jeudi 26 février 2026

La domination politique d’Ahmed al-Charaa : une vision risquée pour la Syrie

 

Si le régime Al-Assad (1970-2024) se distinguait par ses dimensions familiale et confessionnelle (alaouite), ses symboles et structures étaient également caractéristiques d’une dictature militaire en raison de l’imbrication de l’armée dans l’appareil d’État. À l’inverse, le système mis en place par Ahmed al-Charaa depuis décembre 2024 se fonde sur une distinction nette entre pouvoirs politique et militaire, affirmant la supériorité du premier sur le second.

Les membres de la famille Al-Assad apparaissaient fréquemment en treillis sur les affiches de propagande, lesquelles soulignaient que le président portait le grade le plus élevé de l’armée, celui de lieutenant-général (fariq). Hafez al-Assad (1930-2000) et son fils Bachar confièrent à leurs frères respectifs le commandement de puissantes gardes prétoriennes (les Brigades de défense de Rifaat pour le premier, et la 4e division blindée de Maher pour le second), chargées de garantir la survie du régime. Les renseignements militaires étaient lourdement investis dans les missions de répression, même en temps de paix. Ils étaient plus puissants et plus craints que leurs pendants « civils » rattachés au ministère de l’Intérieur. De son côté, le président de transition Ahmed al-Charaa est soucieux de brider l’influence des hauts gradés, de peur d’être renversé par ses propres frères d’armes (1).

La légitimation « djihadiste » du nouveau pouvoir

L’évolution de la figure d’Ahmed al-Charaa depuis la prise de Damas est révélatrice à cet égard. Le 8 décembre 2024, c’est en tant que « commandant en chef de la Direction des opérations militaires » (la coalition de factions armées réunies sous son autorité) que celui que l’on appelait encore la veille Abou Mohamed al-Joulani, vêtu de kaki, prononce son discours de victoire à la mosquée des Omeyyades. Tout en prenant ses quartiers dans le palais présidentiel de Mezzeh, il porte ce seul titre jusqu’au 29 janvier 2025, date du Congrès de la victoire. Ce dernier rassemble les commandants des 18 composantes de cette Direction des opérations militaires, qui désignent Ahmed al-Charaa président de l’administration intérimaire et proclament la dissolution de leurs propres factions au sein de l’« Armée arabe syrienne ».

Ahmed al-Charaa se voit donc confier la direction de l’État par un rassemblement d’hommes en uniforme dont ne sont diffusés en différé que des extraits, notamment un bref discours de l’intéressé. Sa position dominante parmi les chefs de l’ancienne rébellion est considérée comme un fondement « suffisant » de sa primauté politique ; légitimer cette dernière ne requiert ainsi pas, pour les nouvelles autorités, de mettre en scène l’allégeance de représentants de la société civile ou, a fortiori, de la population dans son ensemble. Le contraste est frappant avec l’accession à la présidence de Hafez al-Assad, survenue à la suite d’un référendum organisé quatre mois après son coup d’État de novembre 1970. Alors que l’ancien régime se réclamait du baasisme, idéologie moderne faisant des masses le fondement (théorique) de la légitimité politique, le pouvoir actuel s’inspire de préceptes djihadistes qui réduisent à un cercle militant et militaire étroit la notion islamique classique de « ceux qui lient et délient », c’est-à-dire les élites sociales auxquelles il appartient de désigner (et éventuellement de démettre) le chef politique de la communauté.

Paradoxalement, alors que le Congrès de la victoire semble inaugurer une forme de junte (système dominé par un collège de généraux), il marque en réalité la fin de la confusion entre pouvoirs politique et militaire au sein du nouveau régime. Après avoir intronisé le président, les militaires sont renvoyés dans leurs casernes et tenus à l’écart des nouvelles institutions politiques, mais aussi des missions de sécurité intérieure, auxquelles ils ne contribueront que lors de crises majeures telles que celles qui surviennent dans les régions alaouites en mars 2025 et dans la province druze de Soueïda en juillet. Ahmed al-Charaa, quant à lui, n’apparaîtra plus en treillis ; le 30 janvier 2025, c’est en costume-cravate qu’il adresse son premier discours télévisé au peuple syrien en tant que chef de l’État.

