vendredi 13 mars 2026

La guerre en Iran met en lumière la piètre qualité des armes chinoises

 

La guerre livrée contre l’Iran par les États-Unis et Israël depuis le 28 février semble mettre en lumière, une fois de plus, la piètre qualité des systèmes d’armes chinois massivement détruits par une armée américaine qui fournit ainsi la preuve de sa supériorité. Une leçon cuisante pour Pékin dont ses stratèges militaires devront tirer les enseignements dans le contexte des tensions croissantes avec Taïwan.

Le conflit en Iran a permis aux forces américaines de « frapper au cœur le complexe militaro-industriel chinois en plein essor » en Iran. Il va probablement infliger un coup d’arrêt aux contrats de livraisons d’armes chinoises dans le monde, une « perte financière insignifiante par rapport à l’atteinte catastrophique à la réputation » des systèmes d’armes livrés par la Chine à ses partenaires, souligne le 6 mars la revue américaine The Diplomat dans une analyse.

« Le chaos qui règne à Téhéran annule instantanément d’importants contrats en cours, d’une valeur de plusieurs milliards, notamment l’acquisition potentielle de chasseurs J-10C et de missiles antinavires supersoniques CM-302, » poursuit The Diplomat.

« Les clients actuels et potentiels [de la Chine] sont désormais confrontés à une réalité flagrante : le matériel militaire chinois ne peut tout simplement pas résister aux frappes occidentales. Il y a quelques semaines à peine, les radars et les systèmes de surveillance JY-27 fournis par la Chine se sont révélés totalement inutiles pour empêcher le raid militaire américain qui a permis d’extraire Maduro du Venezuela. Aujourd’hui, des réseaux de défense aérienne intégrés similaires en Iran – qui comprendraient notamment des systèmes [de missiles sol-air] aHQ-9B fournis par la Chine, bien que Pékin nie leur livraison – ont échoué de manière spectaculaire à protéger Khamenei de l’opération de décapitation israélo-américaine, » affirme ce magazine en ligne influent aux États-Unis.

Les armes chinoises mises en échec face à celles des États-Unis

Le magazine américain traduit un sentiment qui, peu à peu, fait tache d’huile dans les milieux militaires occidentaux : la Chine, troisième exportateur mondial d’armes derrière les Etats-Unis et la France, ne cesse de vanter les qualités exceptionnelles de ses armements et systèmes de détection radar vendus bien moins chers que leurs équivalents occidentaux, mais ceux-ci semblent bien avoir été mis en échec à de multiples reprises ces derniers mois face aux armes américaines.

L’épisode de l’Iran en est le dernier en date et il est frappant : selon des informations concordantes qui filtrent dans les médias américains, britanniques, japonais et taïwanais, l’Iran avait déployé le radar mobile chinois de quatrième génération YLC-8B en appui des réseaux de défense aérienne russes à des endroits clés, notamment dans la capitale Téhéran.

Or ce dernier, de toute évidence, n’a pas été en mesure de détecter l’approche des avions furtifs de fabrication américaine jusqu’au moment où leurs bombes ont pulvérisé le QG à Téhéran où se trouvait le guide suprême Ali Khamenei, tué dans cette opération en même temps qu’une quarantaine de responsables de haut rang.

Ce samedi matin 28 février, des responsables du gouvernement iranien, dont Ali Khamenei, s’étaient réunis à Téhéran, sachant sans doute qu’une frappe conjointe des États-Unis et d’Israël pouvait survenir à tout moment. Ils s’estimaient sans doute à l’abri, protégés par des missiles sol-air HQ-9B de fabrication chinoise et des systèmes de détection radar eux aussi principalement chinois.

Or en quelques minutes à peine, des avions de combat israéliens, sans avoir été nullement inquiétés semble-t-il, ont lâché plus de 30 missiles sur le complexe où se trouvaient au cœur de Téhéran des responsables gouvernementaux, dont Khamenei, les tuant instantanément. Le système de défense aérienne chinois s’est montré inefficace.

