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lundi 9 avril 2018

Barkhane a mis « hors de combat » cinq djihadistes


Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’État-major des armées (EMA) a confirmé le raid mené par la force Barkhane contre un cadre appartenant à la katiba al-Furqan [d’al-Qaïda au maghreb islamique – AQMI] dans la région de Tombouctou, dans la nuit du 29 au 30 mars. Toutefois, l’identité de l’individu visé n’a pas été précisée. Mais selon toute vraisemblance, il s’agirait de Saïd Dagdag dit Abdourahmane Al Maghrebi.

Le 6 avril, et alors qu’une base de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA] venait de se faire attaquer à Aguelhoc, au nord de Kidal, une autre « opération d’opportunité » a été conduite par la force Barkhane à 120 km au nord de Tombouctou, c’est à dire dans le même secteur où, une semaine plus tôt, la katiba al-Furqan avait été visée.

« Barkhane a mené une opération d’opportunité vendredi à environ 120 km au nord de Tombouctou », a en effet affirmé, le 8 avril, le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA. Et « cinq jihadistes ont été mis ‘hors de combat’, a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions. Ce qui signifie que les terroristes ont été soit tués, blessés ou capturés.

La même semaine, dans la région de Menaka, près de la frontière nigérienne, au moins 30 jihadistes, appartenant à l’État islamique dans le grand Sahara [EIGS] ont été éliminés par un groupe commando parachutiste [GCP] de Barkhane, avec des éléments des forces armées maliennes [FAMa] et d’un groupe d’autodéfense.

Cela étant, alors que la force Barkhane venait de neutraliser cinq jihadistes dans le secteur de Tombouctou, la MINUSMA a une nouvelle fois été visée à Gao, où deux hommes ont ouvert le feu sur un véhicule conduit par un Casque bleu nigérien. Gravement touché, ce dernier est décédé lors de son transfert à l’hôpital.

Cette attaque « porte à 102 le nombre de Casques bleus ayant été victimes d’actes hostiles depuis leur déploiement au Mali en juillet 2013 », a précisé la mission des Nations unies, via un communiqué.

Par ailleurs, l’armée malienne, déjà suspectée de violation des droits de l’Homme par l’ONG Amnesty International, a affirmé avoir tué 14 « suspects terroristes » lors d’une « présumée tentative d’évasion », à Dioura. « Face à cette situation, est-il affirmé dans le communiqué diffusé par la Direction de l’information et des relations publiques des armées [maliennes], le commandement a pris toutes les mesures pour faire toute la lumière sur cette question, conformément aux dispositions en la matière. »