Des services secrets, nous ne savons que les échecs et rarement les succès. Si l'échec provoque l'anathème, l'ingratitude est fille de la victoire. Quand à la gloire, il faut l'oublier, elle est pour les autres...

jeudi 19 mars 2026

Les coopérations entre services de renseignement européens et américains à l’épreuve de Trump

 

Les services de renseignement des États-Unis et des pays membres de l’Union européenne entretiennent depuis longtemps des coopérations internationales denses, fondées sur des échanges d’informations et des intérêts communs. Malgré les tensions politiques entre les deux rives de l’Atlantique sous l’administration Trump, ces relations se poursuivent à ce jour.

Les menaces répétées d’annexion du Groenland, les sorties diplomatiques controversées et, plus généralement, la posture ouvertement antagoniste de l’exécutif américain à l’égard des Européens témoignent d’un climat de défiance inédit entre alliés transatlantiques dont le dernier forum de Davos a fourni un exemple révélateur. Mais qu’en est-il des alliances entre services de renseignement ?

Souvent perçus comme des acteurs domestiques au service du pouvoir politique, les services de renseignement sont en réalité largement internationalisés et disposent, dans leurs rapports avec leurs homologues étrangers, d’une autonomie significative… même si celle-ci peut parfois être perturbée par des interférences politiques.

Des collaborations de longue date

Les collaborations entre services de renseignement sont anciennes, certaines remontant au moins à la Première Guerre mondiale, et résultent davantage d’accords entre services que de décisions de leurs gouvernements respectifs. Qu’elles soient bilatérales ou multilatérales, ces alliances cimentent de nombreuses activités : présence d’officiers de liaison auprès de pays partenaires, stations d’écoute, participation à des conférences internationales et, plus simplement, échanges routiniers d’informations.

Plusieurs études en sciences sociales ont ainsi montré comment s’est constitué, au fil du temps, un réseau de relations très étroit autour d’intérêts communs. La lutte contre le terrorisme, contre la prolifération nucléaire et contre d’autres menaces jugées imminentes a ainsi permis aux services de justifier la nécessité de travailler ensemble et d’échanger des données sur des individus, organisations ou États perçus comme « dangereux ». L’idée, largement admise, que le partage d’informations permettrait de prévenir des attentats et autres incidents a favorisé l’essor de dispositifs de surveillance, au détriment d’un contrôle démocratique contraignant.

Un exemple de ces dynamiques est celui des partenariats noués par la National Security Agency (NSA) avec plusieurs homologues européens, qui ont permis de mettre en commun des technologies de pointe — comme l’intelligence artificielle ou encore l’analyse algorithmique — pour collecter et analyser massivement des communications privées. Le recours à ces technologies repose aussi sur des alliances étroites des agences de renseignement avec les géants du numérique, devenus des intermédiaires incontournables qui mettent, bon gré mal gré, les données de leurs consommateurs à la disposition des services de renseignement.

La solidarité et la confiance affichées ne doivent pas faire oublier que les collaborations internationales restent un univers marqué par de fortes rivalités. Les services y sont en concurrence pour accéder à l’information, pour imposer les problèmes qu’ils jugent prioritaires et, plus largement, pour occuper une position avantageuse dans des relations où tous ne disposent pas des mêmes moyens financiers, humains ou techniques. Dans ce contexte, l’espionnage entre services et autres manœuvres déloyales font aussi partie du jeu.




Ces éléments suggèrent que les alliances en matière de renseignement obéissent à leurs propres logiques plutôt qu’à une loyauté indéfectible envers l’autorité politique. C’est dans ce contexte que le renseignement militaire danois a surveillé les communications de plusieurs dirigeants politiques européens pour le compte de la NSA. Mais surtout, parce qu’ils possèdent un savoir approfondi sur les dangers qui menacent le monde, les services de renseignement s’imposent au cœur des décisions en matière de sécurité, rendant les dirigeants politiques dépendants de leur expertise.

