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lundi 20 décembre 2010

Laurent Gbagbo, privé de visa européen

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L’Union européenne a décidé ce lundi de sanctionner le président ivoirien autoproclamé ainsi que 18 personnes de son entourage. Ils seront privés de visas d’entrée sur son territoire

L’Union européenne (UE) a décidé lundi de sanctionner le président ivoirien autoproclamé Laurent Gbagbo, ainsi que 18 personnes de son entourage. Ils seront privés de visas d’entrée sur son territoire, ont indiqué des sources diplomatiques à l’AFP. Un accord sur ce sujet a été trouvé à Bruxelles entre des représentants des 27 pays de l’Union européenne, réunis au sein de deux groupes d’experts sur l’Afrique et sur les Relations extérieures, selon ces sources.

Pour entrer en vigueur, l’accord doit encore être validé formellement d’ici mercredi en milieu de journée (délai de 48 heures) par les gouvernements européens par le biais d’une procédure écrite. Les capitales doivent confirmer par lettre qu’elles sont bien d’accord. Le président français Nicolas Sarkozy avait lancé vendredi à Bruxelles un ultimatum à Laurent Gbagbo. Il l’enjoignait de quitter le pouvoir d’ici dimanche soir sous peine d’être frappé par les sanctions, à l’étude au sein de l’Union européenne.

Ces sanctions de l’UE concernent d’une part des restrictions sur l’octroi de visas, d’autre part des gels d’avoirs. «Dans un premier temps, il a été décidé d’imposer les seules interdictions de visas car c’est plus simple à mettre en place. Les gels d’avoirs viendront mais la procédure est plus lourde» à mettre en place, a affirmé un diplomate européen. Les sources diplomatiques n’étaient pas immédiatement en mesure de préciser si l’épouse de M. Gbagbo figurait aussi sur la liste des personnes qui seront interdites de séjour en Europe.

Vendredi, lors de leur sommet, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE avaient publié une déclaration commune appelant l’armée ivoirienne à se placer sous l’autorité du «président démocratiquement élu» Alassane Ouattara. En Côte d’Ivoire, des violences ont éclaté entre partisans de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara, les deux hommes qui se disputent la présidence depuis le scrutin du 28 novembre. M. Ouattara est soutenu par la communauté internationale, dont l’Union européenne.

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir lundi pour évoquer la situation dans le pays et le renouvellement du mandat des 10 000 Casques bleus de l’Onuci. Laurent Gbagbo avait demandé le retrait de la force onusienne menant une opération qui expire le 31 décembre. Cette exigence a été rejetée par l’ONU.

AFP