Pékin avait dévoilé cet équipement pour la première fois au salon aéronautique de Zhuhai (sud de la Chine) en 2016, affirmant qu’il pouvait détecter les chasseurs furtifs américains F-22 et F-35 à une distance de 250 kilomètres. Les événements de Téhéran semblent clairement apporter la preuve que ce n’est pas le cas.

Autre raté : le missile sol-air à longue portée HQ-9B de fabrication chinoise utilisé par l’Iran et dont Pékin affirme qu’il est comparable dans son efficacité aux Patriot américains n’a pas non plus contenté les attentes. La Chine assure pourtant que ces missiles sol-air, d’une portée de 250 kilomètres, sont équipés d’un guidage radar actif et de capteurs infrarouges capables d’intercepter des avions furtifs, même dans des environnements de guerre électronique. Ils ont semble-t-il été eux aussi mis en échec puisque les forces aériennes israéliennes et américaines n’ont subi aucune perte connue.

La Chine a également fourni à l’Iran son système de navigation par satellite Beidou, développé comme une alternative au GPS américain. De plus, l’armée chinoise stationne depuis le début du conflit un navire espion, le Liaowang-1, qui mouille au large d’Oman et dont les radars peuvent vraisemblablement suivre à la trace toutes les opérations israélo-américaines de même que fournir aux forces iraniennes des données précises pour guider leurs propres missiles.

Les précédents ratés des armes chinoises en Iran, au Venezuela et en Inde

Les résultats des combats ont pourtant mis en évidence la supériorité écrasante des matériels américains. Alors qu’Israël a déployé quelque 200 avions de combat et que les États-Unis ont frappé plus de 1 000 cibles avec des bombardiers furtifs B-2 et des missiles de croisière Tomahawk en l’espace de quelques jours, l’Iran n’a réussi à abattre aucun avion.

Au cours des quatre premiers jours du conflit, les États-Unis ont attaqué près de 2 000 cibles, dont 16 navires, coulant une frégate iranienne à quelque 2 000 miles de l’Iran, au large du Sri Lanka. Les pertes américaines et israéliennes paraissent minimes comparées aux destructions de grande ampleur infligées à l’Iran.

Les mêmes ratés avaient été enregistrés en juin 2025 lors des frappes américaines massives sur des sites nucléaires iraniens. Selon la chaîne de télévision taïwanaise FTV qui cite des experts, malgré les sommes colossales investies par l’Iran dans les systèmes de radars chinois, ceux-ci n’ont pas fonctionné correctement lors de ces frappes aériennes à grande échelle.

Autre épisode cuisant pour Pékin : en janvier dernier, le radar chinois dernier cri JY-27A installé au Venezuela n’avait pas non plus réussi à détecter les avions et hélicoptères militaires américains. La Chine avait pourtant mis en avant les capacités de détection furtive et la résistance au brouillage de ce radar, mais il s’était montré incapable de suivre les aéronefs déployés pour l’opération.

Cet épisode s’était soldé par un fiasco cuisant pour la Chine avec la capture spectaculaire de Nicolás Maduro, alors président d’un autre partenaire important de Pékin, quelques heures à peine après qu’il avait rencontré une importante délégation officielle chinoise. L’échec avait été double, tant pour les systèmes militaires que pour le renseignement chinois qui n’avait manifestement rien su de l’opération pourtant soigneusement préparée depuis des semaines.

La liste est loin d’être close. En mai 2025, un autre exemple avait jeté un doute sur l’efficacité du système de missiles HQ-9B : ceux-ci avaient échoué au Pakistan à détruire les cibles indiennes – drones et avions – qui survolaient le territoire lors du bref mais violent conflit entre les deux voisins, tous deux puissances nucléaires.

