Pour comprendre la logique de la nouvelle politique commerciale américaine et ses répercussions sur l’ordre mondial, il faut en disséquer les fondements politiques et économiques, intérieurs et internationaux, puis distinguer le narratif de l’action politique, les mythes des réalités, afin de lever le voile sur cette imprévisibilité faite doctrine.
Les États-Unis sont-ils en train de rééquilibrer les flux commerciaux et financiers mondiaux au nom de leur sécurité économique ? Donald Trump est-il un génie de la négociation (1) pour avoir enfin instrumentalisé la puissance commerciale et l’attractivité du marché américain à des fins stratégiques ? L’incertitude liée à l’imposition des nouveaux droits de douane est-elle l’essence de la diplomatie trumpienne, une phase transitoire ou un « chaos commercial », selon les termes du sénateur Bernie Sanders (2) ? L’ensemble de ces questions illustre l’incertitude autour de la politique commerciale de Donald Trump, qui tient en partie aux deux narratifs qui s’entremêlent pour tenter de légitimer le protectionnisme trumpien : la réindustrialisation et la sécurité économique.
Jobs, jobs… jobs ? (3)
Le premier narratif est celui de la protection de l’emploi aux États-Unis et de la réindustrialisation, une vision ancrée dans une nostalgie de l’Amérique industrielle du XIXe siècle (4) et des Trente Glorieuses, consubstantielle au Make America Great Again. C’est aussi une recette électorale du mouvement trumpiste, qui semble avoir fait ses preuves, à en juger par la résurgence du vote républicain dans les États pivots de la Rust Belt (Pennsylvanie, Michigan, Wisconsin) lors des dernières élections présidentielles. Mais déjà lors du premier mandat de Donald Trump (2017-2021), les chiffres de l’emploi contredisaient ce programme protectionniste. La précédente guerre commerciale de Donald Trump contre la Chine (2018-2019), bien plus limitée d’un point de vue géographique, aurait couté à l’industrie américaine entre 175 000 et 300 000 emplois (5), avant que la pandémie vienne lourdement aggraver ce bilan. Aujourd’hui, l’emploi industriel américain affiche une baisse relative mais constante depuis la fin de l’année 2024, à l’image des investissements dans la construction d’usines, qui marquent le pas après une hausse historique impulsée par la politique industrielle de Joe Biden (2021-2025), en particulier dans les secteurs des renouvelables et des semi-conducteurs : l’Inflation reduction act (IRA) et le CHIPS Act de 2022 (figure 1). Non contentes de paralyser le secteur industriel, les nouvelles taxes douanières, et l’incertitude qu’elles font planer, se répercutent aujourd’hui sur l’ensemble de l’économie américaine, comme en témoigne le net repli des créations d’emploi depuis juin 2025, qui ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2020 (figure 2). Une récente enquête organisée auprès des directions de ressources humaines d’entreprises américaines révèle qu’une société sur cinq prévoit de réduire son recrutement au second semestre 2025, contre seulement une sur dix l’année précédente (6).
Mais que l’on croie ou pas à la réalité de ce mouvement de réindustrialisation, une question plus fondamentale interroge la logique de ce narratif : la main-d’œuvre américaine serait-elle en mesure d’absorber cette nouvelle production ? En 2025, la réponse est non. Le Bureau des statistiques du travail (BLS) estime actuellement le nombre d’emplois industriels non pourvus à 400 000. À court comme à moyen terme, ce manque de main-d’œuvre chronique risque de faire obstacle à la renaissance industrielle américaine, pour trois raisons :
• le départ à la retraite des baby-boomers et le manque d’attractivité des métiers du secteur secondaire aux yeux des jeunes diplômés, mal formés ou mal informés sur de nouvelles professions techniques ;
• les coupes budgétaires de l’administration dans les programmes de formation comme « Job Corps », conçus pour combler ce manque de main-d’œuvre ;
• les restrictions migratoires, parmi lesquelles la remise en cause du droit à l’asile, les déportations massives et l’augmentation du cout des visas H-1B pour les travailleurs qualifiés, qui contribuent au tarissement de la main-d’œuvre immigrée (20 % des ouvriers aux États-Unis).
