dimanche 17 mai 2026

Trump à Pékin : les gains sont pour la Chine, Taïwan dans le viseur

 

La visite d’État éclair de deux jours de Donald Trump en Chine a permis à son hôte Xi Jinping d’engranger deux avantages clés pour l’avenir : imposer un processus de dialogue d’égal à égal entre la Chine et les États-Unis et enclencher un processus vraisemblablement irrémédiable contraignant l’Amérique à réduire son soutien et son aide militaire à Taïwan.

Xi Jinping a profité de la venue de Donald Trump pour lui adresser un avertissement cinglant qu’il avait de toute évidence soigneusement préparé. Il est sans équivoque : « La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays [la Chine et les États-Unis] pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit, » a-t-il déclaré jeudi 14 mai au lendemain de l’arrivée de son hôte américain.

L’effet de surprise recherché a été total. Interrogé ensuite à deux reprises par les journalistes sur l’engagement des États-Unis envers Taïwan, le président américain, d’ordinaire toujours prêt à des déclarations tonitruantes, est resté mutique, visiblement gêné et décontenancé. Sans un mot, Donald Trump a tourné son regard vers son hôte qui, arborant ce sourire indéfinissable qu’on lui connaît, est resté impassible, savourant sans doute cet instant rare de jubilation intérieure.

Jamais Xi Jinping n’avait parlé à Donald Trump de façon aussi franche, publique et directe sur ce sujet explosif. Lors de leur dernière rencontre en octobre en Corée du Sud, officiellement, le dossier n’avait même pas été abordé. L’usage était en effet que le sujet soit traité de façon feutrée dans un cadre diplomatique ainsi que par des déclarations rituelles et convenues par les deux gouvernements.

Un avertissement sur Taïwan qui consacre un tournant majeur de Pékin

De fait, le langage tout comme le calendrier choisis pour cette déclaration marquent un tournant dans l’escalade progressive de la Chine dans son ambition de s’emparer coûte que coûte de cette île démocratique de 23,5 millions d’habitants dont la population n’a, dans sa très grande majorité, aucune envie d’une « réunification » avec le continent chinois dominé par un régime totalitaire.

Le constat semble bien être le suivant : Xi Jinping, qui rassemble quasiment tous les pouvoirs au sein du gouvernement, du Parti communiste chinois et de l’armée, a jugé le moment venu pour commencer à faire plier l’Amérique sur ce dossier le plus sensible entre les deux super-puissances mondiales. Ce moment a pour fondement deux éléments principaux.

Le premier est que la Chine a accumulé une puissance économique, industrielle et militaire telle qu’elle se juge désormais suffisamment forte pour traiter les États-Unis en égal et, dès lors, de ne plus accepter des diktats de Washington. Ceci d’autant que les tarifs douaniers du « Liberation Day » de Donald Trump n’ont pas fonctionné et que Pékin possède de nombreuses cartes contre l’Amérique dont surtout celle de la menace d’interrompre les livraisons de terres rares dont elle possède un quasi-monopole, indispensables à d’innombrables secteurs de la vie économique ainsi que de l’industrie militaire.

Le deuxième est que Donald Trump est en position de faiblesse croissante en raison d’une guerre contre l’Iran qu’il est en voie de perdre après l’avoir déclenchée avec Israël le 28 février sans consulter les alliés des États-Unis, ceci dans un contexte de dégringolade accélérée de son image sur la scène internationale tout comme dans l’électorat américain à l’approche des élections de mi-mandat cruciales en novembre.

Une Amérique en déclin prononcé, une Chine en ascension rapide

Cet état des lieux s’inscrit dans une vision enracinée depuis des années dans la stratégie de la Chine et celle de son dirigeant suprême dans la rivalité sino-américaine : Xi Jinping en est convaincu, les États-Unis sont entrés dans un cycle de déclin irréversible tandis que la Chine est, restée quant à elle, et pour longtemps, dans une phase de développement rapide.

La déclaration de Xi Jinping marque donc un point de bascule dans les relations entre les deux géants de la planète. Car ce que dit le dictateur chinois ayant valeur de paroles d’évangile, ce narratif est désormais installé pour de bon au plus haut niveau. Il sera dûment rappelé à chaque rendez-vous important entre la Chine et les États-Unis et Pékin ne manquera pas de demander des résultats probants dans cette exigence désormais clairement explicitée comme une feuille de route dont Washington est tenu de ne pas s’écarter.

Le prochain rendez-vous entre les deux chefs d’États sera la visite d’État de Xi Jinping à Washington prévue en septembre prochain. Le président chinois, officiellement invité par le 47e président américain, consentira ou non au voyage à la lumière de ce que fera ou non l’administration américaine dans ce registre, dont tout particulièrement les livraisons d’armes à Taïwan, l’un des points clé au cœur dans ce dossier.