Le Pakistan avait déployé les HQ-9B pour protéger ses bases aériennes et ses villes, mais les frappes indiennes, notamment celles de drones israéliens Harop, avaient durement touché les unités HQ-9B. L’analyste en défense Tom Cooper avait alors noté sur X que lors de l’opération Sindoor menée par l’Inde déclenchée par l’attaque terroriste de Pahalgam au Cachemire, « le système de défense aérienne pakistanais à Karachi avait été neutralisé [au point que] petit à petit, le système de défense pakistanais s’est effondré. »

A l’issue de ce conflit de quatre jours, l’Inde avait déclaré que son armée avait réussi à détruire de nombreuses cibles, conduisant l’armée de l’air pakistanaise à perdre 20% de ses infrastructures. « Les HQ-9 et HQ-16 ont été peu performants. Nous avons réussi à les neutraliser, » avait précisé le major général indien à la retraite GD Bakshi au EurAsian Times, plateforme numérique d’informations basée à New York.

La supériorité américaine dans la guerre électronique et cybernétique

Tout ceci fait dire à Dennis Wilder, professeur à la School of Foreign Service de l’Université de Georgetown, cité le 2 mars par le quotidien anglophone de Hong Kong South China Morning Post (SCMP), que « les États-Unis et Israël ont démontré une supériorité écrasante dans les domaines de la guerre électronique et cybernétique, de la collecte de renseignements et de l’intégration des ressources terrestres, maritimes, aériennes et spatiales. » Pour cet expert, un ancien haut responsable du renseignement américain, la Chine accuse un retard d’une décennie sur les États-Unis en matière de technologies militaires de pointe.

L’Iran avait acquis le HQ-9B en juillet 2025 dans le cadre d’un accord « pétrole contre armes » avec la Chine, afin de renforcer son espace aérien après le cessez-le-feu avec Israël en juin 2025 après l’opération « Rising Lion » lorsque Tsahal avait frappé profondément dans le territoire iranien des installations nucléaires iraniennes.

Le même 28 février, ce même missile n’a semble-t-il rien pu faire pour détruire les missiles qui visaient des infrastructures nucléaires vitales à Natanz et Fordow. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé les dégâts causés au site nucléaire iranien de Natanz par les frappes américano-israéliennes, mais a déclaré qu’aucune fuite radioactive n’avait été signalée.

Développé par la China Aerospace Science and Industry Corporation, le HQ-9B s’inspire du S-300PMU russe et du Patriot PAC-2 américain. Il a une portée théorique de 260 km et peut atteindre des cibles situées à une altitude maximale de 50 km. Équipé d’un radar actif et de capteurs infrarouges, il est présenté comme en mesure de suivre jusqu’à 100 menaces à la fois et en engager six à huit simultanément. La Chine l’utilise pour protéger Pékin, le Tibet et la mer de Chine méridionale. L’Iran espérait qu’il comblerait les lacunes laissées par ses batteries de S-300 russes qui, eux aussi, avaient sous-performé auparavant.

Leçons de la guerre en Iran : les experts militaires ont la parole

Comme souvent dans ce domaine militaire chinois, les médias taïwanais regorgent d’informations. Ainsi selon le quotidien Liberty Times (自由時報), le réseau de défense aérienne iranien est un système hybride composé principalement d’équipements russes et chinois intégrés à des systèmes locaux dont l’utilisation coordonnée s’est montrée catastrophique.

Au cœur de ce système se trouvaient également les systèmes de missiles S-300 et Tor de fabrication russe, longtemps présentés comme capables d’intercepter des avions furtifs. Pourtant, au début de l’attaque, plusieurs de ces systèmes de même que des véhicules de commandement auraient été détruits lors d’attaques israéliennes de précision.

Pour Shu Hsiao-huang (舒孝煌), chercheur à l’Institut taïwanais de recherche sur la défense et la sécurité nationale cité par ce quotidien, la destruction des « défenses aériennes ennemies » (SEAD) en Iran par l’armée américaine s’est révélée d’une efficacité redoutable.

