du toit d'une annexe au sarcophage recouvrant le réacteur nucléaire accidenté en 1986.


Une partie du toit d'un bâtiment annexe au sarcophage recouvrant le réacteur endommagé s'est effondré mardi, sans doute en raison d'une accumulation de neige, a déclaré un porte-parole de Vinci.

«Ce bâtiment annexe ne dégage pas de rayonnement» radioactif, a-t-il ajouté, précisant que les mesures de contrôle de contamination «sont jusqu'à présent en dessous des seuils admissibles».

Les salariés évacués travaillent pour le consortium Novarka, formé à parité par Bouygues Construction et Vinci Construction, qui réalise actuellement un nouveau sarcophage destiné à recouvrir la chape actuelle du réacteur endommagé.

«Le chantier, situé à 150 m de ce bâtiment (où une partie du toit s'est effondré, NDLR), a été évacué immédiatement par précaution et l'ensemble des collaborateurs de Novarka a été contrôlé», a précisé le porte-parole de Vinci. Ces informations ont été confirmées par une porte-parole de Bouygues Construction.

Etat des lieux

L'opérateur de la centrale (Chernobyl Nuclear Power Plant) a entrepris un état des lieux pour vérifier la stabilité du reste du toit, a aussi indiqué le porte-parole de Vinci. (Gérard Bon et Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez)