Des services secrets, nous ne savons que les échecs et rarement les succès. Si l'échec provoque l'anathème, l'ingratitude est fille de la victoire. Quand à la gloire, il faut l'oublier, elle est pour les autres...

mardi 15 septembre 2026

Les États-Unis admettent avoir mis des armes spatiales en orbite

 

En janvier 2022, l’engin spatial chinois SJ-21 s’est approché d’un satellite hors service de la constellation Beidou pour le déplacer sur une orbite dite «cimetière», c’est-à-dire à plusieurs kilomètres de la position qu’il occupait à environ 36 000 km d’altitude.

À première vue, une telle opération passe pour être inoffensive puisqu’elle a consisté à désencombrer l’orbite géostationnaire et, partant, à réduire le risque de collision entre un objet devenu inutile et un satellite opérationnel. Mais elle a aussi démontré que la Chine a la capacité de déplacer des engins spatiaux que ne lui appartiennent pas. En ce sens, SJ-21 peut être utilisé à des fins offensives.

De son côté, la Russie n’est évidemment pas en reste. Soupçonnée de développer un système d’armes spatiales nucléaires, dont le satellite Cosmos-2553 serait un élément précurseur, afin d’être en mesure de détruire les centaines d’engins évoluant en orbite basse, elle a déployé des satellites de type «poupée gigogne», lesquels ont libéré des objets au comportement suspect.

Cela s’est ainsi produit en 2025, quand, dans le cadre du programme Nivelir, la Russie a envoyé le satellite Cosmos-2589 à une altitude inhabituellement élevée pour qu’il puisse passer à proximité de nombreux engins occidentaux évoluant sur des orbites géostationnaires, dont certains ont ensuite été approchés par un objet non identifié.

Outre ces engins manœuvrants, il existe au moins trois grandes catégories d’armes antisatellites [ASAT] : les armes à effets dirigé [laser], les brouilleurs de radiofréquence et les armes cinétiques. Elles peuvent être mises en œuvre depuis la terre ou en orbite.

Quoi qu’il en soit, elles participent non pas à la militarisation mais à l’arsenalisation de l’espace. Et cela fait d’ailleurs dire au général Jérôme Bellanger, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], que la guerre spatiale a déjà commencé.

«Entre les satellites russes de type ‘poupée gigogne’, les patrouilleurs guetteurs, les brouilleurs ou encore les armes à énergie dirigée qui sont dans l’espace, je peux vous dire que, là-haut, c’est véritablement une guerre spatiale. […] On désorbite des satellites qu’on fait voler en patrouille pour aller agacer les satellites de vos compétiteurs. Ça, c’est une réalité», avait-il en effet confié lors d’une audition parlementaire, en avril dernier.

Pour qu’il y ait une «guerre spatiale», il faut des belligérants. Jusqu’à présent, les États-Unis n’avaient jamais confirmé le déploiement d’armes dans l’espace, même si l’on pouvait se douter que leur drone X-37B ne passait pas des centaines de jours en orbite à des fins purement scientifiques.

Le 14 septembre, lors d’un discours prononcé à l’occasion de la conférence Air, Space & Cyber de l’Air & Space Forces Association [AFA], le secrétaire à l’Air Force, Troy Meink, a en effet déclaré que «les États-Unis disposent désormais d’armes de contrôle spatial en orbite, capables de défendre les forces interarmées contre toute action hostile». Et cela après avoir expliqué qu’il fallait «relever les défis posés par l’évolution des menaces, où qu’elles se trouvent».

«Il est crucial que nous conservions notre supériorité non seulement dans les airs, mais aussi dans l’espace. C’est pourquoi nous avons dû prendre des mesures pour pouvoir réagir face à toute menace», a ensuite fait valoir M. Meink. «Tout comme pour la supériorité aérienne, nous devons maintenir notre supériorité spatiale, car elle devient de plus en plus cruciale pour notre fonctionnement, nos opérations militaires, économiques et civiles», a-t-il insisté.

Cependant, le secrétaire à l’US Air Force n’a pas souhaité donner plus de détails sur ces armes spatiales. «C’est important du point de vue de la dissuasion, mais d’un autre côté, si je détaille nos actions, cela nuirait à cet effet dissuasif. […] Je ne parlerai donc pas des spécificités de nos activités, ni de savoir si nous avons effectué des tests ou non, ni de quoi que ce soit d’autre», a-t-il dit.