Ce chercheur a expliqué que Washington avait probablement combiné la destruction physique « hard kill » des installations iraniennes avec des opérations de neutralisation électroniques « soft kill » accompagnées de cyber-opérations, le tout pour neutraliser les systèmes radar iraniens.

Lin Chao-lun (林超倫), chercheur associé à l’Institut taïwanais pour la cybersécurité et la simulation décisionnelle, cité par le même quotidien, avance de son côté une explication structurelle plus large dans une analyse intitulée « Pourquoi l’Iran n’a pas réussi à résister efficacement à la coalition américano-israélienne. »

Il y affirme que la coopération militaire entre la Chine et l’Iran est passée ces dernières années d’un simple transfert de matériels à un cadre combiné de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et d’approvisionnement en matériel stratégique.

C’est ainsi, affirme-t-il, qu’à partir de l’été 2025, la Chine aurait livré des systèmes de missiles sol-air HQ-16 et HQ-17AE pour aider à reconstruire le réseau de défense aérienne iranien endommagé à la suite des bombardements de juin la même année.

Les négociations entre Pékin et Téhéran avaient avancé au point d’envisager la livraison du missile antinavire CM-302 et du véhicule hypersonique DF-17, deux des systèmes militaires chinois les plus avancés. La Chine aurait également continué à fournir discrètement à l’Iran des éléments précurseurs pour fabriquer le carburant et des équipements en fibre de carbone pour la production de missiles balistiques.

Selon ce même chercheur, les deux pays avaient développé une architecture hybride de « chaîne de destruction. » S’appuyant sur un réseau de plus de 500 satellites chinois, la Chine aurait fourni à l’Iran des renseignements optiques, radar et des signaux 24 heures sur 24. L’Iran est également passé du guidage GPS aux signaux de navigation militaire cryptés BeiDou-3 de la Chine afin d’améliorer la précision des frappes et la résistance aux interférences occidentales. Là aussi, en vain face aux forces combinées israéliennes et américaines.

Les possibles raisons de l’échec militaire iranien

Lin Chao-lun attribue cet échec à trois facteurs principaux :

En premier lieu une pénétration écrasante des services de renseignement dans les réseaux au plus haut niveau des autorités iraniennes qui a permis d’obtenir une connaissance précise des lieux où se trouvaient les hauts responsables iraniens, (il semble avéré que les services de renseignement américains et israéliens avaient une connaissance précise des déplacements du guide suprême) combinée à une utilisation massive de la guerre électronique qui ont rapidement neutralisé les systèmes de missiles chinois HQ-16 et HQ-17AE à Téhéran.

Deuxièmement, un déséquilibre structurel dans la coopération militaire opérationnelle entre la Chine et l’Iran qui a favorisé les attaques israélo-américaines.

Troisièmement, un déploiement encore incomplet de certains matériels chinois, dont les systèmes de missiles antinavires CM-302 et de missiles balistiques de moyenne portée DF-17 qui n’étaient pas encore opérationnels.

Pour Lin Chao-lun, la technologie militaire occidentale, menée par la technologie de pointe des États-Unis, a de ce fait démontré jusqu’ici « une supériorité écrasante, » tant dans leur fiabilité opérationnelle que leurs capacités d’adaptation au terrain ciblé. Des systèmes de guerre électronique intégrés et des capacités de frappe de précision à longue portée ont permis la destruction quasi-totale des défenses iraniennes dès la phase initiale du combat, juge-t-il.

Quelles leçons pour Pékin, Washington et Taipei ?

John Culver, ancien analyste senior de la CIA sur l’armée chinoise, estime que la Chine, si elle peut faire peur avec son énorme arsenal militaire, pourrait ne pas résister longtemps à une attaque américaine.

« La force que la Chine a constituée semble très performante sur le papier, mais elle n’a pas connu la guerre depuis très longtemps et sa capacité à mener des opérations conjointes complexes et à grande échelle n’a pas été prouvée, » a-t-il dit, cité le 4 mars par Straight Arrow News, media américain en ligne fondé en 2021. « On ne sait toujours pas si Xi Jinping lui-même est convaincu que l’APL peut lui fournir les opérations militaires nécessaires pour remporter une victoire décisive. »

« Les États-Unis conservent une formidable puissance économique et possèdent une puissance militaire inégalée à l’échelle mondiale, » a récemment déclaré Zheng Yongnian (郑永年), un politologue chinois qui a conseillé le gouvernement chinois à différents niveaux, cité par le SCMP. « Nous ne devons absolument pas sous-estimer les capacités des États-Unis, » a-t-il précisé.

Certains analystes mettent toutefois en garde contre toute conclusion hâtive sur l’efficacité des armes de dernière génération de fabrication chinoise et insistent sur le fait que la « version export » des systèmes d’armes livrés par la Chine à des prix nettement inférieurs aux équivalents occidentaux est le plus souvent dégradée comparée à celle de l’armée chinoise car la Chine réserve ses meilleures technologies à sa propre armée.

Nul doute en tous cas que la guerre en Iran sera scrutée avec attention par les analystes militaires et les stratèges, qu’ils se trouvent à Pékin, Taipei ou Washington où les enseignements seront précieux dans le cadre de la volonté affichée par la Chine de s’emparer de Taïwan, par la force militaire si nécessaire.

Yue Gang, lieutenant-colonel à la retraite de l’APL, cité le 2 mars par le SCMP, estime ainsi que les « frappes efficaces et précises » menées par les États-Unis et Israël montraient que la guerre moderne était « entrée dans une nouvelle phase caractérisée par l’aveuglement électromagnétique, la pénétration des services de renseignement et les opérations basées sur des algorithmes. »

« Un système d’armes unique ne serait pas en mesure de résister à une attaque systémique, » ajoute-t-il, estimant nécessaire pour la Chine de s’attacher à accélérer ses travaux pour la mise en place d’un réseau de défense aérienne capable de contrer les avions furtifs, de résister au brouillage et d’intégrer des défenses à longue, moyenne et courte portée contre les menaces à haute et basse altitude.

Pour Taïwan également, les enseignements de cette guerre seront nombreux. Le premier sera peut-être d’y trouver un signe probant du fait qu’une invasion par l’Armée populaire de libération n’est pas pour demain car le risque pour elle de perdre serait à ce stade trop grand si les États-Unis décidaient d’intervenir aux côtés des forces taïwanaises.

« Le spectre d’une frappe décapitante s’est avéré être un scénario plus réaliste, » déclare Wen-ti Sung, politologue basé à Taïwan pour l’Université nationale australienne. « La première réaction de la Chine sera : ‘’Cela pourrait arriver ici’’, » explique-t-il, cité le 6 mars par l’hebdomadaire américain Time Magazine.

« La Chine cherchera à tirer les leçons des défaillances de ses propres équipements au Venezuela et en Iran, » explique Chong Ja Ian (莊嘉穎), professeur de relations internationales à l’Université nationale de Singapour. « Je pense qu’elle est quelque peu surprise par la démonstration de force des États-Unis et leur capacité à mener des opérations assez complexes. »

« J’ai le sentiment que Xi part du principe que les États-Unis viendraient à la défense de Taïwan et qu’il n’attaquera donc pas de sitôt, » explique Sean King, vice-président senior chargé de l’Asie au sein du cabinet de conseil Park Strategies, cité par le même média.

Pour autant, les leçons de cette guerre ne seront véritablement tirées que lorsqu’elle prendra fin, le risque pour les Etats-Unis étant un enlisement si elle devait durer avec pour autres risques collatéraux un épuisement de ses stocks de munitions et négliger durablement le théâtre de l’Asie de l’Est au profit de la Chine.

Pierre-Antoine Donnet

asialyst.com