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lundi 20 décembre 2010

Exercice militaire sous haute tension

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Séoul a organisé ce lundi des manœuvres militaires à tirs réels sur une île récemment bombardée par Pyongyang. (AFP)


La Corée du Sud a effectué lundi de brèves manœuvres militaires à tirs réels sur une île récemment bombardée par Pyongyang, malgré les menaces de la Corée du Nord, s’attirant des critiques voilées de Pékin et plus franches de Moscou

Les exercices militaires sur l’île de Yeonpyeong, démarrés vers 05h30 GMT, se sont achevés moins de deux heures plus tard, a indiqué le ministère sud-coréen de la Défense. Le brouillard avait retardé leur coup d’envoi, prévu à l’origine pour la fin de matinée (entre 02h00 GMT et 03h00 GMT).

Aucune réaction de Pyongyang n’était signalée jusqu’à présent. La Corée du Nord avait promis un «désastre» si la Corée du Sud ne renonçait pas à ses manœuvres militaires sur Yeonpyeong.

La Chine, seule alliée de poids du régime communiste de Pyongyang, a lancé lundi un appel au calme et critiqué implicitement l’action de Séoul, déclarant que «nul n’a le droit de susciter ou de prêcher pour un conflit».

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Cui Tiankai, s’est cependant gardé de condamner directement Séoul ou de tancer Pyongyang sur une éventuelle réaction belliqueuse aux exercices sud-coréens.

«Nul n’a le droit de susciter ou de prêcher pour un conflit ou une guerre, et nul n’a le droit de provoquer des effusions de sang entre les peuples du nord et du sud de la péninsule», a dit M. Cui en réponse à une question sur la réaction de la Chine après les manœuvres de l’armée de Séoul.

Selon l’agence Interfax, la diplomatie russe juge que ces manœuvres représentent une menace pour la stabilité de la péninsule coréenne.

«La péninsule était au bord d’un conflit armé (lorsque les forces nord-coréennes ont bombardé Yeonpyeong fin novembre), c’est pourquoi toutes les parties doivent faire preuve de la plus grande retenue et renoncer à toute action pouvant provoquer une escalade», a indiqué une source diplomatique russe.

«Nous estimons que les manœuvres conduites avec des tirs réels ne répondent pas à cet objectif», a-t-elle ajouté.

La veille, au Conseil de sécurité, la Chine avait rejeté les demandes des pays occidentaux pour qu’une condamnation soit incluse dans la déclaration sur la Corée du Nord et son bombardement de Yeonpyeong, selon des diplomates de l’ONU.

AFP