En d’autres termes, non seulement les travailleurs américains seraient difficilement en mesure de répondre aux besoins de cette hypothétique réindustrialisation, mais le projet politique de l’administration Trump en limiterait également l’ampleur.
Les dessous des négociations commerciales américaines
S’agirait-il d’une période transitoire, précédant le rapatriement des investissements productifs des entreprises nationales et étrangères, sous la menace de l’arme douanière brandie par Donald Trump ? À première vue, c’est ce que pourrait laisser penser la conclusion d’une série d’accords — bien loin des 90 deals en 90 jours — présentés comme autant de preuves de « l’art de la négociation » à la Trump. Il s’agirait d’une nouvelle diplomatie au forceps, que l’on pourrait résumer par « Post aggressively and carry a big stick » (7), en clin d’œil à la devise de Theodore Roosevelt (1901-1909), modèle de masculinité dont se réclame l’actuel président. Entre avril et aout 2025, les négociations de l’administration républicaine pour déterminer le niveau des droits de douane lui ont officiellement permis d’obtenir non seulement des concessions tarifaires et non tarifaires pour faciliter l’accès au marché des exportations américaines, mais aussi des promesses d’investissement dans l’appareil productif américain : l’Union européenne (UE) a promis de nouveaux investissements à hauteur de 600 milliards de dollars d’ici à 2028 ; la Corée du Sud, 350 milliards, et le Japon 550 milliards. Sur le papier, cette diplomatie musclée semble donc porter ses fruits et pourrait, semble-t-il, contribuer à la résurgence de la puissance industrielle américaine.
Mais là encore, l’incertitude plane, à la fois sur le fond et sur les modalités de cet engagement : tandis que le président Trump réclame déjà un acompte aux puissances asiatiques, ces dernières refusent un paiement forfaitaire. L’UE, quant à elle, a reconnu que ce montant avait été déterminé en fonction des projets d’investissement des milieux d’affaires pour les prochaines années. Selon l’un de ses représentants, « ce n’est pas quelque chose que l’UE, en tant que pouvoir public, peut garantir » (8). C’est l’astérisque qu’aurait pu ajouter la Chine à sa promesse d’augmenter ses importations de biens américains (produits industriels, agricoles et énergétiques) dans le cadre de son « accord commercial de phase 1 » signé avec les États-Unis en janvier 2020 — une promesse restée lettre morte pour la plupart des produits à l’exception des semi-conducteurs (9). Comme le dit l’adage, « ce sont les entreprises qui font du commerce, pas les États ». Cette loi pourrait aujourd’hui s’appliquer aux promesses d’investissement arrachées par le magnat de l’immobilier, qui rendent les perspectives de création d’emplois tout aussi hypothétiques.
Au-delà de la question de la gouvernance des investissements, le programme nationaliste de l’administration Trump exacerbe, là encore, une incertitude devenue systémique. En septembre, le raid de l’Agence américaine de contrôle de l’immigration (ICE) dans une usine Hyundai en Géorgie — un investissement de 12,6 milliards de dollars de l’entreprise sud-coréenne — a conduit à l’arrestation de 300 travailleurs, dont une majorité de Sud-Coréens, suscitant de vives inquiétudes sur les droits des travailleurs étrangers, et plus largement sur la protection des investissements. En somme, pour des raisons à la fois macroéconomiques et politiques, l’afflux d’investissements étrangers aux États-Unis est loin d’être acquis, en dépit des affirmations de son premier représentant commercial, qui prétend déjà avoir récolté la somme de 17 000 milliards de dollars d’investissements depuis son arrivée au pouvoir — un chiffre qui surévalue de près de 10 000 milliards les propres estimations de la Maison-Blanche (10).