Une continuité malgré des interférences politiques

Cela étant dit, les alliances entre services de renseignement ne sont pas étanches et peuvent faire l’objet d’interférences politiques. Si les disputes entre les services de renseignement et les professionnels de la politique ont toujours existé, l’attitude ouvertement hostile de l’internationale réactionnaire incarnée par l’administration Trump et ses partisans MAGA a fait craindre une rupture ou, du moins, une fragilisation significative de la coopération. Seulement, les discours alarmistes font souvent l’impasse sur les capacités d’adaptation et de résilience des services de renseignement.

Confrontés à un contexte politique défavorable, ils parviennent le plus souvent à retourner la situation à leur avantage et à se réorganiser habilement. Ainsi, plusieurs services de renseignement européens ont renforcé leurs échanges, évoquant même la possibilité de créer un Five Eyes européen (en référence à l’alliance réunissant les services de renseignement de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis, et coopérant régulièrement avec plusieurs autres pays, essentiellement européens et asiatiques).

D’autres ont développé des cellules de veille pour mieux anticiper l’imprévisibilité de l’exécutif américain, avec des bénéfices concrets : le personnel de l’unité en charge des États-Unis à la DGSE a été augmenté, et le budget de plusieurs services européens est prévu à la hausse, tirant parti des retombées de l’augmentation des dépenses de défense.

Plus largement, l’histoire montre que les liens entre services restent solides même lorsque les gouvernements ont des positions divergentes. Au début de ce siècle, les échanges entre la DGSE et la CIA se sont poursuivis malgré les désaccords sur la guerre en Irak. Un exemple plus récent est celui du Brexit, qui n’a pas entraîné de rupture majeure dans les relations entre la police britannique et ses homologues européens, lesquels continuent d’assurer le transit d’une grande partie du renseignement.




Comme dans toute relation, il peut se manifester des signes de prudence, de méfiance, ou encore d’ambivalence. Ainsi, les services britanniques et danois ont indiqué freiner, sans pour autant interrompre complètement, leurs échanges avec leurs homologues américains, s’inquiétant des implications légales et plus largement de la politisation du renseignement américain. Irrité par les provocations répétées envers le Groenland, le service du renseignement militaire danois n’a, quant à lui, pas hésité à désigner les États-Unis comme une menace à la sécurité du pays, au même titre que la Chine et la Russie.

Pour autant, il serait faux de croire que, dans un climat apaisé, l’échange de renseignements se ferait sans restriction. Les services ne partagent pas tous leurs secrets, tout le temps et avec tout le monde. Au contraire, la retenue observée chez certains traduit plutôt une asymétrie habituelle dans les échanges qui perdure et peut être accentuée en période de turbulences.

Les signes de continuité sont bien là et rappellent une réalité essentielle : le renseignement relève avant tout des professionnels du métier, et non des politiques. Le forum de Davos a ainsi accueilli un autre rendez-vous important, celui des chefs des services de renseignement européens et anglo-saxons, dont la CIA, soucieuse de préserver ses liens avec le Vieux continent.

Trump et le « deep state » : je t’aime, moi non plus

Les réticences exprimées par plusieurs services européens s’expliquent, en partie, par la volonté de Donald Trump de démanteler le « deep state » et par ses conséquences. S’il a mis à exécution certaines de ses menaces en procédant à une vague de licenciements au sein des services de renseignement, il n’en demeure pas moins qu’ils n’ont ni disparu ni cessé de fonctionner. Dans les faits, le pouvoir exécutif reste dépendant d’eux. Les nominations de figures controversées à la tête de plusieurs agences, au détriment de fonctionnaires de carrière, répondent à une volonté d’aligner la direction sur l’agenda politique et idéologique.

Par ailleurs, l’actualité internationale montre que les services de renseignement restent essentiels à la mise en œuvre de la politique étrangère. Longtemps décriée, la CIA semble désormais être revenue dans les bonnes grâces de la Maison-Blanche, tirant profit des opportunités offertes par la lutte contre le narcotrafic et la guerre en Iran pour réaffirmer sa pertinence et utilité auprès du pouvoir politique. Autant d’éléments qui illustrent la complexité des relations entre les services de renseignement et le pouvoir politique, faites à la fois de distance et de proximité.

