lundi 4 mai 2026

Infrastructures sous-marines critiques : un théâtre gris permanent

 

Câbles de communication, pipelines, interconnexions électriques et réseaux de capteurs posés au fond des mers forment une infrastructure stratégique qui porte l’économie numérique, l’énergie et l’avantage informationnel. Elle est aussi devenue un espace de compétition au-dessous du seuil de la guerre. La penser impose d’articuler technique, droit, partenariats public-privé et doctrine de réparation rapide. L’enjeu n’est pas de promettre l’invulnérabilité, mais d’organiser une robustesse mesurable et démontrable.

L’immense majorité des échanges de données intercontinentaux transite par des câbles sous‑marins. Les satellites jouent un rôle d’appoint et de redondance. La fragilité d’un segment peut donc produire des effets macroéconomiques en cascade, avec ralentissements, pertes de services critiques et tensions politiques. À cette dépendance numérique s’ajoute une dépendance énergétique de plus en plus maritime : gazoducs, oléoducs, interconnexions électriques, export d’électricité issue de l’éolien offshore. Les mers bordières européennes concentrent désormais des ouvrages civils d’importance vitale qui traversent des espaces denses et disputés. Les stations d’atterrage, souvent discrètes et proches de zones urbaines, constituent des points singuliers où se rejoignent des risques physiques, cyber et juridiques. L’explosion des gazoducs Nord Stream en 2022 a illustré de façon spectaculaire cette vulnérabilité : en quelques heures, un incident localisé a eu des répercussions énergétiques, économiques et géopolitiques à l’échelle européenne (1).

Les épisodes récents ont rappelé le caractère transfrontalier du risque. Une avarie simultanée sur une conduite et un câble dans une mer semi – fermée concerne plusieurs juridictions, complexifie l’attribution et retarde la réparation. Ailleurs, la perturbation d’un corridor de télécommunications oblige à des routages de secours, augmente les temps de latence et déplace la pression sur d’autres segments. Cette vulnérabilité n’est pas théorique. Elle naît de la mer elle – même, de la densité croissante des usages, et d’acteurs capables d’exploiter l’ambiguïté.

Menaces, ambiguïtés et seuils

La gamme des agressions est large. Un chalut ou une ancre mal manœuvrés peuvent sectionner un câble, mais la négligence peut être instrumentalisée. Des engins téléopérés déposent des charges au plus près d’un répéteur. Des intrusions ciblent les boîtiers en mer, altèrent la télémétrie ou modifient des paramètres d’alimentation pour masquer une dégradation progressive. Des coupures multiples, réparties dans le temps et l’espace, saturent les capacités de reroutage et brouillent la compréhension de l’incident. L’ambiguïté demeure la règle : accident, acte criminel, opération d’un État ou d’un proxy. Cette incertitude dilate le temps politique de la réponse et augmente le rendement stratégique de l’attaque. En septembre 2025, une série de coupures de câbles sous – marins dans la mer Rouge a provoqué des interruptions significatives du trafic internet dans plusieurs pays d’Asie et du Moyen – Orient (2), soulignant la vulnérabilité concrète des infrastructures de connectivité intercontinentale. Cet épisode rappelle que même des perturbations apparemment techniques peuvent avoir des dimensions stratégiques majeures à la fois politiques, économiques et cybernétiques.

Attribuer vite sans s’exposer à l’erreur suppose une collecte probante et un travail de cohérence. Traces de navigation, imagerie radar satellitaire, signatures acoustiques, indices matériels remontés par les robots, recoupement avec le renseignement. Vient ensuite l’articulation politico – juridique : notification aux partenaires, demande de coopération, posture navale ajustée, signalement public maîtrisé. La communication fait partie de la défense. Un récit technique, sobre et documenté, dégonfle l’effet recherché par l’adversaire et réduit le risque d’escalade mal fondée.

Gouvernance hybride

L’infrastructure repose majoritairement sur des consortiums privés et des gestionnaires d’ouvrages. La protection ne peut donc être qu’hybride. Les marines, les garde – côtes, les agences de cybersécurité et les régulateurs doivent coopérer avec les opérateurs pour partager plans, données et procédures. À l’échelle européenne, les cadres de résilience et de cybersécurité imposent des plans de gestion des risques, des audits et des notifications d’incidents. La directive NIS2 renforce ces obligations en exigeant des opérateurs qu’ils mettent en œuvre des mesures de sécurité robustes, notifient rapidement les incidents significatifs et coopèrent étroitement avec les autorités nationales et européennes. En France, le CERT‑FR (Computer emergency response team – France) documente régulièrement les incidents majeurs affectant les télécommunications et recommande la sécurisation des systèmes d’information, la journalisation et la détection des anomalies critiques (3). 

