vendredi 10 avril 2026

Géopolitique des ressources : l’Europe face aux stratégies prédatrices

 

La compétition des grandes puissances autour des matières premières a resurgi de manière brutale dans l’actualité ces derniers mois, notamment avec le retour de Donald Trump à la tête des États-Unis et la guerre commerciale qu’il a engagée avec le reste du monde. Les ambitions affichées par le président américain à l’égard du Groenland ou du Canada, et la négociation d’un accord sur les terres rares avec l’Ukraine, ont révélé au grand jour l’enjeu que représentent désormais les matériaux « stratégiques » pour l’économie et la sécurité.

Face à une compétition mondiale de plus en plus vive, l’Europe affirme sa volonté de renforcer son autonomie stratégique tout en poursuivant sa transition écologique. Pour y parvenir, elle devra relever le défi de ses nombreuses dépendances : militaire, énergétique et minérale…

Pour appréhender les multiples dimensions de cette « géopolitique des ressources », Diplomatie donne la parole à trois experts réunis en mai lors d’une table ronde organisée dans le cadre du 3e Forum des énergies de transition (FEET), à Montpellier Management. Ils livrent ici leur analyse de ces enjeux, décrivent les stratégies hégémoniques déployées par la Chine et les États-Unis, et explorent les voies possibles pour l’Europe face aux ambitions prédatrices de ses « compétiteurs ». 

Quels sont les matériaux essentiels à la double transition énergétique et numérique, et pourquoi sont-ils stratégiques ?

S. Riché : L’économie numérique est souvent perçue comme immatérielle, mais elle repose sur une infrastructure physique très dense. Le réseau mondial de télécommunications comprend plus de quatre milliards de kilomètres de fibre optique, enrichi au germanium, sur 10 millions de stations cellulaires et 10 000 satellites, intégrant du cuivre, du gallium et d’autres matériaux critiques.

L’intelligence artificielle mobilise près de 11 000 data centers, soit des centaines de milliers de serveurs intégrant de nombreux composants à base de terres rares. À ces infrastructures s’ajoutent les 11 milliards de téléphones mobiles et les 30 milliards d’objets connectés : montres, webcams, véhicules autonomes…

La production des semi-conducteurs illustre également l’intensité croissante en matériaux du numérique : dans les années 1980, une puce utilisait une dizaine d’éléments du tableau périodique, contre 60 aujourd’hui. Pourtant, le recyclage reste limité aux métaux précieux, délaissant les autres matériaux stratégiques.

Contrairement aux semi-conducteurs, de plus en plus nombreux mais miniaturisés, la transition énergétique implique une consommation massive de matières premières. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les besoins en métaux pour les énergies bas carbone croitront de 2 à 6 fois entre 2020 et 2040. La demande de cuivre pourrait doubler, tandis que celle de lithium pourrait être multipliée par 13 à 42. Les matières premières deviennent ainsi un facteur clé pour le cout et la faisabilité de la transition, d’autant plus que leur volatilité freine les investissements.

Cependant, il est important de relever que, malgré les impacts environnementaux de l’extraction minière, le bilan reste favorable : une éolienne terrestre nécessite 20 fois moins d’extraction qu’une centrale à charbon. Ce bénéfice ne sera toutefois réel qu’à condition que les énergies renouvelables se substituent aux énergies fossiles, et non qu’elles s’y ajoutent.

A. de Morgny : Au-delà des définitions normatives européennes, il faut adopter des catégories plus fines et distinguer les ressources « abondantes » — comme le fer —, facilement accessibles, dont l’offre couvre au moins la demande. D’autres matières peuvent être qualifiées de « sensibles ». Elles peuvent subir des tensions de marché sans problème géologique ou de transport. Un acteur exprime soudain un besoin massif, créant un déséquilibre offre/demande. L’acier d’armature en témoigne : entre mai et octobre 2021, son prix a doublé en quinze jours du fait du programme immobilier chinois, transformant le fer en matière sensible.