La relative marginalisation de l’armée dans l’architecture institutionnelle du régime se manifeste notamment dans la composition du Conseil national de sécurité établi par le décret du 12 mars 2025. L’institution militaire n’y est représentée que par son ministre de tutelle, qui siège aux côtés du chef de l’État, des ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur ainsi que du directeur des Renseignements généraux. À titre de comparaison, l’équivalent turc inclut pas moins de quatre généraux (le chef d’état-major et les commandants des forces terrestre, navale et aérienne).

Renforcer la sécurité intérieure, écarter les généraux

L’organisation des nouvelles forces armées fait la part belle au ministère de l’Intérieur et à celui qui en a pris la tête en mars 2025, Anas Khattab, lequel apparaît comme le numéro deux du régime. Par exemple, c’est lui qui aurait convaincu Ahmed al-Charaa d’envoyer ses troupes dans le gouvernorat à majorité druze de Soueïda en juillet 2025, avec le désastreux bilan humain de plus de 1 300 morts.

Comme les autres membres de la garde rapprochée ­d’Ahmed ­ al-Charaa lorsque celui-ci fonde Jabhat al-Nosra en 2012 (l’actuel ministre des Affaires étrangères, Assaad al-Chibani, et l’idéologue du mouvement, Abdel Rahim Atoun, aussi connu sous le nom d’Abou Abdallah al-Chami), Anas Khattab n’est pas l’un de ces djihadistes de longue date qui pullulent alors parmi les insurgés syriens. Si une rumeur attribue son nom de guerre (Abou Ahmad Hudud) au fait qu’il aurait occupé la fonction d’« émir des frontières » (hudud, en arabe) de l’État islamique d’Irak, il n’a joué qu’un rôle mineur dans cette organisation qu’il rejoignit en 2008 à l’âge de 22 ans. Décrit dès 2013 comme l’« ombre d’Abou Mohamed al-Joulani », Anas ­Khattab est initialement chargé de sa sécurité personnelle avant de devenir l’amni (« responsable sécuritaire ») du mouvement.

À Idlib, dominée de 2017 à 2024 par l’ancienne Jabhat al-Nosra rebaptisée Hayat Tahrir al-Cham (HTC), Anas Khattab bâtit une institution sécuritaire dont la structure de commandement est distincte de la hiérarchie militaire en place. Fondée en 2020, la Sûreté générale est officiellement détachée de la HTC en mars 2024 pour se muer en une agence du Gouvernement de salut syrien, l’exécutif civil chargé d’administrer la poche rebelle. Son véritable patron demeure néanmoins Anas Khattab, qui est nommé directeur des Renseignements généraux à la chute de Bachar al-Assad, puis ministre de l’Intérieur en mars 2025.

Reconnaissables à leurs uniformes noirs, les hommes de la Sûreté générale sont les principaux responsables du maintien de l’ordre dans les régions contrôlées par le gouvernement central de Damas. Leur mainmise s’accroît avec l’absorption dans les rangs de la Sûreté générale de la police, annoncée en mai 2025. Dans chaque gouvernorat, leurs agents opéreront désormais sous l’autorité d’un unique « commandant des forces de sécurité intérieure » répondant directement aux ordres du ministre de l’Intérieur et supervisant des « directions locales ». Cette fusion ne va pas sans rappeler de mauvais souvenirs aux Syriens qui, sous le régime déchu, avaient souffert des ingérences permanentes des agences sécuritaires, théoriquement chargées des infractions politiques, dans des problèmes de droit commun normalement dévolus à la police. C’est la faiblesse structurelle de cette dernière, résultant des pratiques de la dictature et de son incapacité à garantir la sûreté des biens et des personnes, que l’actuel ministère de l’Intérieur met en avant pour justifier une fusion présentée comme temporaire. Outre une rationalisation de la prise de décision face à l’ampleur des défis sécuritaires, le nouvel organigramme doit aussi permettre de consacrer la prééminence du ministère de l’Intérieur sur ses propres agences, et donc d’assurer la primauté de l’échelon politique sur les forces armées. Le porte-parole du même ministère souligne le contraste de cet objectif avec la situation qui prévalait pendant l’ère Al-Assad, qui avait vu, à ses dires, la Sûreté politique devenir plus puissante que le ministère dont elle relevait en théorie.