Ils fournissent un levier pour exiger des pratiques homogènes, des exercices conjoints et une transparence utile. Au niveau national, une cellule interministérielle resserrée doit tenir la carte des vulnérabilités, coordonner l’emploi des moyens navals et aériens, agréer des procédures de réparation d’urgence, et servir d’interface unique avec les consortiums privés et les assureurs.

Capteurs, robots, jumeaux : l’innovation comme multiplicateur

L’observation persistante est la clef. Les moyens de surface et de l’espace détectent les comportements de navigation anormaux, y compris les navires à émission AIS (Automatic identification system) irrégulière. La colonne d’eau est couverte par des drones de surface et sous – marins, par des mouillages lents dotés d’hydrophones et de magnétomètres, par des stations d’amarrage capables de recharger les AUV (Autonomous underwater vehicle) et de collecter leurs données, par des relais acoustiques. Par exemple, la société Unseenlabs met en œuvre cette approche en suivant depuis l’espace, via des nanosatellites, les navires suspects grâce à leurs émissions de radiofréquence, ce qui complète les observations en mer et renforce la détection précoce des anomalies (4).

Le fond de mer lui – même offre des signaux à exploiter : des techniques d’auscultation optique transforment des fibres en capteurs distribués capables de détecter des perturbations mécaniques. Ces approches prometteuses doivent encore composer avec le bruit, les faux positifs, la latence et l’industrialisation de l’analyse. La valeur se loge dans la fusion multisource, pas dans un capteur miracle.

La couche logicielle devient centrale. Des jumeaux numériques de segments critiques agrègent bathymétrie, météo – océanographie, trafic, historique d’incidents et topologie des répéteurs. Des modèles statistiques classent les signaux faibles et déclenchent des inspections ciblées. Un centre de fusion par bassin maritime, associant autorités et opérateurs, permet de hiérarchiser les alertes et d’ordonner rapidement une levée de doute par robot. La performance ne se mesure pas au volume de données collectées, mais au temps nécessaire pour passer du soupçon à la qualification d’incident et à la décision d’intervention. Par exemple, des chercheurs de l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique ont développé un algorithme d’intelligence artificielle en collaboration avec le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) pour automatiser l’analyse des données bathymétriques. Cette avancée permet de détecter plus rapidement les anomalies sous-marines, améliorant ainsi la réactivité des systèmes de surveillance (5).

Protection des atterrages et des corridors

Les stations d’atterrage sont des points de fragilité majeurs. Elles concentrent des équipements sensibles, des accès physiques et des dépendances cyber. Leur protection suppose une défense en profondeur : périmètres physiques, contrôle d’accès, surveillance, redondance d’alimentation, segmentation des réseaux, journaux inviolables, scénarios de repli. En mer côtière, la protection passe par l’enfouissement du câble, la signalisation claire des couloirs, l’information des pêcheurs et des lamaneurs, et un dialogue régulier avec les autorités portuaires. Sur les plateaux peu profonds, la densité d’usages impose des arbitrages : exploitation, écologie, navigation, énergie. Une planification spatiale maritime crédible réduit les conflits et stabilise les délais d’autorisation en cas de réparation d’urgence.

La protection absolue est illusoire. Il faut rendre la coupure coûteuse pour l’adversaire en la rendant brève pour nous. C’est la logique de la dissuasion par la réparation. Elle repose sur des contrats de maintenance robustes, des navires prépositionnés, des stocks de pièces, des équipes ROV (Remote operating vehicle) disponibles, des autorisations administratives préparées et des itinéraires sécurisés pour les personnels. Les fenêtres de météo et les procédures standardisées réduisent le temps d’intervention. La redondance topologique et la capacité de reroutage planifiée limitent la perte de service.

Par exemple, la planification européenne prévoit que chaque câble critique dispose de tronçons alternatifs et de points de reroutage multiples, de sorte que la coupure d’un segment n’interrompe pas complètement le flux de données ou d’énergie entre États membres. Cette redondance permet aux opérateurs de basculer automatiquement sur des circuits de secours, garantissant la continuité des services essentiels et renforçant la résilience de l’ensemble du réseau (6). Une mesure complémentaire, qui réside en la mise en place d’une capacité d’investigation et d’isolement en 72 heures sur les tronçons prioritaires, change l’équation. L’objectif est moins de tout voir que de réagir vite et de réparer bien.

