Un civil israélien ayant servi au sein d’une unité secrète de Tsahal a été arrêté et inculpé pour espionnage au profit du régime iranien, ont annoncé mercredi les autorités israéliennes.
Dans un communiqué conjoint, la police israélienne, le ministère de la Défense et le Shin Bet ont indiqué que l’homme avait été inculpé le 16 juillet devant le tribunal de district de Tel Aviv pour « contact avec un agent étranger et tentative de transmission d’informations à l’ennemi ».
Selon l’enquête, cet homme, qui avait servi dans cette unité classifiée durant son service militaire puis dans la réserve, était en contact avec « un individu se présentant comme un agent des services de renseignement iraniens ».
Le suspect aurait par ailleurs été chargé, à un moment donné, de recruter un soldat « afin d’établir un contact avec ces agents [iraniens] », précise le communiqué.
Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur la nature des informations que le suspect aurait transmises à son officier traitant iranien ni sur la date de son arrestation. L’unité au sein de laquelle il a servi n’est pas non plus précisée, ses activités demeurant classifiées.
Les autorités de sécurité israéliennes ont dit « réitérer leur mise en garde » aux civils contre tout contact avec « des acteurs étrangers issus d’États ennemis ou des individus non identifiés ».
Ces deux dernières années, plusieurs dizaines d’Israéliens, dont des soldats et des réservistes, ont été inculpés d’espionnage au profit du régime iranien. Dans nombre de ces affaires, les agents iraniens avaient recruté leurs cibles via les réseaux sociaux, en particulier sur Telegram, selon les autorités.
Au début du mois, un soldat qui effectuait son service obligatoire a été condamné à cinq ans de prison pour avoir mené des activités d’espionnage pour le compte de l’Iran, après avoir été reconnu coupable d’avoir été en contact avec un agent étranger et d’avoir transmis des informations susceptibles de profiter à l’ennemi.
Les responsables iraniens confient généralement à leurs recrues des tâches relativement banales au départ – actes de vandalisme ou prise de vue de lieux publics – qui tournent ensuite en infractions plus graves, parfois même violentes.
Le nombre croissant d’agents iraniens présumés a même poussé Israël à ouvrir une nouvelle aile de la prison Damon de Haïfa pour les personnes inculpées de tels chefs d’accusation d’espionnage. La plupart des affaires sont encore en cours d’examen par la justice.