mercredi 5 octobre 2011

Les services spéciaux russes (FSB) ont arrêté un espion chinois

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«Le citoyen chinois, qui était traducteur au sein des délégations officielles, tentait d'obtenir des documents (...) sur les systèmes d'armes S-300 qui constituent un secret d'Etat, auprès de citoyens russes auxquels il promettait une récompense».

Les documents «techniques» en question devaient permettre aux Chinois d'assurer l'entretien des systèmes, selon la même source.

L'espion présumé présenté comme Tong Shengyong «a été arrêté le 28 octobre 2010 à Moscou», selon le FSB qui n'a rendu l'information publique que mercredi, à la veille d'une visite en Chine du Premier ministre russe, Vladimir Poutine, les 11 et 12 octobre.

Pour le ministère de la Sécurité

Il agissait «pour le compte du ministère de la Sécurité de l'Etat chinois», selon le FSB.

L'enquête criminelle pour espionnage a été transmise mardi au tribunal municipal de Moscou, selon la même source.

«L'affaire criminelle, avec un acte d'accusation approuvé par le parquet général russe, a été transmise au tribunal municipal de Moscou qui va l'examiner», selon le FSB.

L'ambassade de Chine à Moscou n'était pas joignable dans l'immédiat.

Missiles très perfectionnés

Les missiles S-300 sont semblables au Patriot américain, un engin mobile de défense antiaérienne très perfectionné.

Ce système est capable de détruire des missiles de croisière et d'abattre des avions à une distance de 150 km et à une altitude allant jusqu'à 27 km. Il a été développé au cours des années 1980.

Contrat gelé

En avril 2010, la Russie a livré à Pékin 15 batteries contenant chacune quatre missiles S-300. Outre la Chine, d'autres pays tels la Slovaquie, le Vietnam et Chypre ont déjà acheté ce système de défense antiaérienne.

En juin 2010, Moscou a gelé le contrat de livraison à l'Iran de ces engins, après l'adoption de nouvelles sanctions contre Téhéran aux Nations unies. Israël, les Etats-Unis et l'Europe s'étaient élevés contre ce contrat, craignant que cet armement ne permette de défendre efficacement les installations nucléaires iraniennes.

AFP