Les matériaux « critiques » connaissent des difficultés de production pour des raisons matérielles et physiques : mines compliquées, transport difficile. Cette criticité peut aussi résulter de politiques publiques dans un monde qui se fragmente, créant des zones d’influence et de commerce dirigé. Des décisions stratégiques telles que des sanctions économiques peuvent rendre critique un matériau abondant.

Enfin, les matériaux « stratégiques » relèvent d’un choix politique déterminant leur importance pour l’économie nationale, indépendamment de leur nature. Ils sont jugés indispensables aux missions régaliennes et à la défense nationale. L’acier constitue ainsi un matériau stratégique par son rôle fondamental dans l’économie : transports, rails, immeubles, générateurs électriques.

E. Hache : La pression internationale sur les ressources s’articule désormais autour de la question des chaines de valeur, qu’il convient d’appréhender dans leur globalité : depuis l’extraction des ressources jusqu’à leur transformation finale. Cette approche s’avère fondamentale dans la pensée stratégique européenne sur les matériaux critiques, qui ne se concentre pas uniquement sur l’extraction territoriale, mais également sur la maitrise de l’ensemble de la chaine de valeur.

L’Union européenne (UE) constitue, avec le Japon, la zone géographique la plus dépendante concernant les matériaux critiques ou stratégiques. Les taux de dépendance globaux atteignent environ 98 % pour les questions liées à la transition énergétique, et 95 % pour le secteur du numérique. À peine 2 % des fonds mondiaux dans le domaine minier sont investis en Europe, ce qui place l’UE dans un contexte géopolitique qu’elle ne maitrise pas, et lui ôte les moyens nécessaires à l’autonomie stratégique recherchée.

Pour illustrer cette situation, j’utilise souvent la métaphore des jeux de société : auparavant, les échanges commerciaux s’apparentaient à Richesses du monde, avec des secteurs traditionnels comme les mines, les céréales, le cacao, le pétrole et le gaz. Aujourd’hui, ces enjeux s’apparentent davantage au jeu Risk : les puissances cherchent potentiellement à contrôler sur les territoires extérieurs les matières premières dont elles ont besoin.

Dans ce « jeu de Risk » des matières premières, quelles positions occupent aujourd’hui la Chine et les États-Unis, et comment se distinguent leurs stratégies ?

A. de Morgny : Une analyse comparée des stratégies de ces deux pays montre une nette avance de la Chine sur plusieurs axes, tandis que les États-Unis tentent de combler leur retard.

Sur le plan énergétique, la Chine est le premier producteur d’énergies renouvelables, diversifie ses sources, sécurise ses approvisionnements par les nouvelles routes de la soie et constitue des stocks stratégiques. Les États-Unis, redevenus exportateurs grâce à la relance des hydrocarbures domestiques, profitent aussi du réalignement énergétique européen depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Dans le domaine des ressources critiques, la Chine contrôle l’ensemble de la chaine de valeur, de l’extraction au raffinage. L’UE dépend parfois totalement de ses importations. En parallèle, Pékin assouplit ses normes environnementales pour accélérer l’extraction.

La Chine investit fortement dans les renouvelables, le nucléaire et les batteries. Aux États-Unis, l’alternance politique fragilise la cohérence : Joe Biden soutenait les énergies vertes, Donald Trump les freine désormais, avec des politiques divergentes selon les États.

Quelques métaux rares dans le monde


En matière de diplomatie des ressources, la Chine déploie un soft power structuré, expliquant ouvertement sa stratégie d’influence économique. Les nouvelles routes de la soie forment un maillage d’axes logistiques renforcé par des dispositifs bancaires et financiers. Depuis l’arrivée de Trump, les États-Unis s’appuient sur une diplomatie plus conflictuelle, fondée sur les sanctions et des accords bilatéraux.

