Au moins 35 personnes auraient été tuées jeudi à Homs, dans le centre de la Syrie, selon des militants. Le bilan n'a pas pu être confirmé de source indépendante.
Des témoins sur place ont raconté à l'Associated Press qu'ils essayaient de rassembler des informations. Ils ont affirmé que la ville avait été secouée pratiquement toute la journée de jeudi par des meurtres, des tirs et des explosions.
La plupart des victimes signalées se trouvaient dans un immeuble du quartier de Karm el-Zaytoun. Selon des militants, au moins 22 civils ont été tués dans le bâtiment, dont des enfants.
«Il y a eu un massacre terrifiant», a souligné Rami Abdul-Rahman, directeur de l'Observatoire syrien pour les droits de l'Homme, basé en Grande-Bretagne, demandant l'ouverture d'une enquête indépendante sur ces événements. Des vidéos diffusées en ligne par des activistes montrent les corps d'enfants enveloppés dans du plastique et alignés les uns à côté des autres. D'autres images montrent des femmes et des enfants avec le visage et les vêtements ensanglantés.
Selon l'Observatoire pour les droits de l'Homme, et les comités de coordination locale, le bilan est d'au moins 35 morts.
Attentat à la voiture piégée à Idleb
Un attentat à la voiture piégée a visé vendredi un point de contrôle tenu par les forces de sécurité syriennes dans la ville d'Idleb (nord-ouest), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Il a fait plusieurs victimes.
«Une voiture piégée a explosé à un point de contrôle des forces de sécurité à l'entrée de la ville d'Idleb», tuant et blessant un nombre indéterminé de personnes, a dit l'organisation basée en Grande-Bretagne dans un communiqué reçu par l'AFP à Nicosie.
Cette attaque est intervenue moins d'une semaine après un attentat à la bombe qui a visé un camion transportant des détenus dans la province d'Idleb, tuant 15 d'entre eux.
Les forces armées syriennes ont mené des offensives contre plusieurs ville dont Homs, foyer de la contestation, où des dizaines de civils ont été tués ces dernières 24 heures, alors que pays arabes et occidentaux travaillent à un projet de résolution condamnant la répression menée par le régime.
Au moins 384 enfants tués
Au moins 384 enfants ont été tués depuis le début du soulèvement en Syrie, en mars 2011, a affirmé vendredi à Genève une responsable de l'UNICEF. Par ailleurs, au moins 380 enfants ont été détenus, certains de moins de 14 ans.
«Nous avons des informations jusqu'au 7 janvier, selon lesquelles au moins 384 enfants ont été tués, la plupart des garçons», a affirmé à Genève la directrice générale adjointe de l'UNICEF Yasmin Ali Haque. Un précédent bilan, publié en décembre par l'ONU, faisait état de 307 enfants tués dans les violences.
AP