Par la suite, cité par les médias américains, un porte-parole de l’US Space Force [USSF] a expliqué que le «contrôle spatial englobe l’ensemble des missions intervenant dans le cadre de la lutte pour la maîtrise de l’environnement spatial, grâce à des moyens cinétiques et non cinétiques pour affecter les capacités de l’adversaire par la perturbation, la dégradation et même la destruction, si nécessaire». Selon lui, de telles capacités «peuvent être employées à des fins offensives et défensives sur ordre des commandements des forces combattantes».

Dans une note publiée sur son site Internet, l’USSF souligne que la «Chine développe et exploite des capacités spatiales et antispatiales dans le cadre d’une stratégie de modernisation militaire» tandis que la «Russie considère l’espace comme un domaine de guerre et estime que la suprématie spatiale sera un facteur décisif dans les conflits futurs».

La France a pris le mesure de ces enjeux puisqu’elle entend également de doter d’armes spatiales à des fins défensives, avec les programmes BLOOMLASE [aveuglement des satellites], FLAMHE [neutralisation d’un satellite au moyen d’une arme à énergie dirigée], PALADIN [Patrouilleur pour prépAration opérationneLle de surveillAnce et D’INspection] et TOUTATIS [Test en Orbite d’Utilisation de Techniques d’Action contre les Tentatives d’Ingérences Spatiales].

Pour rappel, si le Traité de l’espace signé en 1967 interdit formellement le déploiement d’armes nucléaires [et, plus largement, celui d’armes de destruction massive], il ne dit rien sur les armes susceptibles d’être utilisées contre des engins spatiaux.

opex360.com

lundi 14 septembre 2026

Iran: La Chine aurait permis de frapper des soldats américains

 

Des organismes chinois ont fourni à l'Iran des images satellitaires d'une base en Jordanie avant et après une attaque qui a coûté la vie à trois soldats américains en juillet, rapporte le Wall Street Journal, dans un contexte de tensions entre Washington et Pékin.

Trois soldats ont trouvé la mort le 17 juillet dans des frappes de missiles iraniens contre la base aérienne Muwaffaq Salti, en Jordanie, où sont stationnées des forces américaines. Des responsables américains anonymement cités dans l'article publié par le Wall Street Journal vendredi soir n'ont pas identifié les entités chinoises concernées et ne suggèrent pas que Pékin soit directement responsable.

Rendez-vous le 24 septembre

La question a été abordée avec des responsables chinois, qui ont demandé des preuves du transfert de ces images satellitaires et n'ont pas reconnu que des entreprises chinoises étaient impliquées dans leur fourniture à Téhéran. Le sujet pourrait revenir sur la table lors de la réception par le président américain Donald Trump à la Maison Blanche du président chinois Xi Jinping le 24 septembre.

Trump a mis en garde les autorités chinoises contre la vente d'armes à l'Iran et, en mai, Washington a sanctionné trois entreprises de satellites basées en Chine pour avoir facilité les opérations militaires iraniennes. La Chine est l'un des principaux partenaires économiques de l'Iran, achetant une grande partie de sa production pétrolière, et également un soutien diplomatique important.

AFP

L'accident de train en Normandie serait dû à un sabotage

 

La piste de l’acte malveillant est privilégiée dans l’enquête sur le déraillement d’un TER vendredi soir en Normandie dans lequel 44 personnes ont été blessées, un morceau de rail ayant été retrouvé sur la voie, a appris l’AFP samedi de source policière.

Le déraillement du TER qui transportait 186 passagers a eu lieu entre Tourville et Elbeuf-Saint-Aubin, au niveau de la commune de Cléon (Seine-Maritime) vendredi vers 19h45. Au total 44 personnes ont été blessées, dont une jeune femme évacuée «en urgence absolue» et d’importants moyens de secours ont été mobilisés avec 130 pompiers, cinq équipes médicales et 80 véhicules.

Des dépistage d’alcool et de stupéfiants sur le conducteur du train se sont révélés tous négatifs, a indiqué le procureur de Rouen, Sébastien Gallois.

Les passagers décrivent des secousses

Des passagers présents ont témoigné de la violence de l’accident: «D’un seul coup sont venues quelques secousses, puis au bout de trois secondes, c’est devenu de plus en plus fort», a témoigné auprès de la radio ICI Normandie l’un des passagers, Louis, âgé de 24 ans. «Je ne tenais plus sur mon siège (...) Les vitres ont partiellement explosé, les cailloux de la voie sont rentrés dans le wagon», a-t-il dit. «C’était vraiment choquant, j’en tremble encore.»

Interrompue à la suite de l'accident, la circulation a été rétablie ce samedi, a indiqué un porte-parole de la SNCF.