Enfin, la Chine suit une logique de « techno-nationalisme », visant l’autonomie via la substitution des importations technologiques américaines. De leur côté, les États-Unis promeuvent un techno-mondialisme de façade, où les GAFAM jouent un rôle majeur, renforcé par l’extraterritorialité du droit américain.

La cohérence stratégique américaine reste fragile, car dépendante de l’instabilité politique interne. Mais les tensions commerciales actuelles, très visibles, ne doivent pas masquer les dimensions profondes de la guerre économique menée continument par les États-Unis, notamment par le biais de leur domination technologique.

Face à ces deux grands rivaux, l’Europe n’a-t-elle pas pris conscience trop tardivement de l’importance stratégique des matières premières essentielles à la double transition ?

E. Hache : Contrairement aux idées reçues, l’UE s’intéresse à ces questions depuis longtemps. Dès 1975, la Communauté économique européenne avait mis en place un annuaire minéral européen destiné à traiter la question de l’approvisionnement en matières premières. Cependant, entre 1975 et 2008, avec le lancement de l’initiative des matériaux critiques, aucun progrès significatif n’a été réalisé.

Le déclencheur de la prise de conscience internationale sur les matériaux critiques fut la crise des terres rares de 2009-2010, lorsque la Chine menaça le Japon et les États-Unis d’un embargo sur ces ressources. C’est à partir des années 2000 que cette problématique a été véritablement prise en compte, notamment par l’établissement, en 2011, de la première liste de matériaux critiques au niveau européen, qui comptait à l’époque 14 éléments.

« Un contexte de guerre économique permanente »

Selon Arnaud de Morgny, « nous évoluons désormais dans un contexte de guerre économique permanente que nous définissons comme une confrontation entre différents acteurs (États, entreprises) pour capter, contrôler ou accaparer des richesses, dans une logique de prédation visant à accroitre sa puissance par l’économie ».

Un changement de paradigme fondamental s’opère : la distinction traditionnelle entre temps de paix et temps de guerre devient obsolète. Autrefois, le temps de paix désignait l’absence de conflits militaires ; le temps de guerre, les conflits de haute intensité. Désormais, nous vivons dans un continuum de guerre économique, avec des pics de violence militaire, plutôt que dans une alternance nette entre paix et guerre.

La guerre militaire constitue l’exception ; la guerre économique, la règle. Une fois la guerre militaire terminée, la guerre économique du « temps de paix » reprend. Cette situation générale de conflit structure les relations internationales contemporaines. P. C. de B.

Cette liste, mise à jour tous les trois ans, a évolué : elle est passée de 14 à 17, puis 27, et enfin à 34 éléments. Entre 2011 et 2023, plusieurs initiatives ont vu le jour : des listes de matériaux critiques, une initiative spécifique sur les matières premières à partir de 2017, et l’Alliance européenne pour les batteries.

Le règlement européen de 2023 constitue une rupture paradigmatique. L’UE reconnait enfin que la transition écologique et numérique exigera des besoins considérables. Pour la première fois, elle se fixe un horizon temporel (2030) et des objectifs précis : extraire au moins 10 % de la consommation annuelle dans l’UE, raffiner au moins 40 % des besoins sur le sol européen, recycler 25 % des besoins et ne pas dépendre à plus de 65 % d’un pays tiers pour un matériau donné

En 2025, 47 projets stratégiques ont été lancés au sein de l’UE, couvrant l’ensemble de la chaine de valeur : extraction (lithium au Portugal et en France, terres rares en Suède), raffinage (en Finlande et potentiellement en France), fabrication d’aimants permanents en terres rares, et recyclage (en France, en Belgique et en Allemagne).

Le domaine des matériaux pour les batteries des véhicules électriques n’illustre-t-il pas, pourtant, un paradoxe entre les ambitions et les faiblesses européennes ?

S. Riché : L’Europe a effectivement une forte ambition concernant les gigafactories, qui permettraient de relocaliser une partie de la chaine de valeur des véhicules électriques — comme c’est déjà le cas en France, dans la région de Dunkerque. Cependant, ces usines nécessitent en amont des matériaux d’anode et de cathode, eux-mêmes dépendants de précurseurs spécifiques.