Les commandants provinciaux, qui portent la tenue de ville plutôt que l’uniforme, y compris lorsqu’ils descendent sur le terrain, assurent également la coordination entre les agents dépendants de leur ministère de tutelle et les unités de l’armée opérant dans les territoires relevant de leur autorité. Dans la foulée de la crise de Soueïda en juillet 2025, la province voisine de Deraa, elle-même en proie à des violences endémiques, voit ainsi la création d’une « chambre conjointe de coordination » militaro-sécuritaire présidée par le commandant provincial Chahir Jabr Umran. Le contraste est ici encore notable avec les pratiques du régime précédent, qui confiait la coordination locale des forces combattantes à des « comités militaro-sécuritaires » placés sous l’autorité de hauts gradés de l’armée. À Soueïda, c’est le commandant local Ahmed al-Dalati qui est à la barre, alors que l’on aurait pu s’attendre à ce que l’intervention de l’armée dans la province induise un retour à l’avant-plan de ses chefs dans la gestion de la crise.

La centralisation de la décision sécuritaire repose aussi sur l’homogénéité des profils des responsables concernés. Les commandants provinciaux et les directeurs locaux sont tous sunnites et, s’ils sont souvent originaires des régions dans lesquelles ils opèrent désormais, ils combattaient, avant décembre 2024, dans les rangs de la HTC et de factions alliées établies à Idlib, comme Ahrar al-Cham.

Domestiquer le leadership militaire après le conflit

La monopolisation du maintien de l’ordre intérieur par le ministère du même nom demeure un projet plutôt qu’une réalité. Pour contrôler le territoire national, le nouveau régime est en effet tributaire de volontaires armés assistant les agents du gouvernement dans les missions de police locale. S’ajoutent à cela des acteurs paramilitaires dont le rôle s’est notamment manifesté lors de la mobilisation tribale survenue durant la crise de Soueïda, permettant au gouvernement de Damas de continuer à intervenir dans la province à majorité druze en opposant un déni plausible aux mises en garde israéliennes. Cette mobilisation tribale constitue un prolongement des pratiques de l’ancien régime, le recours aux paramilitaires résultant hier comme aujourd’hui d’une même cause : la faiblesse de l’État.

La survie du pouvoir dépend aussi et surtout d’une armée dont Ahmed al-Charaa s’est employé à circonscrire le rôle. De ce point de vue, sa stratégie prolonge un souci préexistant de domestiquer le leadership militaire de Jabhat al-Nosra puis de la HTC, notamment en se débarrassant de quiconque pouvait lui faire de l’ombre au sein de l’organisation. Une première purge entraîne, dès 2014, la mise à l’écart de Salih Hama, tenant d’une ligne pragmatique. Trois ans plus tard, ce sont cette fois les radicaux, opposés à la rupture des liens entre Ahmed al-Charaa et Al-Qaïda, qui rompent d’eux-mêmes pour former une faction rivale, Hourras al-Din, bientôt décimée par les drones des États-Unis. D’autres éléments doctrinaires, dont des clercs égyptiens, sont exclus, et l’un d’entre eux est même enlevé en 2023 après s’être réfugié chez les factions rivales de l’Armée nationale syrienne (ANS) dans le nord de la province d’Alep.