Après avoir annoncé un accord portant sur la livraison pour 11 milliards de dollars d’armes américaines fin 2025, l’administration américaine étudie un nouveau programme de ventes d’armes portant sur quelque 14 milliards de dollars, montant record depuis que les États-Unis se sont engagés en 1979 dans le Taiwan Relations Act à livrer à Taïwan du matériel militaire en quantité suffisante pour se défendre.

Cette loi avait été adoptée par le Congrès américain dans le sillage de l’établissement la même année des relations diplomatiques entre Washington et Pékin et la rupture concomitante des liens diplomatiques des États-Unis avec Taïwan. Depuis, l’Amérique est restée quasiment le seul pays à apporter une aide militaire à Taïwan.

Donald Trump ostensiblement discret sur les ventes d’armes à Taïwan

Dans son avion Air Force One, sur le chemin du retour, Donald Trump a laissé entendre devant les journalistes que sur ce sujet, une annonce serait faite prochainement. Si Washington devait annoncer une annulation de ce nouveau programme de livraisons d’armes à Taïwan, le signal clair d’une inflexion du soutien américain serait ostensiblement donné.

Il a expliqué aux journalistes que Xi Jinping lui avait dit être « opposé à l’indépendance de Taïwan. »

« Je l’ai écouté. Je n’ai fait aucun commentaire […] Je ne me suis engagé ni dans un sens ni dans l’autre, » a-t-il précisé, ajoutant qu’il se prononcerait prochainement sur cette vente d’armes après s’être entretenu avec « la personne qui, à l’heure actuelle, dirige Taïwan, » soit implicitement le président taïwanais Lai Ching-te.

Pékin demande également à Washington de modifier son narratif officiel à l’égard de Taïwan dans le cadre de sa politique d’ambiguïté stratégique. De la formulation « les États-Unis ne soutiennent pas l’indépendance de Taïwan, » elle souhaite que Washington déclare « s’opposer à l’indépendance de Taïwan. »

Une différence sémantique tout sauf anodine puisque le but de Pékin est d’utiliser l’érosion du soutien américain pour accentuer les divisions au sein de la population taïwanaise sur ce sujet central d’une « réunification » et d’affaiblir ainsi le camp du Parti démocratique progressiste (PDP) au pouvoir avec comme objectif ultime le retour au pouvoir dans l’ile d’une force politique ouverte à cette idée, en l’occurrence le parti nationaliste Kuomintang.

Or, juste avant de quitter Pékin, Donald Trump a adressé une mise en garde inhabituelle à Taïwan contre toute déclaration d’indépendance, dans une déclaration à la chaîne Fox News diffusée quelques heures plus tard.

« Je n’ai pas envie que quelqu’un déclare l’indépendance et, vous savez, nous sommes ensuite censés faire 15 000 kilomètres pour faire la guerre, » a-t-il dit. « Nous n’avons pas envie que quelqu’un se dise, proclamons l’indépendance parce que les États-Unis nous soutiennent […] Je veux que [Taïwan] fasse baisser la température. Je veux que la Chine fasse baisser la température, » a-t-il ajouté.

De tels propos résonnent étrangement dans la bouche d’un président américain, d’autant que ni le gouvernement taïwanais, ni les responsables du PDP au pouvoir n’ont exprimé des velléités quelconques d’une déclaration d’indépendance formelle, sachant qu’elle constitue une ligne rouge pour Pékin qui serait alors poussé à ouvrir les hostilités contre Taipei.

Le gouvernement de Taïwan a réagi samedi 16 en déclarant que « Taïwan est une nation démocratique, souveraine et indépendante, qui n’est pas subordonnée à la République populaire de Chine, » rappelant là ce que disent depuis plusieurs années les présidents successifs de l’île.

« En ce qui concerne les ventes d’armes entre Taïwan et les États-Unis, il ne s’agit pas seulement d’un engagement des Etats-Unis envers la sécurité de Taïwan, clairement prévu par la loi sur les relations avec Taïwan, mais aussi d’une forme de dissuasion commune face aux menaces régionales, » a ajouté le ministère des affaires étrangères taïwanais dans un communiqué, estimant que la politique de Washington demeurait « inchangée. »

Xi Jinping propose à l’Amérique un partenariat plutôt que la rivalité

Malgré leurs nombreux différends, la Chine et les États-Unis doivent être « des partenaires, pas des rivaux, » a par ailleurs affirmé le président chinois. « La coopération profite aux deux parties, tandis que la confrontation nuit aux deux […] Nous devons nous entraider pour réussir et prospérer ensemble, traçant ainsi une nouvelle voie, celle de la bonne entente entre grandes puissances en cette nouvelle ère, » a déclaré le président Xi à Donald Trump, ajoutant que le monde était « à la croisée des chemins. »

Grandiloquent, comme à son habitude, Donald Trump lui a répondu : « C’est un honneur d’être à vos côtés. C’est un honneur d’être votre ami, et les relations entre la Chine et les États-Unis vont être meilleures que jamais. » « Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux, » a-t-il ajouté avant trois heures d’entretiens entre les deux délégations.

Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, Xi Jinping a déclaré qu’il était « d’accord » avec Trump pour établir une « relation sino-américaine constructive de stabilité stratégique » qui présiderait aux relations pendant le reste du mandat de Trump et au-delà.

Pour Rush Doshi, ancien directeur chargé de la Chine au Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche sous l’administration de Joe Biden, les propos de Xi Jinping sur Taïwan et les États-Unis représentent une « nouvelle formulation majeure. »

« Pékin propose cela en position de force. Elle a remporté la guerre commerciale de l’année dernière, a orchestré une détente qui a favorisé la Chine et souhaite désormais ancrer tout cela au-delà de Trump, » estime Rush Doshi qui est aujourd’hui directeur de la China Strategy Initiative au Council on Foreign Relations, cité le 14 mai par le Financial Times.

« Xi souhaite fixer des limites claires aux Américains sur ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas faire avec la Chine, » estime dans les colonnes du même journal George Chen, associé du cabinet de conseil Asia Group, ajoutant que cela s’appliquait tout particulièrement à Taïwan.

Pourquoi cette obsession de s’emparer de Taïwan ?

S’emparer de Taïwan est une quasi-obsession pour Xi Jinping. Au-delà de l’aspect purement politique de cette « réunification, » bien que souvent passé sous silence, il en existe un autre de nature militaire et géostratégique dont les conséquences sont potentiellement gigantesques pour la Chine et ses voisins : le contrôle des mers en Asie de l’Est.

Or Taïwan étant situé exactement au milieu de la première chaîne des îles de l’Océan Pacifique, sa conquête permettrait à la Chine de se rendre maître des étendues maritimes qui l’entourent, en l’occurrence la mer du Japon ainsi que la mer de Chine orientale, soit environ 750 000 km² entre la côte septentrionale de Taïwan au sud-ouest, la Chine à l’ouest, l’archipel Nansei au sud-est, l’île de Kyushu au nord-est et l’île sud-coréenne de Jeju au nord.

Du même coup, le Japon, la Corée du Sud et les Philippines se trouveraient plus isolés que jamais face à la Chine qui est de plus déjà engagée depuis des années dans la militarisation à outrance de la mer de Chine méridionale. Soit 3,8 millions de km² dont elle revendique une souveraineté contestée par les autres pays riverains comme le Vietnam, les Philippines, l’Indonésie, Singapour, la Malaisie et Brunei.

En filigrane de cette éventuelle conquête de Taïwan, l’enjeu géostratégique est donc immense pour les États-Unis puisque si l’opération devait réussir, la Chine se trouverait en position de force pour chasser l’Amérique de toute la région où, en ayant abandonné Taïwan, elle aurait en même temps perdu tout crédit auprès de ses alliés, un objectif jamais reconnu mais bien réel de Xi Jinping. Avec l’influence disparue des États-Unis en Asie, la Chine aurait alors toute latitude pour y imposer sa primauté.

Déjà, dans la presse asiatique, apparaissent des critiques de plus en plus ouvertes à l’égard des États-Unis, certains commentaires soulignant qu’à l’imprévisibilité déjà bien connue de Donald Trump s’ajoute aujourd’hui une confiance en chute libre à l’égard de ce pays qui était jusque-là un allié.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio qui accompagnait Donald Trump a tenté de minimiser la portée de l’avertissement de Xi Jinping et le mutisme de son président qui a suivi en déclarant : « La politique américaine sur la question de Taïwan reste inchangée à ce jour, » ajoutant que les Chinois « soulèvent toujours cette question […] nous clarifions toujours notre position et nous passons à autre chose. »

La ministre des Affaires étrangères de Taïwan, Lin Chia-lung, a remercié vendredi les États-Unis d’avoir exprimé à plusieurs reprises leur soutien. Cette déclaration convenue ne saurait cependant masquer un certain désarroi à Taïwan où les dirigeants sont contraints à une certaine réserve au risque de susciter l’ire du président américain.

Une visite sans substance commerciale, les marchés sont déçus

Donald Trump, dont c’était la deuxième visite officielle en Chine après celle effectuée en 2017 au cours de son premier mandat, a quitté la Chine vendredi 15 mai en vantant des accords commerciaux qui n’ont cependant guère enthousiasmé les marchés.

Les responsables américains ont déclaré avoir conclu des accords pour la vente de produits agricoles et avoir progressé dans la mise en place de mécanismes de gestion des échanges futurs, les deux parties devant identifier pour 30 milliards de dollars de biens non sensibles.