La répartition contractuelle du risque compte autant que la technique. Les franchises, les couvertures d’assurance, les clauses de force majeure et les mécanismes d’échange d’informations confidentielles avec l’État déterminent la vitesse réelle de retour au service. Un opérateur bien assuré, mais mal préparé, restera lent. La puissance publique peut créer des incitations par des exigences de temps de rétablissement maximal, des abattements de redevances pour les opérateurs atteignant des seuils de disponibilité élevés et des dispositifs de cofinancement conditionnés à des plans de résilience. Les contrats de service doivent intégrer des pénalités de retard alignées sur le coût réel de l’indisponibilité pour l’économie.

Par exemple, Orange renforce ses liens intercontinentaux avec les câbles sous – marins SEA‑ME‑WE 5 et SEA‑ME‑WE 6, combinant investissements, redondance et assurance pour garantir la continuité du service même en cas de coupure (7). Ces projets illustrent comment la planification contractuelle et la coopération internationale peuvent réduire les interruptions et sécuriser le trafic numérique entre l’Europe et l’Asie.

Le droit international offre un cadre, sans fournir de solution clef en main. En haute mer, la liberté de pose et d’entretien coexiste avec des régimes de protection environnementale. Dans les zones économiques exclusives, les droits de l’État côtier croisent la liberté de circulation et les besoins de réparation rapide. Les frictions administratives rallongent les délais et augmentent les coûts. La solution passe par des permis prédélivrés sur des corridors identifiés, par des procédures d’urgence harmonisées et par des mécanismes de concertation qui tiennent compte des nouveaux usages, en particulier l’éolien en mer et les aires marines protégées. Le principe directeur est simple : préserver l’environnement n’implique pas d’accepter une vulnérabilité prolongée des services vitaux.

Cette nécessité de simplifier et d’accélérer les procédures réglementaires est vivement réclamée par les acteurs du secteur des télécoms. En effet, au – delà des investissements technologiques, ils doivent pouvoir disposer des autorisations de travaux et de structures de gouvernance efficaces pour mettre plus rapidement en œuvre les mesures de sécurité indispensables pour protéger les câbles sous – marins.

La première exigence est la visibilité. Une cartographie dynamique identifie les tronçons dont la coupure aurait des effets disproportionnés selon trois critères simples : criticité des flux, temps estimé de réparation, probabilité d’incident. Cette carte vivante nourrit les plans de surveillance et de réparation, affecte les moyens navals et aériens, oriente les exercices et priorise les stocks. La surveillance en couches combine capteurs de surface, moyens spatiaux, drones persistants, mouillages discrets et auscultation des fibres lorsque c’est possible. Certains câbles sous – marins à fibre optique sont désormais transformés en véritables « capteurs océaniques », capables de détecter et de transmettre vibrations, mouvements marins et paramètres environnementaux, offrant ainsi une double fonction de communication et de surveillance (8).

La fusion en temps quasi réel dans un centre de coordination régional permet de hiérarchiser les alertes et de déclencher les inspections au bon endroit. Les réparations doivent être préautorisées autant que possible, avec des accords de voisinage qui facilitent les interventions transfrontalières, y compris dans des zones environnementales sensibles, et des garanties de remise en état documentées. Les exercices doivent tester des scénarios de coupures multiples, de déni de positionnement par brouillage ou leurrage, et de menaces simultanées sur l’énergie et les télécoms. Ces capacités contribuent à anticiper les incidents et à mieux protéger les infrastructures critiques tout en collectant des données océaniques utiles à la science et à la sécurité. La communication publique, sobre et factuelle, fait partie de la défense : elle réduit le bénéfice stratégique que l’adversaire espère tirer de la panique.

Les mers européennes n’offrent pas un décor uniforme. Le Grand Nord impose des contraintes météo, de profondeur et de distance aux ports bases. La Baltique cumule densité d’ouvrages, proximité d’acteurs étatiques et espaces resserrés, ce qui favorise les interférences et complique l’attribution. L’Atlantique nord mêle câbles océaniques et interconnexions électriques, avec des zones de trafic intense autour des atterrages et des conditions de mer exigeantes. La Méditerranée et la mer Rouge superposent routes économiques et conflictualité politique, ce qui allonge souvent les délais administratifs et impose une protection rapprochée accrue. Adapter la panoplie de moyens à chaque bassin est plus efficace qu’un modèle unique. Les coopérations récentes élargissent la couverture, facilitent l’intégration de moyens navals et sous-marins alliés et mutualisent l’analyse.