Plus encombrants sont les puissants commandants régionaux qui dominent la hiérarchie militaire du mouvement. L’émir du Qalamoun, à la frontière libanaise, Abou Malek al-Telli, qui s’est constitué un important trésor de guerre grâce à la contrebande et à la prise d’otages, voit ses principaux lieutenants mutés à l’extérieur de son unité, avant de quitter la HTC et de finir sous les verrous en 2020. Son arrestation est menée par Abou Maria al-Qahtani, chef de file des combattants originaires de la province orientale de Deir ez-Zor, qui est lui-même incarcéré en 2023, puis assassiné, selon la version officielle, par l’organisation de l’État islamique (EI ou Daech), dans le cadre d’une purge organisée par les services d’Anas Khattab et ciblant 700 membres de la HTC accusés d’espionnage au profit des Occidentaux.

D’autres cadres importants sont écartés de la hiérarchie militaire par le biais de promotions dans l’administration civile d’Idlib, notamment la gestion des postes-frontière (c’est le cas des frères Qutayba et Hudhayfa Badawi, responsables des douanes syriennes), ou dans les instances qui assurent à la HTC une domination de fait sur l’économie de l’enclave rebelle (Moustapha Qadid, qui superviserait le travail du gouverneur de la Banque centrale, ou l’ancien « émir » d’Alep, ­Abdelrahman Salamé, magnat du BTP).

En 2020, les armées régionales qui structuraient la HTC sont remplacées par 16 brigades numérotées, tandis que Mourhaf Abou Qasra, une figure affable mais sans envergure, est nommé chef militaire de l’organisation puis, après décembre 2024, ministre de la Défense. On se souvient que durant son règne, Hafez al-Assad avait confié ce même portefeuille à Moustapha Tlass (1932-2017), un personnage aussi enjôleur que peu influent dans l’armée, et donc incapable de préparer un coup d’État.

Miser sur des forces extérieures

La présence d’étrangers à des grades élevés au sein de la nouvelle armée (trois des six premiers généraux de brigade nommés début 2025 sont jordanien, turc et ouïgour) peut également être interprétée à la lumière de la méfiance d’Ahmed al-­Charaa envers les menaces intérieures. Cette hypothèse est renforcée par le fait que plusieurs d’entre eux auraient été placés à la tête d’unités cruciales pour la protection du régime en place comme la Garde républicaine et la 84e division-forces spéciales. Dépourvus d’ancrage social en Syrie et persona non grata dans leurs pays respectifs, les étrangers sont dépendants, pour leur survie, du bon vouloir des autorités syriennes, donc d’Ahmed al-­Charaa. À cet égard, ils pourraient constituer un équivalent contemporain de la Garde caucasienne (circassienne et tchétchène) dont la monarchie voisine de Jordanie s’est attaché les services depuis sa fondation.

Le souci de se prémunir contre un coup d’État peut aussi avoir contribué à la nomination, à la tête de plus de la moitié des 20 divisions de l’armée, de commandants extérieurs à la HTC. Ceux-ci sont issus soit des factions anciennement basées à Idlib (Ahrar al-Cham, Faylaq al-Cham, Parti islamique du Turkestan), soit de l’ANS, qui opérait jusqu’en 2024 au nord d’Alep sous commandement turc. Ces nominations visent certes à pallier des problèmes d’effectifs, les hommes de la HTC étant trop peu nombreux pour contrôler les territoires conquis à la chute de Bachar al-Assad. Il s’agit aussi de répondre aux attentes de la Turquie, dont les favoris ont obtenu le commandement des 62e et 76e divisions (Mohamed Jasim et Saïf al-Din Bulad), ainsi que celui de la région nord (Fahim Issa, par ailleurs vice-ministre de la Défense). Toutefois, cette dispersion des commandements divisionnaires parmi les factions de l’ancienne rébellion offre, pour Ahmed al-Charaa, l’avantage d’éviter une concentration excessive des responsabilités entre les mains des commandants de la HTC.