Donald Trump a déclaré à Fox News que la Chine avait accepté de commander 200 avions Boeing, son premier achat d’avions commerciaux de fabrication américaine depuis près d’une décennie, mais ce chiffre était bien en deçà des quelque 500 appareils attendus par les marchés, si bien que l’action de Boeing devait chuter de plus de 4 % après son départ de Pékin.

Le sommet entre les deux présidents avait été marqué par un faste somptueux clairement voulu par Pékin, entre les grandes réceptions avec des soldats marchant au pas de l’oie, un banquet festif et les visites privées d’un jardin impérial non-ouvert au public, tandis que Trump n’a cessé de couvrir son hôte d’éloges, soulignant sa chaleur et son envergure.

« Ce fut une visite incroyable. Je pense qu’elle a apporté beaucoup de bienfaits, » a ainsi déclaré Trump à Xi Jinping au terme de sa visite lors de leur dernière rencontre à l’intérieur du complexe de Zhongnanhai placé sous haute sécurité au cœur de Pékin et considéré comme le lieu du pouvoir suprême chinois. Donald Trump a ensuite été l’invité d’honneur d’un dîner avec au menu des boulettes de homard et de pétoncles Kung Pao.

Venu aussi demander l’aide de Xi Jinping pour obtenir de l’Iran la réouverture du détroit d’Ormuz et se mettant ainsi lui-même en position de faiblesse, Donald Trump n’a semble-t-il pas reçu d’engagement concret de son hôte.

L’ombre de la guerre en Iran présente à Pékin sans réelles perspectives

Un bref résumé américain des discussions de jeudi a mis en avant ce que la Maison Blanche a qualifié de « volonté commune » des dirigeants de rouvrir le détroit d’Ormuz, par lequel transitait jusqu’au 28 février un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, ainsi que l’intérêt apparent de Xi Jinping pour les achats de pétrole américain afin de réduire sa dépendance vis-à-vis du Moyen-Orient. La Chine importe autour de 40% de son pétrole du Moyen-Orient.

« Ce qui est remarquable, c’est qu’il n’y a aucun engagement de la part de la Chine à prendre des mesures spécifiques concernant l’Iran, » a déclaré Patricia Kim, chercheuse en politique étrangère à la Brookings Institution.

Le principal sinon l’unique résultat tangible du sommet pourrait être le maintien d’une trêve commerciale fragile conclue lors de la dernière rencontre des dirigeants en octobre dernier à Busan en Corée du Sud, lorsque Trump avait suspendu les droits de douane à trois chiffres sur les produits chinois tandis que Xi Jinping renonçait à étrangler l’approvisionnement américain en terres rares essentielles.

La question de savoir si la trêve sera prolongée au-delà de son expiration prévue plus tard cette année n’a pas encore été tranchée, a déclaré vendredi à Bloomberg TV le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, qui accompagnait Donald Trump.

Donald Trump a semble-t-il essuyé un refus poli lorsqu’il a demandé la libération de l’ex-magnat de la presse prodémocratie de Hong Kong Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison pour « sédition. » Les affaires de Hong Kong relèvent de la compétence interne de la Chine, avait peu auparavant déclaré le ministère des Affaires étrangères sur ce sujet.

Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, a déclaré jeudi à la chaîne de télévision CNBC que les deux parties discutaient de la mise en place d’un « Conseil du commerce » et d’un « Conseil de l’investissement, » avec pour objectif de désigner environ 30 milliards de dollars de produits chinois non sensibles ou de faible valeur que les États-Unis ne souhaitent pas produire et pour lesquels Washington pourrait prévoir des droits de douane réduits.

La Chine, quant à elle, pourrait acheter davantage de carburant aux États-Unis afin de diversifier ses sources d’énergie, a-t-il ajouté. Le conseil de l’investissement, quant à lui, chercherait à identifier les domaines non sensibles que les deux parties pourraient explorer sur leurs marchés respectifs.

Donald Trump était venu en Chine à la tête d’une délégation d’hommes d’affaire de tout premier plan, dont Tim Cook d’Apple, Jensen Huang du géant Nvidia, Elon Musk de Tesla et Jane Fraser de Citigroup, tous venus, a-t-il dit à Xi Jinping, « vous rendre hommage, à vous et à la Chine. »

Les semaines et les mois qui viennent donneront la mesure des résultats concrets de cette visite car autant Donald Trump est à la recherche de « deals » transactionnels immédiats, autant le Chine de Xi Jinping vise le temps long.

Ce dernier estime à juste titre que le temps travaille en sa faveur depuis le début du deuxième mandat du président américain en janvier de l’année dernière marqué par une image des États-Unis en chute libre au profit de la Chine qui tire parti de l’aventurisme américain pour se présenter comme un artisan de la stabilité et la paix dans le monde.

Pierre-Antoine Donnet

asialyst.com