lundi 23 mars 2026

OTAN 3.0 : quels choix pour l’Europe face au nouveau paradigme ?

 

Tandis que la guerre en Ukraine se prolonge, la solidarité américaine face à la menace russe semble de plus en plus conditionnelle. Après la crise du Groenland, quels critères pourront servir de base à l’émergence d’une « OTAN 3.0 » ?

Alors que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord paraissait avoir été « réveillée par le pire des électrochocs » (1) après l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, les menaces formulées en janvier 2026 par l’administration américaine à l’encontre du Groenland — territoire danois et donc allié — ont ravivé le doute sur la solidité de l’Alliance atlantique. L’évocation par Washington d’une prise de contrôle « d’une manière ou d’une autre » et ensuite de sanctions commerciales — avant un désamorçage à Davos (Suisse) — a mis sous tension les principes mêmes du traité de l’Atlantique nord.

Malgré l’annonce d’un accord, concrétisé par l’opération otanienne « Arctic Sentry » (Sentinelle arctique), l’épisode a confirmé une inflexion durable : celle d’un engagement américain plus explicitement conditionnel. Il accélère la perspective d’une « OTAN 3.0 » structurée autour d’un pilier européen renforcé, alors que la guerre en Ukraine se prolonge et que le risque d’une agression contre un État membre est désormais envisagé à un horizon de deux à trois ans (2).

Une conditionnalité américaine devenue structurante

Dès la mise en place de l’Alliance atlantique, l’engagement américain en Europe est conçu comme politiquement réversible. La résolution Vandenberg, signée en juin 1948, ainsi que le traité de Washington (ou traité de l’Atlantique nord, signé en avril 1949), consacrent la responsabilité nationale et l’absence d’automaticité militaire. Dans ce dernier, l’article 3 impose un effort propre de défense, tandis que l’article 5 laisse à chaque État le choix des moyens de réponse et que l’article 13 reconnait la possibilité d’un retrait. L’OTAN repose ainsi sur une solidarité volontaire et non sur une garantie inconditionnelle.

Cette ambivalence a nourri des tensions récurrentes sur le partage du fardeau, Washington demandant un effort accru tout en conservant les capacités structurantes. Perceptible dès les années 1960 (3), cette dynamique s’est renforcée avec le pivot américain vers l’Asie engagé à partir de 2011, lequel a progressivement transformé le partage de responsabilités (burden-sharing) en transfert explicite de responsabilités (burden-shifting).

Depuis sa création, l’OTAN a traversé des crises politiques significatives — y compris l’affrontement entre deux alliés lors de la crise chypriote en 1974 — sans que soit pour autant remise en cause son utilité stratégique. Ces crises ont exprimé des divergences profondes, mais jamais une fragilisation durable du cadre collectif. En revanche, les opérations menées depuis les années 1990 ont révélé des déséquilibres persistants : des Balkans à la Libye puis à l’Afghanistan, les Européens ont démontré leur dépendance au leadership et aux moyens américains, tandis que le retrait des troupes otaniennes d’Afghanistan en 2021 a mis en lumière l’asymétrie persistante du processus décisionnel au sein de l’Alliance.

La solidarité américaine liée aux efforts des alliés

La seconde invasion de l’Ukraine en février 2022 a confirmé la dépendance persistante de l’Alliance au soutien capacitaire américain. Celui-ci s’inscrit désormais dans une logique plus transactionnelle et conditionnelle, introduisant une incertitude accrue quant aux modalités et à la portée de l’engagement des États-Unis. Cette évolution a été formalisée au niveau doctrinal dans la nouvelle National Security Strategy, qui ne présente plus l’OTAN comme une garantie automatique et — fait révélateur — ne mentionne pas l’article 5, contrairement à la stratégie de sécurité nationale de l’administration précédente. L’assistance américaine y est explicitement liée à un effort accru des États membres — porté jusqu’à 5 % du PIB au sommet de La Haye de 2025 — dans la perspective d’un pilier européen renforcé. Washington envisage ainsi, à partir de 2027, un transfert progressif de la responsabilité principale de la défense conventionnelle du continent, sans pour autant remettre en cause les dépendances structurelles liant l’autonomie européenne aux capacités américaines (4).