La fragmentation institutionnelle masque une réalité simple. Télécoms, énergie et services numériques partagent des tronçons physiques, des prestataires et des points d’atterrage. Il faut donc traiter la sécurité sous – marine comme une chaîne de valeur commune. Un incident sur un câble peut déplacer des contraintes vers une interconnexion électrique, et inversement. Les autorités doivent piloter cette interdépendance au bon niveau en associant les opérateurs de réseaux, les fournisseurs de cloud, les énergéticiens, les industriels de l’éolien en mer et les assureurs. La logique de scénarios communs évite les angles morts et améliore l’efficience de la dépense publique.

La technologie ne remplace pas l’expertise. Il faut des opérateurs capables d’interpréter les signaux, des équipages formés aux réparations en mer, des ingénieurs de données pour faire vivre les jumeaux numériques, des juristes rompus aux procédures internationales et des autorités locales habituées aux plans de continuité. Cette masse critique ne s’improvise pas. Elle se construit par des formations partagées, des détachements croisés et des cycles d’exercice qui vont de la salle de crise à la mer. La culture de la répétition, y compris avec des acteurs privés, transforme la théorie en réflexes. Elle fabrique de la confiance, donc de la vitesse.

Comme le souligne l’OTAN, la résilience des infrastructures sous-marines critiques repose sur la coopération internationale et la mise en place d’exercices conjoints permettant de tester la coordination entre alliés et opérateurs privés, afin de renforcer la préparation face aux perturbations ou attaques potentielles (10).

La robustesse se mesure. Trois indicateurs simples donnent le ton : temps de détection d’une anomalie digne d’intérêt, temps de qualification de l’incident, temps de réparation jusqu’au rétablissement du service. S’y ajoutent le taux de disponibilité annuel, la part de trafic reroutable, la profondeur moyenne d’enfouissement des câbles en zones sensibles, le nombre d’exercices conjoints réalisés. Fixer des cibles publiques, même prudentes, oriente l’effort sans rigidifier la manœuvre. L’horizon réaliste n’est pas l’omniscience, mais une baisse nette des durées d’indisponibilité et une hausse de la probabilité d’attribution crédible.

Le besoin d’un continuum

Les infrastructures sous – marines sont devenues un espace de contestation discret, aux coûts asymétriques et aux bénéfices incertains pour l’agresseur. La réponse ne peut promettre ni invulnérabilité ni omniscience. Elle s’organise autour d’une triade simple : voir plus tôt, réparer plus vite, rendre l’attaque moins rentable.

Cela exige un continuum entre marines, autorités civiles et opérateurs, des innovations ciblées et une doctrine de réparation éclair. Les capteurs, drones et jumeaux numériques renforcent cette détection précoce et permettent de mieux anticiper les incidents et d’y répondre de manière optimale.

Si une coupure ne désorganise un service que quelques jours et si l’attribution devient probable, l’intérêt stratégique d’y recourir s’érode. La robustesse est alors moins un pari technologique qu’une discipline collective, patiente et exigeante. Elle requiert une formation continue des acteurs concernés ainsi que des exercices conjoints s’appuyant sur des scénarios originaux et transfrontaliers pour renforcer la théorie par une approche pratique développant les réflexes opérationnels.

Enfin, la résilience des infrastructures sous – marines critiques constitue un marqueur tangible de souveraineté et de sécurité économique. Elle montre que la coordination entre les acteurs publics et privés doit être renforcée, car elle permet de créer une protection tangible et opérationnelle dans un environnement maritime de plus en plus complexe et disputé.

Notes

(1) « Conseil de sécurité : 19 mois après le sabotage des gazoducs Nord Stream, la Russie en appelle à la coopération internationale pour établir les responsabilités », communiqué de presse, 26 avril 2024 (https://​press​.un​.org/​f​r​/​2​0​2​4​/​c​s​1​5​6​8​3​.​d​o​c​.​htm).