Lucía Caballero

Sur la voie de la conclusion d’un accord de paix définitif entre Erevan et Bakou

 

Des obstacles persistent sur le chemin menant à la signature d’un accord de paix final entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, indique le service de renseignement américain dans son rapport annuel d’évaluation des menaces publié aujourd’hui. L’organisme cite notamment l’exigence de l’Azerbaïdjan de modifier la Constitution arménienne.

« Le président Aliev continue d’insister pour que l’Arménie modifie sa Constitution afin de supprimer une référence qui, selon lui, implique que le Haut-Karabakh fait partie de l’Arménie. Cela nécessiterait un référendum constitutionnel en Arménie, dont l’issue n’est pas garantie », écrit le service de renseignement américain.

Dans le même temps, le rapport annuel souligne que le sommet pour la paix organisé en août à la Maison-Blanche, sous l’égide de Washington, a offert à l’Arménie et à l’Azerbaïdjan une opportunité de parvenir à un accord de paix durable et de favoriser une plus grande stabilité régionale.

Le service de renseignement note notamment que la partie américaine est parvenue à obtenir un accord préliminaire sur les conditions du traité de paix, et que le projet TRIPP a été approuvé. Celui-ci « sera géré par les États-Unis et reliera l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan via un corridor traversant le sud de l’Arménie, ouvrant ainsi des flux commerciaux entre les deux pays et l’ensemble de la région ».

Selon Washington, ces évolutions constituent un tournant important dans les relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Le service de renseignement rappelle que, en 2020 et 2023, l’Azerbaïdjan a repris le Haut-Karabakh par la voie militaire « à la population arménienne de souche soutenue par Erevan ».

« Depuis le 8 août, les deux parties semblent disposées à maintenir la dynamique positive issue du sommet. Les violations du cessez-le-feu à la frontière ont fortement diminué et sont désormais presque inexistantes », constate le service de renseignement américain, rappelant également que l’Azerbaïdjan a fourni de l’essence à l’Arménie et autorisé le transit de blé, tandis que le Premier ministre Pachinian a, de son côté, formulé une proposition réciproque au président Aliev.

armenews.com

Chroniques du secret : les héroïnes de l’ombre

 

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la cryptographie devient une arme stratégique majeure.  Derrière les lignes de front, une véritable « guerre des ondes » se joue : intercepter, chiffrer, déchiffrer et analyser les communications ennemies sont des actions déterminantes pour anticiper et neutraliser les mouvements adverses, autant de leviers qui peuvent faire basculer l’issue d’une bataille. Dans ce domaine longtemps réservé aux hommes, des milliers de femmes jouent pourtant un rôle majeur, aussi bien dans les centres de cryptanalyse alliés qu’au sein des réseaux de Résistance en France. Leurs contributions, longtemps restées secrètes, occupent une place importante dans l’histoire du renseignement moderne.

Au Royaume-Uni, le centre de Bletchley Park incarne cette mobilisation féminine sans précédent. Environ 75% du personnel est composé de femmes, recrutées comme membres de la Women’s Royal Naval Service (les « Wrens ») ou comme civiles. Elles ne se contentent pas de tâches administratives : beaucoup opèrent sur les machines électromécaniques (Bombe), conçues pour décrypter les messages allemands chiffrés par la machine Enigma, ou travaillent sur le tout premier ordinateur programmable, (Colossus), utilisé contre les communications stratégiques allemandes. Certaines, comme Joan Clarke, Mavis Batey ou Margaret Rock, participent directement aux travaux de cryptanalyse, contribuant à percer des systèmes complexes utilisés par la marine ou les services secrets allemands.