L’épisode du Groenland a mis à l’épreuve les fondements normatifs de l’Alliance, soulevant la question du respect des principes des articles 1 et 2 du traité de Washington, qui engagent les membres à régler pacifiquement leurs différends, à renoncer à la menace ou à l’emploi de la force, et à renforcer leur coopération politique et économique. Cette séquence relance plus largement la réflexion sur les moyens de préserver la cohérence politique et juridique de l’Alliance en cas de divergences majeures.

Dans ce contexte, la conférence de Munich de février 2026 illustre une évolution déjà perceptible : la solidarité américaine n’y est plus présentée comme inconditionnelle, mais comme liée aux choix et aux efforts des alliés.

OTAN 3.0 : quels choix stratégiques pour l’Europe ?

Face à la menace russe et à la conditionnalité croissante de l’engagement américain, le modèle actuel atteint ses limites. Le statu quo fragilise désormais la pérennité même de l’Alliance. L’hypothèse d’un transfert progressif des responsabilités conventionnelles vers les Européens implique une transformation structurelle. Une OTAN 3.0 ne signifierait ni une rupture transatlantique ni une substitution à l’Alliance, mais l’émergence d’un pilier européen capable d’assumer l’essentiel de la défense du continent dans un cadre d’engagement américain plus conditionnel.

Sécuriser l’Ukraine : première ligne de la défense européenne

La défense de l’Europe commence en Ukraine. La décision européenne de mobiliser 90 milliards d’euros supplémentaires en décembre 2025 constitue à cet égard une inflexion importante. Cet effort vise prioritairement le renforcement de la défense aérienne et antimissile, la maintenance des équipements livrés et la reconstitution des stocks. Depuis 2023, la production de munitions a d’ailleurs fortement augmenté, réduisant progressivement l’écart entre capacités européennes et besoins ukrainiens (5).

Parallèlement, l’évolution de la posture américaine — marquée par la fin des dons militaires et par une assistance désormais plus explicitement conditionnée — accentue la responsabilité européenne. Comme l’a récemment souligné Andrius Kubilius, le commissaire européen à la Défense et à l’Espace (depuis décembre 2024), les États européens consacrent encore à ce jour moins de 0,1 % de leur PIB à l’aide militaire à l’Ukraine, alors même qu’ils se sont engagés à porter leurs dépenses de défense jusqu’à 5 % du PIB dans le cadre des nouveaux objectifs de l’OTAN (6). Dans ce contexte, la pression économique exercée sur Moscou constitue un levier complémentaire essentiel, d’autant que les recettes issues des hydrocarbures représentaient encore environ 60 % du budget militaire russe en 2024 (7).

Reconstituer la masse et la réactivité européennes

Au-delà de l’Ukraine, la question centrale demeure celle de la capacité des Européens à assurer, à moyen terme, la défense conventionnelle du continent. Les 23 pays de l’Union européenne (UE), également membres de l’Alliance, comptent environ 1,3 million de militaires d’active, contre 1,1 million pour la Russie (8). Toutefois, la capacité de mobilisation rapide demeure inférieure à celle d’un adversaire organisé en économie de guerre (9). En intégrant les effectifs ukrainiens, l’ensemble européen dépasserait 2,5 millions de militaires d’active, illustrant un potentiel quantitatif considérable (10).

Dans ce contexte, la mise en œuvre du nouveau modèle de forces (NMF) de l’OTAN implique que les Européens fournissent, à terme, 70 % à 80 % des forces et des soutiens nécessaires, contribuent majoritairement à la Force de réaction alliée (Allied Reaction Force) et se substituent progressivement aux 20 000 soldats américains déployés en renfort à l’Ukraine depuis 2022.