Pour produire ces composants, il faut disposer de graphite synthétique, de cobalt, de nickel et de lithium raffinés, ainsi que des mines correspondantes pour leur exploitation. L’analyse des besoins français pour 2030 et 2035 révèle que, si l’ambition concernant les gigafactories correspond aux besoins de mobilité, d’énormes déficits subsistent dans les étapes amont, notamment pour la création d’anodes et de graphite synthétique. Cette situation génère une dépendance potentielle envers la Chine, qui fournit aujourd’hui plus de 95 % du graphite synthétique mondial.

Concernant le recyclage des batteries, deux étapes se distinguent : le prétraitement (mise en sécurité des batteries contenant de l’énergie) et le traitement de la black mass pour récupérer les métaux et créer de nouvelles batteries. Chaque étape présente des défis techniques spécifiques.

Pour le raffinage des métaux, les enjeux portent sur l’optimisation de la consommation d’énergie et d’eau, ainsi que sur la réduction des effluents. Ces préoccupations s’avèrent particulièrement importantes pour la réouverture d’unités de raffinage en France. Concernant les mines de lithium, l’innovation permet de dépasser les procédés traditionnels d’évaporation (comme les salars chiliens) grâce à des techniques d’extraction directe du lithium, réduisant significativement les délais — de deux ans à quelques mois — et la consommation d’eau.

Pour le recyclage, l’objectif consiste à augmenter le taux de récupération des métaux (nickel, cobalt, manganèse, lithium, graphite) afin de maximiser la circularité de la matière. À l’horizon 2035, avec des capacités de recyclage suffisantes, il serait possible d’alimenter environ 30 % des besoins de la filière des batteries pour véhicules électriques.

L’Europe, très en retard dans ce domaine, n’a-t-elle pas sous-estimé l’offensive chinoise sur cette industrie ?

A. de Morgny : Comme le montrent certains articles de presse, le risque de submersion du marché européen par les véhicules chinois était identifié dès 2008. La Chine a déployé une stratégie d’influence auprès des acteurs européens, tant au niveau des pays qu’au niveau privé. Consciente du fonctionnement institutionnel européen, elle a choisi de négocier avec chaque acteur individuellement plutôt que de s’adresser collectivement aux institutions. Cette approche, illustrée par l’initiative « 16+1 », a permis de proposer des accords particuliers à chaque partenaire.

La stratégie chinoise s’est également appuyée sur des acteurs privés pour imposer ses véhicules électriques comme nouvelle référence mondiale. Des accords ont été conclus avec les principaux loueurs pour que les véhicules électriques proposés soient chinois. Cette approche s’inscrit dans le cadre du capitalisme d’État chinois, contrôlé par le Parti communiste, où diplomates et ambassadeurs défendent directement les intérêts des productions nationales.

La dépendance européenne aux métaux stratégiques


En mars 2024, Jean-Dominique Senard, président du comité de direction de Renault, témoignait devant la Commission des affaires économiques du Sénat que l’UE n’avait pas réalisé d’analyse d’impact de sa réglementation sur les véhicules électriques. Si l’analyse d’impact environnemental avait été effectuée, celle concernant la production industrielle, l’équilibre du marché et la dépendance énergétique ne l’avait pas été.

La France a également commis des erreurs stratégiques concernant la recherche. L’exemple des batteries fer-polymère, développées par Michel Armand, chercheur en chimie inorganique, illustre ces dysfonctionnements. Cette technologie de rupture s’est vu refuser un soutien par le ministère de la Recherche, au motif qu’aucun usage n’était identifié. Cela a eu deux conséquences : pour utiliser cette invention française, non développée en France, Autolib’ a dû recourir à une licence canadienne ; par ailleurs, en avril dernier, l’entreprise chinoise CATL, aujourd’hui leader mondial, a annoncé des batteries offrant une autonomie de 1 500 kilomètres, intégrant notamment cette technologie.