Il n’en demeure pas moins que certains bénéficiaires de ces nominations entretenaient des relations conflictuelles avec la HTC jusqu’à la chute de Bachar al-Assad, et que leur intégration dans le corps des officiers constitue une source d’inquiétude pour le nouveau maître de Damas, qui s’emploie à les affaiblir. Ainsi, à la suite des massacres de civils alaouites dans la région côtière en mars 2025, les autorités tentent de faire porter le chapeau aux hommes commandés par Mohamed Jasim et Saïf al-Din Bulad, en dépit de l’implication avérée d’autres unités dans ces exactions, y compris des anciens de la HTC et des membres de la Sûreté générale. Seuls ces commandants proturcs font par ailleurs l’objet de sanctions promulguées par l’Union européenne (UE) en réponse aux massacres, un choix qui refléterait la volonté de certains pays, dont la France, de réduire l’influence d’Ankara sur le nouveau pouvoir syrien.

Les Émirats arabes unis semblent également avoir contribué à la consolidation du pouvoir d’Ahmed al-Charaa. Le 13 avril 2025, Ahmed al-Awda, homme fort de la province de Deraa, dont les hommes avaient été les premiers rebelles à atteindre Damas le 8 décembre 2024, mais qui s’était depuis montré réticent à dissoudre sa faction au sein de la nouvelle armée, annonce finalement se soumettre aux exigences du gouvernement. Or, cette capitulation survient le jour de la première visite officielle du président syrien aux Émirats arabes unis, qui avaient longtemps financé Ahmed al-Awda. Deux semaines plus tard, Issam Buwaydani, le chef de l’Armée de l’islam (une composante de l’ANS), est arrêté à l’aéroport de Dubaï, où il voyageait sous un nom d’emprunt avec un passeport turc. Son interpellation a vraisemblablement été effectuée sur la base d’un mandat Interpol émis à la demande de la France en 2019 à la suite d’une plainte pour crimes de guerre. Entre-temps, l’Armée de l’islam est devenue la 70e division de la nouvelle armée syrienne sous la direction d’un lieutenant d’Issam Buwaydani, Ali Abd al-Baqi. Cette incorporation n’a toutefois pas effacé le souvenir de la longue rivalité qui, de 2013 à la chute de Bachar al-Assad en 2024, a opposé le groupe d’Ahmed al-Charaa à l’Armée de l’islam, accusée par le premier d’être le principal responsable des affrontements réguliers avec l’ANS.

Du risque pour un seul homme de concentrer les pouvoirs

Animé par une profonde méfiance vis-à-vis de ses frères d’armes, Ahmed al-Charaa s’est employé à éliminer toute menace putative émanant du leadership militaire de la HTC. Déjà appliquée à bas bruit à l’armée dont il est le maître, cette stratégie risque d’aboutir tôt ou tard à de nouvelles purges. Le cas échéant, le président de transition syrien pourra s’appuyer sur un puissant ministère de l’Intérieur qui a pour vocation de tenir l’armée à l’écart des missions de sécurité ordinaire et de protéger le régime contre toute velléité de coup d’État militaire. L’étendue de l’autorité accordée à Anas Khattab, à Idlib hier comme à Damas aujourd’hui, témoigne du fait qu’il est l’un des rares bénéficiaires de la confiance d’Ahmed al-Charaa.

La concentration du pouvoir sécuritaire qui en résulte n’est toutefois pas sans risque pour le chef d’un État aux institutions fragiles et soumis aux soubresauts de la politique nationale et régionale. Il finira peut-être par revenir aux recettes de ses prédécesseurs, qui avaient, au contraire, choisi de fragmenter l’appareil sécuritaire pour mieux s’en protéger.

Note

(1) Thomas Pierret, « Syrie. Ahmed Al-Charaa, un jeu d’équilibre pour le pouvoir d’un seul homme », in Orient XXI, 19 mars 2025.

Thomas Pierret

areion24.news