Le Royaume-Uni a demandé l'extradition d'un homme à la double nationalité britannique et azerbaïdjanaise arrêté à Chypre et accusé d'avoir espionné au profit de l'Iran une base militaire locale de la Royal Air Force, a indiqué la police britannique vendredi.
Rashad Sultanov est visé par une enquête dirigée par la police antiterroriste de Londres, en lien avec des incidents qui se sont produits à la base britannique d'Akrotiri entre le 11 mai 2025 et le 22 juin 2025, a indiqué la Metropolitan Police dans un communiqué.
Cet homme de 44 ans est accusé «d'avoir mené une surveillance hostile de la base ... et d'avoir partagé des informations avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, un service de renseignement étranger», a détaillé la police.
Une procédure d'extradition a été lancée par le Royaume-Uni, a-t-elle précisé, ajoutant que le parquet britannique avait «autorisé» son inculpation pour assistance à un service de renseignement étranger et pour avoir approché un endroit interdit dans l'intention de nuire au Royaume-Uni.
En juin 2025, la police chypriote avait annoncé l'arrestation de cet homme, soupçonné d'«espionnage» et de «terrorisme», et il était en détention depuis, a précisé à l'AFP la police antiterroriste, ajoutant que l'investigation britannique sera désormais «prioritaire».
Des médias locaux avaient affirmé qu'il était d'origine azerbaïdjanaise et avait été repéré en raison d'un comportement suspect près de la base britannique d'Akrotiri, dans le sud du pays.
Le Foreign Office avait alors indiqué à l'AFP qu'il était de nationalité britannique.
En juin 2025, Chypre avait servi de lieu de transit pour les ressortissants de pays tiers fuyant le Moyen-Orient durant la guerre des Douze Jours entre Israël et l'Iran, ainsi que pour les Israéliens cherchant au même moment à rentrer chez eux après avoir été bloqués à l'étranger.
En mars dernier, la base militaire d'Akrotiri a été ciblée par des drones de fabrication iranienne, au début du conflit en cours au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.
AFP