(2) « Des câbles sous-marins internet sectionnés en mer Rouge provoquent des perturbations sur le réseau de plusieurs pays d’Asie et du Moyen-Orient », FranceInfo, 7 septembre 2025 (https://​www​.franceinfo​.fr/​i​n​t​e​r​n​e​t​/​d​e​s​-​c​a​b​l​e​s​-​s​o​u​s​-​m​a​r​i​n​s​-​i​n​t​e​r​n​e​t​-​s​e​c​t​i​o​n​n​e​s​-​e​n​-​m​e​r​-​r​o​u​g​e​-​p​r​o​v​o​q​u​e​n​t​-​d​e​s​-​p​e​r​t​u​r​b​a​t​i​o​n​s​-​s​u​r​-​l​e​-​r​e​s​e​a​u​-​d​e​-​p​l​u​s​i​e​u​r​s​-​p​a​y​s​-​d​-​a​s​i​e​-​e​t​-​d​u​-​m​o​y​e​n​-​o​r​i​e​n​t​_​7​4​7​8​4​2​2​.​h​tml).

(3) État de la menace ciblant le secteur des télécommunications, CERT-FR, 18 décembre 2023.

(4) Benoit Crépin, « Unseenlabs : une technologie unique pour suivre depuis l’espace les navires suspects », Techniques de l’Ingénieur, 17 février 2023 (https://​www​.techniques​-ingenieur​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​/​a​r​t​i​c​l​e​s​/​u​n​s​e​e​n​l​a​b​s​-​u​n​e​-​t​e​c​h​n​o​l​o​g​i​e​-​u​n​i​q​u​e​-​p​o​u​r​-​s​u​i​v​r​e​-​d​e​p​u​i​s​-​l​e​s​p​a​c​e​-​l​e​s​-​n​a​v​i​r​e​s​-​s​u​s​p​e​c​t​s​-​1​2​0​393).

(5) « Quand l’intelligence artificielle facilite la cartographie des fonds marins », INRIA, 5 octobre 2022 (https://​www​.inria​.fr/​f​r​/​i​n​t​e​l​l​i​g​e​n​c​e​-​a​r​t​i​f​i​c​i​e​l​l​e​-​c​a​r​t​o​g​r​a​p​h​i​e​-​f​o​n​d​s​-​m​a​r​ins).

(6) Commission européenne, « Communication conjointe au parlement européen et au conseil. Plan d’action de l’UE sur la sécurité des câbles », 21 février 2025 (https://​eur​-lex​.europa​.eu/​l​e​g​a​l​-​c​o​n​t​e​n​t​/​F​R​/​T​X​T​/​H​T​M​L​/​?​u​r​i​=​C​E​L​E​X​:​5​2​0​2​5​J​C​0​009).

(7) « Orange annonce sa participation dans le câble sous-marin “express” SEA-ME-WE-6 qui reliera la France à Singapour », communiqué de presse, 21 février 2022 (https://​newsroom​.orange​.com/​o​r​a​n​g​e​-​a​n​n​o​n​c​e​-​s​a​-​p​a​r​t​i​c​i​p​a​t​i​o​n​-​d​a​n​s​-​l​e​-​c​a​b​l​e​-​s​o​u​s​-​m​a​r​i​n​-​e​x​p​r​e​s​s​-​s​e​a​-​m​e​-​w​e​-​6​-​q​u​i​-​r​e​l​i​e​r​a​-​l​a​-​f​r​a​n​c​e​-​a​-​s​i​n​g​a​p​our) ; « Orange déploie Sea Me We 5 pour renforcer sa liaison France-Asie », Silicon​.fr, 18 juillet 2014 (https://​www​.silicon​.fr/​T​h​e​m​a​t​i​q​u​e​/​c​l​o​u​d​-​1​3​7​0​/​B​r​e​v​e​s​/​O​r​a​n​g​e​-​d​e​p​l​o​i​e​-​S​e​a​-​M​e​-​W​e​-​5​-​p​o​u​r​-​r​e​n​f​o​r​c​e​r​-​s​a​-​l​i​a​i​s​o​n​-​4​5​5​4​6​8​.​htm).

(8) Carole Saout-Grit et Laurie Henry, « Les câbles sous-marins à fibre optique transformés en sentinelles de l’océan », Océans connectés, 14 avril 2025 (https://​oceansconnectes​.org/​l​e​s​-​c​a​b​l​e​s​-​s​o​u​s​-​m​a​r​i​n​s​-​a​-​f​i​b​r​e​-​o​p​t​i​q​u​e​-​t​r​a​n​s​f​o​r​m​e​s​-​e​n​-​s​e​n​t​i​n​e​l​l​e​s​-​d​e​-​l​o​c​ean).

(9) « Reinforcing resilience: NATO’s role in enhanced security for critical undersea infrastructure », NATO Review, 28 août 2024.

Christophe Gaie

Jean Langlois-Berthelot

areion24.news