Les conflits récents rappellent cependant que la masse ne suffit pas : elle doit s’accompagner d’une supériorité technologique et d’une capacité industrielle à soutenir un conflit prolongé. Si la montée en cadence engagée depuis 2022 constitue un premier pas, elle se heurte à des contraintes structurelles persistantes. Les règles européennes de concurrence freinent les consolidations industrielles, tandis que les États membres continuent de privilégier leurs bases nationales, limitant l’émergence d’une base industrielle et technologique de défense (BITD) véritablement intégrée (11).

Combler les dépendances capacitaires critiques

Si les budgets européens de défense ont fortement augmenté — d’environ 150 milliards d’euros par an depuis 2014 —, les États-Unis demeurent déterminants dans les fonctions critiques de l’Alliance (renseignement, surveillance et reconnaissance, défense aérienne et antimissile intégrée, transport stratégique, ravitaillement en vol). Cette centralité capacitaire se traduit également par une présence militaire significative, avec environ 67 200 militaires américains d’active stationnés de manière permanente en Europe en mars 2024 (12), ainsi que par une importance prépondérante dans la structure de commandement, les États-Unis occupant actuellement cinq des neuf principaux commandements, dont le commandement suprême des forces alliées en Europe (SACEUR). Toute évolution vers une OTAN plus européenne s’inscrit donc, à court et à moyen terme, dans un cadre d’interdépendance asymétrique.

Le plan « ReArm Europe », lancé en mars 2025, vise à créer d’ici à 2030 les conditions d’une dissuasion conventionnelle crédible. Les dépenses européennes combinées pourraient dépasser 800 milliards d’euros à cet horizon, se rapprochant du niveau américain. Toutefois, la quasi-parité budgétaire ne garantit pas l’autonomie capacitaire : remplacer les capacités américaines non nucléaires assignées à l’OTAN nécessiterait près de 1 000 milliards de dollars supplémentaires, selon l’International Institute of Strategic Studies, et s’inscrirait dans le temps long, à savoir un horizon d’une à deux décennies.

Au-delà des montants, le défi réside dans la transformation des ressources en capacités effectives. Malgré une hausse de plus de 30 % des dépenses depuis 2022, 63 % des acquisitions majeures réalisées entre 2022 et 2024 l’ont été auprès d’entreprises américaines. Parallèlement, 52 % des programmes d’armement sont encore menés au niveau national, contre seulement 18 % dans un cadre européen. Cette fragmentation limite les économies d’échelle et freine l’émergence d’une base industrielle intégrée (13).

Le défi tient moins à l’absence de capacités qu’à leur mobilisation collective dans un cadre fragmenté. Renforcer le pilier européen suppose donc une consolidation industrielle et une coordination accrue des investissements.



Vers un noyau décisionnel européen

La transformation vers une OTAN 3.0 ne peut se limiter à un ajustement capacitaire : elle implique aussi une clarification du rôle respectif de l’OTAN et de l’UE, celle-ci pouvant en effet agir comme un facilitateur stratégique en matière de résilience, de mobilité militaire, de cyberdéfense et de structuration industrielle. Le développement d’une architecture européenne de sécurité, articulée avec l’Alliance, mais capable d’assumer des responsabilités accrues, constitue dès lors un complément nécessaire au pilier européen. À cet égard, les accords « Berlin plus » posent un cadre d’articulation entre l’UE et l’OTAN, en permettant à l’Union d’accéder à certains moyens de planification et de commandement de l’Alliance. Toutefois, leur champ d’application demeure limité et dépendant du consensus politique au sein de l’Organisation, ce qui en restreint la portée stratégique.

Au-delà des capacités disponibles, la question centrale demeure celle du centre de décisions apte à en ordonner l’emploi rapide en cas de crise majeure. Comme l’a récemment souligné Paul Taylor, journaliste britannique spécialisé dans les affaires européennes, la sécurité et l’OTAN, ni l’Union européenne, dont les décisions en matière de politique de sécurité et de défense commune relèvent, sauf exceptions limitées, de l’unanimité au Conseil, ni l’OTAN, dont l’activation opérationnelle reste largement tributaire des choix politiques américains, ne semblent aujourd’hui en mesure d’assurer pleinement ce pilotage. À cela s’ajoute l’absence, au sein de l’UE, de partenaires militaires majeurs tels que le Royaume-Uni, la Norvège ou la Turquie. Ces limites conduisent à envisager la mise en place d’une structure décisionnelle restreinte, en dehors des cadres institutionnels existants, articulée autour des principales puissances militaires européennes et capable d’agir, le cas échéant, en coalition.