Aux États-Unis, la situation est comparable. Des milliers de femmes sont recrutées par la Navy, l’Army Signal Intelligence Service et d’autres agences de renseignement. Elles participent notamment au déchiffrement du code diplomatique japonais « Purple ». Des cryptanalystes comme Genevieve Grotjan jouent un rôle déterminant dans l’identification des failles du système. Le renseignement obtenu grâce à ces travaux permet aux Alliés d’anticiper des mouvements militaires, d’organiser des contre-offensives et de sécuriser des opérations majeures. Les historiens estiment que la maîtrise des communications ennemies a contribué à raccourcir la guerre de manière significative.

Ces travaux de cryptanalyse ont eu un impact direct sur les opérations menées en France. Les informations issues du décryptage des messages allemands ont nourri la préparation du Débarquement en Normandie en juin 1944, ainsi que les campagnes de libération du territoire. En lisant les communications de la Wehrmacht, les Alliés ont pu mieux comprendre le positionnement des troupes, les mouvements de renforts et les stratégies défensives allemandes. Ainsi, même si elles travaillaient en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, les femmes cryptographes alliées ont joué un rôle indirect mais significatif dans la libération de la France.

Sur le territoire français occupé, les femmes ne sont pas massivement engagées dans la cryptanalyse théorique, mais elles jouent un rôle central dans les communications clandestines. De nombreuses résistantes deviennent agentes de liaison ou opératrices radio, assurant la transmission de messages codés entre les réseaux de Résistance et Londres. Ces transmissions reposent sur des systèmes de chiffrement destinés à protéger les informations en cas d’interception. Déchiffrer ces codes, les maîtriser et les transmettre sous la menace constante allemande exigeaient un sang-froid à toute épreuve, une rigueur absolue et des compétences techniques pointues. Pour beaucoup d’entre elles, cet engagement se paiera au prix fort : certaines furent arrêtées, d’autres déportées et tuées. 

Par ailleurs, les Forces françaises libres intègrent des femmes dans des unités spécialisées comme le Corps Féminin des Transmissions, surnommé les « Merlinettes ». Créé en 1942, ce corps forme des femmes aux techniques de transmission militaire : télégraphie, radio, standard téléphonique, traitement des signaux. Si elles ne sont pas toujours cryptanalystes au sens strict, elles participent à la chaîne sécurisée des communications militaires françaises et alliées. Leur travail contribue au bon fonctionnement des opérations sur plusieurs théâtres d’opérations, notamment en Afrique du Nord et en Europe : 1095 femmes « Merlinettes » officient en 1944.

Longtemps tenues au secret par les lois de confidentialité et par les préjugés de leur époque, leur rôle n’a été reconnu qu’à partir des années 1970-1980. Qu’elles aient été mathématiciennes à Bletchley Park, analystes aux États-Unis, opératrices radio dans la Résistance ou membres des transmissions françaises, elles ont toutes contribué à l’essor de l’intelligence cryptographique moderne. Leur engagement nous rappelle que la victoire alliée a aussi reposé sur le travail mené dans les salles de décryptage et aux postes radio clandestins, et pas seulement sur les combats de terrain.

dgse.gouv

Le chef du SRC admet une "fatigue mentale" parmi ses agents

 


Restructuration douloureuse, moyens insuffisants, démissions en cascade: le Service de renseignement de la Confédération traverse une mauvaise passe. Son nouveau directeur Serge Bavaud, entré récemment en fonction, indique jeudi dans La Matinale avoir fait de la satisfaction du personnel une priorité.
Serge Bavaud reprend les rênes d'un service où le moral n'est pas au beau fixe. Une enquête a montré que seul un employé du SRC sur trois se disait satisfait de la direction en 2024.

Le Fribourgeois reconnaît qu'une fatigue s'est installée au sein du personnel. Selon lui, l'ambiance de travail est aujourd'hui caractérisée par une "grande ambiguïté". "Nos collaborateurs sont extrêmement motivés. Les postes mis au concours reçoivent plusieurs centaines de candidatures. Par contre, la charge était effectivement très grande. Vivre des restructurations n'est jamais facile et crée une fatigue mentale", affirme-t-il.