AFP

Enlevée il y a un an et demi, cette Suissesse serait enfin libre

 

Le cauchemar de Claudia A. semble toucher à sa fin: un an et demi après son enlèvement à son domicile d'Agadez, la Suissesse, aujourd'hui âgée de 68 ans, serait de nouveau libre. C'est ce qu'affirme le compte X SahelLeaks, citant l'officier et politicien libyen Saddam Haftar.

Selon ce compte, la Suissesse et une Autrichienne, enlevées près d'Agadez par le groupe État islamique au Sahel, ont été libérées jeudi via la Libye.

Une agence de presse allemande a également rapporté vendredi la libération de l'Autrichienne de 75 ans, intervenue en même temps que celle de la Suissesse. Les autorités autrichiennes ont, elles, déclaré vendredi disposer de «nouvelles encourageantes» concernant la libération de leur ressortissante, sans que celle-ci soit encore confirmée.

Le Niger est en proie à l'insécurité et à des attaques de groupes armés affiliés à al-Qaïda ou à l'État islamique, rapporte «Le Temps». Selon le DFAE, la situation sécuritaire s'est détériorée depuis le retrait des troupes occidentales, et son évolution reste incertaine.

Quinze ans au Niger avant l'enlèvement

La Suissesse, née au Liban, vivait déjà depuis quinze ans au Niger lorsqu'elle a été surprise et enlevée par des inconnus le 13 avril 2025 dans sa maison à Agadez, selon des médias locaux.

Comme le rapportait à l'époque la «Neue Zürcher Zeitung», Claudia A. n'est pas une simple touriste qui se serait imprudemment aventurée dans une zone dangereuse, mais une femme installée depuis au moins trente ans sur le continent africain. Née au Liban, elle a voyagé dès son enfance avec ses parents en Jordanie et en Syrie. C'est là qu'elle était «tombée amoureuse du désert», confiera-t-elle plus tard dans une interview.

«Des vérifications sont en cours», selon le DFAE

Il n'est pas encore établi si Claudia A. est déjà en chemin vers la Suisse. «Le DFAE a connaissance de rapports selon lesquels l'otage suisse enlevée en avril 2025 au Niger a été libérée. Des vérifications sont en cours», indique le Département fédéral des affaires étrangères, interrogé à ce sujet. Avec d'autres autorités fédérales, il s'est fortement engagé pour la libération de la Suissesse depuis l'enlèvement. Le DFAE communiquera davantage d'informations dès que des éléments confirmés seront disponibles.

Benedikt Hollenstein

La NSA a restructuré son organisation, créant cinq nouvelles unités

 

D'après le Washington Post, citant des responsables actuels et anciens, le plan de réforme a été élaboré par le directeur de la NSA, le général de l'armée américaine Joshua Rudd. La NSA, dont le siège se trouve à Fort Meade, dans le Maryland, est une agence de renseignement relevant du département de la Défense des États-Unis et comptant plus de 30 000 militaires et civils. Elle collecte principalement des renseignements d'origine électromagnétique à grande échelle, notamment des données de communication et électroniques, et gère des systèmes de chiffrement afin de protéger les réseaux et les communications du gouvernement américain.

Selon ce plan, cinq nouvelles unités seront dirigées par des « directeurs de mission ». Un ancien responsable de la NSA a indiqué que ces postes devraient conférer une autorité importante, équivalente à celle d'un directeur adjoint. Le général Rudd aurait également évoqué la possibilité de recruter les responsables de ces nouvelles unités en dehors de la NSA. Toutefois, on ignore encore qui sera nommé et si ces cinq unités remplaceront les structures existantes ou fonctionneront en parallèle.

Dans le cadre de cette restructuration, l'unité des opérations d'accès tactique (TAO), spécialisée dans les cyberattaques ciblant des systèmes numériques difficiles d'accès, sera intégrée à l'unité de renseignement mondiale. Créée en 1997, la TAO était autrefois l'une des unités les plus secrètes de la NSA. Son appellation a été supprimée en 2016, et son personnel a été réaffecté à d'autres unités.

Conformément au plan, le Bureau des affaires tactiques (TAO) pourrait bénéficier d'une augmentation budgétaire significative dès le début du nouvel exercice budgétaire américain, le 1er octobre. Les directeurs de mission sont tenus de soumettre leurs plans de réorganisation au directeur Rudd d'ici la fin septembre. La réorganisation devrait être annoncée à la mi-octobre et vise à rendre la nouvelle structure pleinement opérationnelle à la mi-janvier 2027.

baothanhhoa.vn