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dimanche 3 décembre 2017

Kim Jong-Nam avait un antidote dans son sac


Le demi-frère du dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-Un avait sur lui un médicament pouvant être utilisé comme antidote au VX, agent neurotoxique avec lequel il a été assassiné en Malaisie, a indiqué une experte au procès.

Kim Jong-Nam avait 12 comprimés d'Atropine dans son sac à dos quand il a été agressé le 13 février à l'aéroport international de Kuala Lumpur, avant de succomber peu après à cet agent, version hautement mortelle du gaz sarin considérée comme une arme de destruction massive.

Deux jeunes femmes, l'Indonésienne Siti Aisyah et la Vietnamienne Thi Huong, sont jugées pour assassinat par la Haute Cour de Shah Alam, un district proche de l'aéroport situé à la périphérie de Kuala Lumpur.

Elles avaient été arrêtées peu après le crime et avaient plaidé non coupables à l'ouverture du procès le 2 octobre, affirmant avoir été trompées, croyant participer à une émission de télévision du style «caméra cachée».

De l'atropine sur lui

Au cours d'une audience cette semaine, K. Sharmilah, une experte en matière de poisons auditionnée en tant que témoin, a déclaré que Kim Jong-Nam avait sur lui de l'Atropine, une substance organique qui peut être utilisée comme un traitement pour les personnes attaquées avec des agents neurotoxiques tels le VX.

Elle a ajouté avoir reçu de la police plusieurs substances à tester, parmi lesquelles une bouteille contenant des comprimés qui se sont révélés être de l'Atropine. La raison pour laquelle Kim Jong-Nam avait sur lui une telle substance n'a «jamais été établie», a indiqué pour sa part l'avocat de l'Indonésienne.

Des images de caméras de surveillance de l'aéroport ont montré les deux femmes s'approchant de Kim par derrière, avant de lui asperger un produit liquide sur le visage. Elles risquent la peine de mort.

Dès le début de l'affaire, la Corée du Sud a accusé le Nord d'avoir orchestré l'assassinat, ce que Pyongyang a toujours démenti. Kim Jong-Nam était un critique du régime nord-coréen et vivait en exil.

AFP