Principes et contradictions de la sécurité économique américaine
Le second narratif ayant transformé et légitimé la conduite de la politique commerciale de Donald Trump depuis son premier mandat est celui de la sécurité économique. Intégrée officiellement comme objectif de la Stratégie de sécurité nationale de 2017 à la politique commerciale de Donald Trump, puis à la stratégie de compétitivité industrielle de l’administration Biden, la notion de sécurité économique est intimement liée à la question de la dépendance commerciale. Si les principes du « doux commerce » de Montesquieu, associant libre-échange et paix, avaient dominé l’ordre international depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et a fortiori la période mondialiste de l’après-guerre froide, l’essor de la Chine a poussé les États-Unis à réinterpréter l’interdépendance économique comme une dépendance qui serait devenue source de vulnérabilité et de conflit. Selon les termes de Robert Lighthizer, l’ancien représentant au Commerce (2017-2020) de Donald Trump : « Face à la menace chinoise, il n’a jamais été aussi urgent pour les États-Unis de tempérer l’enthousiasme souvent aveugle qui a suivi la Seconde Guerre mondiale pour l’interdépendance à tout prix. Nous devons nous rappeler que, d’un point de vue historique, l’interdépendance ne conduit pas toujours à la paix. Aux États-Unis, les liens économiques entre le Nord et le Sud n’ont pas empêché la guerre civile. Le commerce mondial a connu une croissance rapide dans les années qui ont précédé la Première Guerre mondiale […]. La dépendance du Japon vis-à-vis des matières premières provenant des États-Unis a motivé son attaque sur Pearl Harbor. (11) »
La sécurité économique vise donc à réduire cette dépendance, à la fois économique, sectorielle et géographique. La dimension économique tient à la concentration de la production ou de la transformation de biens dans un pays tiers, qui détermine le niveau de dépendance. La dimension sectorielle renvoie à la défense de secteurs définis comme « stratégiques » et à la production de biens jugés « critiques » (12). Enfin, sur le plan géographique, la sécurité économique est d’autant plus menacée si le partenaire commercial est considéré comme une puissance rivale par rapport à un pays allié des États-Unis. Sur le fond, la géoéconomie et l’arsenalisation de l’interdépendance ne sont pas nouvelles : l’histoire de la politique étrangère américaine regorge de débats sur les liens entre sécurité et économie, y compris pendant et après la guerre froide, fussent-ils sur la définition d’un bien « stratégique », la distinction entre pays alliés, neutres ou hostiles, ou encore sur les implications de la dépendance énergétique (13). Sur la forme, en revanche, les questions géoéconomiques occupent désormais une place plus prépondérante dans la conduite de la politique étrangère américaine, pour des raisons à la fois objectives, comme la primauté de la puissance industrielle de la Chine ou le brouillement des frontières entre technologies civiles et militaires, et des facteurs plus subjectifs, d’ordre idéationnel ou politique.
En pratique, ce nouveau cadre stratégique et idéologique se révèle néanmoins beaucoup plus complexe et fragile que ne le laisse supposer la simple notion de « sécurité ». Ce « nouveau consensus de Washington » (14) fait l’objet d’âpres débats entre institutions et agences — le Pentagone, par exemple, se montrant plus sensible aux risques liés aux transferts technologiques —, entre différents intérêts économiques (la Chine demeurant un marché crucial pour les exportateurs américains) et entre divers courants idéologiques transcendant les clivages partisans, à l’image de l’opposition au libre-échange. Mais au-delà de ses tensions inhérentes au processus décisionnel, de véritables contradictions dans la poursuite de ces objectifs contribuent à délégitimer ce narratif.
Deux points illustrent la fragilité de la doctrine de sécurité économique américaine.