Certaines propositions récentes traduisent cette ambition. Dans un discours prononcé à Munich, Andrius Kubilius a évoqué un « big bang » (14) en matière de défense, appelant à une transformation d’ampleur de l’effort européen. Il a par ailleurs relancé l’idée d’une force européenne permanente de 100 000 hommes, ainsi que celle d’un conseil de sécurité européen restreint. Une telle initiative prolonge des tentatives antérieures de coordination stratégique entre Européens au sein de l’OTAN — notamment les plans Fouchet au début des années 1960 et l’Eurogroup créé en 1968 — qui visaient à structurer un noyau politique en matière de défense. La récurrence de ces projets souligne la permanence du débat sur un pilotage stratégique européen intégré, sans qu’il ait jusqu’ici trouvé d’aboutissement institutionnel durable.

Parallèlement, une dynamique de centralisation progressive semble s’affirmer au sein de l’UE, notamment par le renforcement du rôle de la Commission européenne dans les domaines des sanctions et de l’industrie de défense. À terme, cette évolution pourrait consolider la capacité européenne en matière de décision.

Pour autant, en cas d’implosion politique de l’OTAN, les instruments actuels de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) — y compris la capacité de déploiement rapide et le quartier général militaire de l’UE — ne disposeraient ni des effectifs ni des moyens de commandement nécessaires pour assurer la défense collective. L’article 42.7 du traité sur l’Union européenne (ou traité de Maastricht, signé en février 1992), introduisant une clause de défense mutuelle, offrirait un socle juridique de solidarité, sans équivalent opérationnel comparable à celui de l’Alliance.

Rééquilibrer l’Alliance sans la rompre

Une OTAN plus européenne ne saurait être conçue comme un projet d’émancipation anti-américain, mais comme une condition de crédibilité collective. Le maintien de l’engagement américain dépend désormais de la capacité des Européens à assumer 70 % à 80 % des forces et des capacités facilitatrices nécessaires à la défense conventionnelle du continent. Plus le pilier européen sera robuste, plus la relation transatlantique pourra s’inscrire dans la durée.

Ce pilier ne signifie ni une rupture avec l’Alliance ni une substitution à la garantie américaine. Il vise à renforcer la responsabilité politique et capacitaire des Européens au sein de l’OTAN. Son périmètre ne saurait d’ailleurs se limiter à l’UE : il inclut l’ensemble des membres européens de l’Alliance, notamment le Royaume-Uni et la Turquie, tout en tenant compte du rôle structurant du Canada dans la sécurité du flanc est.

Un tel rééquilibrage impliquerait une redistribution progressive des responsabilités opérationnelles et un partage plus équitable des charges industrielles et technologiques. Il pourrait également ouvrir un débat sur l’évolution du leadership au sein de l’Alliance, qu’il s’agisse de l’hypothèse d’un SACEUR européen ou d’une rotation accrue des grands commandements. Une telle évolution se heurterait toutefois à des contraintes structurelles, comme le lien historique entre le commandement suprême et la chaine nucléaire américaine, ainsi que la dépendance persistante de l’Europe dans des domaines critiques tels que le renseignement, le commandement et contrôle (C2) ou la défense antimissile. Une telle évolution relancerait la question de la place respective des forces nucléaires américaine, française et britannique au sein de la posture de dissuasion de l’Alliance, dont la crédibilité demeure structurée autour de la garantie stratégique américaine.