Cette erreur résulte d’une approche focalisée sur des technologies spécifiques, au lieu de développer en parallèle des technologies concurrentes permettant l’émergence d’usages diversifiés. La logique comptable à court terme interdit toute projection stratégique.

E. Hache : La question des moyens demeure problématique. Les sommes engagées au niveau européen représentent environ cinq fois moins que les investissements américains. Si l’on inclut l’initiative chinoise des nouvelles routes de la soie, financée à hauteur de plusieurs trillions de dollars, l’écart devient considérable, et les défis énergétiques renforcent ces difficultés. L’activité minière consomme massivement eau et énergie. Or, le cout énergétique en Europe excède de 30 à 40 % celui de la Chine et des États-Unis.

Un second problème concerne les compétences. Bien que l’Europe dispose d’écoles des mines formant des ingénieurs qualifiés, la plupart de leurs diplômés ne s’orientent pas vers le secteur minier, notamment en raison de son image peu attractive et des conditions de travail. L’Europe a ainsi perdu une large part de sa culture minière et industrielle. Au-delà des stratégies techniques, une « guerre de la pensée » doit être menée pour replacer l’économie minière au cœur des préoccupations.

Depuis plusieurs années, vous développez, avec d’autres économistes et prospectivistes, le concept de « géopolitique de la sobriété » comme une troisième voie pour développer l’autonomie stratégique de notre continent. Comment le définir ?

E. Hache : Cette approche répond à une compétition géopolitique asymétrique, puisque les États-Unis et la Chine ne respectent pas les mêmes règles et ne disposent pas des mêmes dotations factorielles que les pays européens, que ce soit en matière d’énergie carbonée ou de ressources métalliques.

Les sous-sols chinois et américains présentent une diversité et des volumes de métaux largement supérieurs à ceux de l’Europe. Dans ce contexte, l’Europe doit définir un projet de souveraineté adapté à un monde aux ressources finies. Le rapport Draghi, résumé par la formule « décarboner, innover, sécuriser », aurait dû intégrer un quatrième élément : la sobriété.

Cette notion s’articule avec la décarbonation, l’innovation et la sécurisation. « Faire une puissance sobre » constitue potentiellement le seul horizon stratégique sur lequel l’UE dispose de leviers de puissance. Plutôt que de dominer par l’abondance ou la force, cette approche privilégie la maitrise, l’efficacité et la responsabilité.

Cette stratégie ne signifie pas l’absence d’industrie, mais favorise la circularité, le recyclage et l’intégration des limites comme leviers de puissance. Elle répond à la double contrainte européenne : une dépendance énergétique et minérale parmi les plus importantes au monde, et une urgence climatique.

L’objectif est de transformer la sobriété subie — notamment en 2022, suite à l’invasion de l’Ukraine — en sobriété planifiée et favorable. Cette approche diffère de la décroissance, car elle nécessite des investissements massifs dans des infrastructures résilientes et s’inscrit dans des projets à long terme, relevant véritablement de projets de société.

Cette stratégie européenne présenterait plusieurs avantages : elle permet de répondre à la compétition asymétrique, de traiter les enjeux sociaux et politiques liés à la fatigue politique et à la montée du populisme en Europe. Elle propose un projet alternatif au paradigme de l’abondance, évitant la course à l’annexion de territoires ou la quête de matières premières dans de nouveaux eldorados.

Un positionnement européen intelligent consisterait à examiner nos consommations en termes de « besoins » plutôt que de « demande », en analysant les usages réels. Tant que la réflexion restera centrée sur la demande plutôt que sur le besoin, les questions d’autonomie stratégique ne pourront être véritablement résolues.

Patrick Cappe de Baillon

Stéphanie Riché

Arnaud de Morgny

Emmanuel Hache

areion24.news