Un appel en direction du Palais fédéral

Le quinquagénaire s'est donné pour mission d'augmenter la satisfaction du personnel. Il assure dans le même temps que le SRC a toujours délivré des prestations malgré ses problèmes internes. Même si, précise-t-il, le renseignement helvétique ne peut pas aller aussi profondément qu'il le souhaiterait dans certains domaines de son cahier des charges.

Serge Bavaud estime que les ressources attribuées au SRC ne correspondent plus au niveau actuel des menaces: "Les moyens ont été donnés à une certaine période. La force de frappe n'est plus à la hauteur de l'évolution du monde", déclare-t-il. Mais ce sont les autorités politiques qui décident, ajoute-t-il. Un appel en direction du Palais fédéral à renforcer le service de renseignement.

Risque d'attaques en Suisse liées à la guerre au Moyen-Orient

"Il est possible qu'il y ait des attaques contre des intérêts américains, israéliens ou juifs en Suisse": selon Serge Bavaud, la guerre au Moyen-Orient pourrait avoir des "implications supplémentaires" sur le risque terroriste en Suisse.

"Il est possible qu'il y ait des attaques contre des intérêts américains, israéliens ou juifs", estime le directeur du SRC.

Le renseignement helvétique garde un œil sur des membres de diasporas issues des minorités chiites du Moyen-Orient, qui "pourraient soutenir de telles actions". Le chef du SRC mentionne notamment le Hezbollah libanais, soutenu par Téhéran, comme groupe d'affiliation de ces personnes sous surveillance.

Pietro Bugnon

Antoine Michel

mercredi 18 mars 2026

Trump contredit par une note des renseignements sur les raisons de la guerre en Iran

 

Une note qui ne va pas faire plaisir au locataire du Bureau ovale. Le renseignement américain a conclu, ce mercredi 18 mars, que l’Iran n’avait pas essayé de relancer ses activités d’enrichissement nucléaire détruites dans des frappes américano-israéliennes en juin 2025. Ce qui contredit Donald Trump sur les objectifs de la guerre lancée avec Israël contre Téhéran.

« À la suite de l’opération “Midnight Hammer”, le programme d’enrichissement nucléaire iranien a été anéanti. Depuis, aucun effort n’a été entrepris pour tenter de rétablir leurs capacités d’enrichissement », affirme la cheffe des services de renseignement, Tulsi Gabbard, dans une déclaration écrite soumise à une commission parlementaire du Sénat qu’elle n’a toutefois pas évoqué dans son prononcé.

« Les entrées des installations souterraines qui ont été bombardées ont été recouvertes de terre et bouchées avec du ciment », a-t-elle ajouté. Les États-Unis s’étaient effectivement joints à Israël en juin pour bombarder des installations militaires iraniennes et son programme nucléaire, Donald Trump affirmant alors qu’il avait été « oblitéré ».

Un régime iranien « intact »

Or, ces derniers jours, Donald Trump a maintes fois mis en avant la nécessité de frapper de nouveau l’Iran pour détruire ses infrastructures militaires et de l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire.

Interrogée sur le fait qu’elle n’avait pas lu ces paragraphes lors de son audition, Tulsi Gabbard a répondu que c’était pour une question de temps, sans remettre en cause l’évaluation.

Le renseignement américain a par ailleurs estimé que le gouvernement iranien a subi de lourds revers dans les frappes américano-israéliennes mais il reste « intact » et reconstruira son armée et son programme de missiles s’il perdure. « Si ce régime hostile survit, il cherchera probablement à recommencer un effort à long terme visant à reconstruire ses missiles et drones », a-t-elle ajouté.

Alors que la pression populaire augmente sur Donald Trump, un haut responsable américain de la lutte contre le terrorisme a annoncé mardi sa démission pour protester contre la guerre menée contre l’Iran, affirmant que la République islamique « ne représentait aucune menace imminente » pour les États-Unis.

huffingtonpost.fr