Le premier cas concerne les revirements de Washington concernant les restrictions aux exportations imposées sur certaines puces électroniques dans le but de freiner le développement technologique de la Chine. Après avoir imposé de nouvelles restrictions sur les exportations de puces vers la Chine en avril 2025 au nom de la sécurité économique, l’administration Trump a effectué une volte-face trois mois plus tard et autorisé les entreprises Nvidia et AMD à exporter des catégories de puces performantes (respectivement H20 et MI308), utilisées pour entrainer des modèles d’intelligence artificielle, alarmant ainsi les faucons américains. Plus atypique, le président a demandé à Jensen Huang, PDG de Nvidia, à ce que 20 % des revenus des ventes soient reversés au département du Trésor en échange de cette exemption, avant de transiger sur un montant de 15 % (15). Ces tractations, fruit d’une opération de lobbying de la part de Nvidia, démontrent qu’en matière de restrictions aux exportations comme pour l’imposition de droits de douane, tout se négocie — y compris la sécurité économique américaine. D’autres exemples suggèrent que ce principe s’apparente aujourd’hui davantage à une variable d’ajustement qu’à une véritable doctrine stratégique : les actions et déclarations contradictoires du président Trump sur la revente de TikTok ; son approbation pour le rachat de US Steel par le japonais Nippon Steel, dans un secteur souvent présenté comme central pour la sécurité nationale américaine ; et le silence de l’administration républicaine lors de la récente acquisition du géant du jeu vidéo Electronic Arts par un triumvirat de fonds d’investissement, dont le Fonds d’investissement public saoudien et le fonds Affinity Partners dirigé par Jared Kushner, gendre de Donald Trump. Si la sécurité économique guidait vraiment la politique américaine, le Comité de surveillance des investissements étrangers aux États-Unis (CFIUS), garant de la souveraineté économique, aurait a minima évalué les risques inhérents à l’acquisition de données privées d’utilisateurs américains, sans parler de ceux liés à la perte d’un fleuron de l’industrie du jeu vidéo, ou des pertes d’emplois anticipées liées au montage financier de l’opération — le plus grand rachat par emprunt de l’histoire (16). Là encore, c’est l’accès au président américain qui dicte la politique économique américaine.
L’autre entorse à la sécurité économique concerne le nouveau rapport des États-Unis à leurs alliances commerciales et stratégiques — jadis faisceaux de la puissance américaine — dont les membres, comme l’Europe, le Canada ou la Corée du Sud, subissent parfois un traitement plus dur que les rivaux stratégiques tels que la Russie. Si l’administration Biden a tenté de revitaliser le système d’alliances américaines et de réorienter le commerce international vers une diversification des chaines de valeur au profit de puissances amies (friendshoring), ce retour au plurilatéralisme, bien que loin d’un véritable réinvestissement dans le multilatéralisme de l’OMC, est resté sans lendemain. La sécurité économique collective cède le pas à une version étriquée et transactionnelle de la souveraineté américaine qui n’épargne personne. Déboussolés, les pays alliés comme les multinationales américaines découvrent que le temps du friendshoring, avant même d’avoir été opérant, est déjà révolu : il cède sa place, au mieux, au friendtrashing (critique des alliés), au pire au friendshedding (abandon des alliés). Ce rejet des alliances ne se limite pas aux pays riches, mais concerne aussi les pays émergents, voire les moins avancés. L’offensive douanière marque à ce titre une véritable rupture avec le droit du commerce international, qui offrait un régime préférentiel pour les pays du Sud depuis les années 1970. Ajouté à la suspension du Système de préférences généralisées américain depuis 2020, au gel de l’aide au développement et à la fermeture de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le choc tarifaire de Trump confirme le désengagement de Washington en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Ce retrait est d’autant frappant que la Chine est devenue le premier partenaire commercial de la plupart des pays à faibles et moyens revenus au cours des vingt dernières années.
Ainsi, après avoir cédé leur domination commerciale à la Chine en Asie et en Afrique pendant la première décennie du XXIe siècle, les États-Unis ont « perdu » l’Amérique latine dans les années 2010 et sont en plein repli en Europe depuis 2020, comme l’illustre la hausse rapide des exportations chinoises ces dernières années (figure 3). Cette dépendance risque de s’aggraver avec le détournement des exportations chinoises (produits à haute valeur ajoutée, technologies vertes) des États-Unis vers les autres pays. À la grande différence du premier mandat de Donald Trump, le choc douanier du président américain intervient dès les premiers mois de sa présidence. En dépit de ses contradictions, il envoie donc un message clair au reste du monde. De Bruxelles à Brasilia, en passant par New Dehli, les puissances alliées, comme les rivaux stratégiques, repensent aujourd’hui leur dépendance, non seulement vis-à-vis de la Chine, mais aussi des États-Unis. C’est peut-être dans ce « nouveau découplage » que se cache la réciprocité recherchée par les États-Unis.