L’objectif d’une OTAN 3.0 serait de permettre à l’Europe de disposer d’un dispositif militaire complet — un « full force package » — couvrant l’ensemble du spectre capacitaire et capable d’assurer la quasi-totalité des scénarios de défense collective avec un soutien américain limité ou incertain, tout en préservant le cadre transatlantique. Une telle évolution ne dépend pas uniquement de montants budgétaires ou de réformes institutionnelles. Elle repose avant tout sur un choix politique : accepter de redistribuer les responsabilités, de mutualiser certaines capacités critiques et d’assumer collectivement le cout stratégique d’un rééquilibrage durable.

Comme le rappelait le général de Gaulle, « on ne fait pas d’omelette avec des œufs durs » : aucune transformation stratégique ambitieuse ne peut effectivement advenir sans volonté politique, sans capacité d’initiative et sans acceptation du changement. Si les États européens refusent d’adapter leurs outils, de moderniser leurs structures et de dépasser leurs réflexes nationaux lorsqu’ils entravent l’efficacité collective, ils condamneront d’avance toute ambition d’autonomie stratégique.

Notes

(1) La Libre Belgique, AFP, « Emmanuel Macron : “Poutine a réveillé l’Otan avec le pire des électrochocs” », 31 mai 2023.

(2) Von Florian Flade, « Woher kommt die Russland-Prognose 2029? » [« D’où vient la prévision pour la Russie en 2029 ? »], Tagesschau/WDR, 24 septembre 2025.

(3) Le fameux « grand dessein » de communauté atlantique reposant sur deux piliers (américain et européen) exposé par le président John F. Kennedy (1961-1963), dans son discours du 4 juillet 1962 à Philadelphie, s’opposait directement à l’« Europe européenne » du général de Gaulle.

(4) Gram Slattery, Humeyra Pamuk, « US sets 2027 deadline for Europe-led NATO defense, officials say », Reuters, 6 décembre 2025.

(5) Paula Soler, « Q&A: How Europe should learn to fight, build and deter on its own », The Parliament Magazine, 24 décembre 2025.

(6) European Commission, « Speech by Commissioner Kubilius at the Tocqueville Conversations: “The Future of Europe: From Pax Americana to Pax Europaea” » (SPEECH/25/1661), 28 juin 2025.

(7) Kurt Engelen, « Casting Light on Russia’s Shadow Fleet: Exposing a Sanctions Evasion Network at Sea », Focus Paper 54, Royal Higher Institute for Defense/Centre for Security and Defense Studies (Belgique), septembre 2025.

(8) The International Institute for Strategic Studies, The Military Balance 2024, février 2024.

(9) Les forces terrestres russes pourraient totaliser jusqu’à 950 000 soldats, soit un effectif nettement supérieur aux quelque 750 000 militaires déployés par les armées de terre des pays européens de l’OTAN (hors Turquie). Voir : Élie Tenenbaum, Dimitri Minic, « Défense et sécurité nationale : en quête d’une stratégie offset européenne », dans Thomas Gomart (dir.), Europe-Russie : évaluation des rapports de force, IFRI, 2025, p. 57.

(10) William Dixon, « Making Europe ‘Great’ Again: US Hostility and the New World Order », RUSI (Royal United Services Institute), 16 février 2026.

(11) Rachid Chaker, « Les freins juridiques à l’établissement d’une BITD européenne prospère et autonome », communication présentée au colloque annuel de la plateforme Le Rubicon à l’Université Laval, le 22 janvier 2026.

(12) Luke A. Nicastro, Andrew Tilgham, U.S. Overseas Basing: Background and Issues for Congress, Congressional Research Service, 10 juillet 2024.

(13) Samuel B. H. Faure, « Le réarmement des États contre l’Europe. Ce que l’Union européenne a fait de la guerre en Ukraine (2022-2025) », Hérodote, n°199, 4e trimestre 2025, p. 11-13.

(14) European Commission, « Keynote Speech by Commissioner Kubilius at the panel discussion “How to accelerate a European Defense Union” » (SPEECH/26/396), 12 février 2026.

Estelle Hoorickx

areion24.news