Notes
(1) Sans aller jusqu’à le qualifier de génie, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a décrit Donald Trump comme un « négociateur coriace » et un « fin stratège » lors de la conclusion de l’accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne le 27 juillet 2025.
(2) Bernie Sanders, « Sanders Statement on Trump Tariff Announcement », 9 avril 2025 (https://tinyurl.com/c5h6rexp).
(3) Il s’agit là d’une allusion au slogan de campagne de Bill Clinton en 1992. Le candidat Trump, lui, avait promis d’être « le plus grand président pour l’emploi que Dieu ait jamais créé ». Pour un bilan de son premier mandat, lire Donna Kesselman, « Le Jobs President face au syndicalisme américain », Pouvoirs, n°172, 2020 (https://tinyurl.com/5n7twe5c).
(4) Trump a une fascination pour ce qu’il considère comme l’âge d’or du protectionnisme et de la puissance industrielle américaine, en dépit des inégalités criantes de « l’âge du toc ».
(5) Sandra Polaski et al., « How Trade Policy Failed U.S. Workers – and How to Fix It », Institute for Policy Studies, Boston University Global Development Policy Center, Groundwork Collaborative, 2020 (https://tinyurl.com/3tvmpzf5).
(6) The Conference Board, « Survey: HR Leaders Plan to Dial Back Hiring in the Second Half of 2025 », 20 aout 2025 (https://tinyurl.com/bwrmznyk).
(7) En français : « Poster [sur les réseaux sociaux] de manière agressive et porter un gros bâton », quand Theodore Roosevelt, un modèle de masculinité pour Donald Trump, préconisait de « Parler doucement et de porter un gros bâton ».
(8) Gregorio Sorgi, « EU admits it can’t guarantee $600B promise to Trump », Politico, 28 juillet 2025 (https://tinyurl.com/znw4zn5e).
(9) Jean-Baptiste Velut, « Le “choc de Trump” et la Chine : leçons du protectionnisme trumpien », Politique américaine, vol. 37, n°2, p. 111-132 (https://doi.org/10.3917/polam.037.0111).
(10) Pour remettre ce chiffre en perspective, un simple calcul montre que cette somme équivaudrait à 53 fois le niveau annuel moyen des investissements directs étrangers aux États-Unis sur la dernière décennie. Voir The White House, « Trump Effect: A Running List of New U.S. Investment in President Trump’s Second Term », 15 aout 2025 (mise à jour le 2 septembre) (https://tinyurl.com/59u493ry).
Pour une analyse critique, lire Gary Clyde Hufbauer, Ye Zhang, « Trump’s quest for foreign direct investment », Peterson Institute for International Economics (PIIE), 13 juin 2025 (https://tinyurl.com/yc7ma4mw).
(11) Robert Lighthizer, No Trade Is Free, Broadside Books, 2023, p. 20.
(12) Sur la construction sociale de ces deux concepts, lire Mathilde Velliet, « Entre sécurisation et arsenalisation : la fabrique des politiques américaines de protection des technologies stratégiques face à la Chine (2009-2025) », thèse en études anglophones, Université Paris Cité, 2025.
(13) Mona Paulsen, « The past, present, and potential of economic security », The Yale Journal of International Law, vol. 50, à paraitre en 2025.
(14) Gordon H. Hanson, « Washington’s New Trade Consensus: And What It Gets Wrong », Foreign Affairs, vol. 103, n°1, 12 décembre 2023 (https://tinyurl.com/5dzs72zh) ; Jake Sullivan, « Remarks by National Security Advisor Jake Sullivan on Renewing American Economic Leadership at the Brookings Institution », The White House, 27 avril 2023 (https://tinyurl.com/4nsac9dj).
(15) Helen Davidson, « Trump sparks concern after suggesting he might allow sales of Nvidia’s advanced AI chips in China », The Guardian, 12 aout 2025 (https://tinyurl.com/4ztx4e68).
(16) Pour une discussion sur les obligations réglementaires entourant ce genre d’acquisition, lire Vinita R. Singh, « The CFIUS Review That Will Never Be », Lawfare, 3 octobre 2025 (https://tinyurl.com/br9upz6w).
Jean-Baptiste Velut


